Message du vendredi 22 mai

Comment comprendre les 3 « secrets » de Fatima.

 

Le message délivré par la Vierge Marie aux trois pastoureaux se décline en trois secrets, révélés au fil des années. S’ils nourrissent les spéculations des amateurs d’ésotérisme les plus farfelus, ils sont aussi et surtout au centre de l’attention des plus grands théologiens.

 

Le 13 juillet 1917, lors de sa troisième apparition devant Jacinthe, François et Lucie, la Vierge Marie délivre un message essentiel contenant trois secrets. Les enfants sont priés de ne pas le divulguer dans l’immédiat. François et Jacinthe meurent peu après les apparitions, respectivement en 1919 et 1920. Lucie, devenue religieuse, demeure la seule détentrice de la révélation et de ses trois secrets qu’elle couche progressivement sur le papier. Ce n’est qu’en 1941 que les deux premiers secrets sont révélés — avec l’autorisation de la Sainte Vierge — tandis qu’il faudra attendre 2000 pour connaître la contenu du troisième sous l’impulsion de saint Jean Paul II.

 

Premier secret de Fatima : la vision de l’enfer

 

La Vierge Marie aurait fait voir aux bergers de Fatima une vision très nette de l’enfer. Dans son témoignage, Lucie évoque une mer de feu souterraine, des démons et des âmes dévorés par les flammes, des hurlements de terreur et de douleur. Lors de sa première apparition, Marie avait annoncé aux enfants qu’Elle les emmènerait au ciel. « Autrement, je crois que nous serions morts d’épouvante et de peur » précise Lucie dans son témoignage écrit. Pour sauver les âmes promises à l’enfer, la Sainte Vierge préconise une solution : « Établir dans le monde la dévotion à son cœur immaculé ».

 

Deuxième secret de Fatima : la consécration de la Russie

 

La deuxième partie du message du 17 juillet montre l’attention que porte la Vierge aux tragédies temporelles de l’humanité. Alors que la Première Guerre mondiale met l’Europe à feu et à sang, elle annonce une guerre « pire encore ». Pour éviter cette guerre annoncée, Marie demande la « consécration de la Russie à (S)on cœur immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis ». On sait ce qu’il en fut. Néanmoins, la Vierge achève cette deuxième partie du message par une note d’espérance. La Russie finira par être consacrée, elle se convertira, et l’humanité bénéficiera d’une période de paix.

 

Troisième secret de Fatima : une vision apocalyptique ?

 

L’ultime partie du message de Fatima est la plus complexe et la plus controversée. Lucie décrit notamment une « montagne escarpée » gravie par un évêque vêtu de blanc — sans doute le pape ? — qui meurt à son sommet, où se dresse une croix en bois brut. À sa suite, d’autres évêques, des prêtres, des religieux et religieuses, des laïcs, y périssent à leur tour. Saint Jean Paul II considéra que cette vision annonçait l’attentat dont il fut victime le 13 mai 1981 place Saint-Pierre à Rome. En 2000, il dépêcha le cardinal Bertone auprès de sœur Lucie pour approfondir encore cette interprétation. Le cardinal Ratzinger et futur Benoît XVI, qui se penche aussi sur le secret, y voit fondamentalement un appel à la pénitence et la promesse de la victoire finale du cœur immaculé de Marie.

 

Le cardinal Ratzinger, alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a rédigé un long commentaire théologique du fameux « troisième secret ».

 

Voici des extraits du commentaire théologique publié en l’an 2000 lors de la révélation de la troisième partie du secret de Fatima et signé par le futur Benoit XVI.

 

« Pénitence, Pénitence, Pénitence ! »

 

La parole-clé de ce « secret » est un triple cri : « Pénitence, Pénitence, Pénitence ! » Il nous revient à l’esprit le début de l’Évangile : « Faites pénitence et croyez à l’evangile » (Mc 1, 15). Comprendre les signes des temps signifie comprendre l’urgence de la pénitence – de la conversion – et de la foi. Telle est la réponse juste au moment historique, marqué par de graves dangers qui seront exprimés par les images ultérieures. Le message central de Notre-Dame de Fatima était donc « Pénitence ». Elle a voulu rappeler au monde l’urgence de s’éloigner du mal et de réparer les dommages provoqués par nos péchés. Telle est la « clé » pour comprendre le reste du « secret ». Tout tourne autour de l’urgence de la pénitence.

 

« Nous préparons l’épée de feu »

 

L’ange avec l’épée de feu à la gauche de la Mère de Dieu rappelle des images analogues de l’Apocalypse. Il représente la menace du jugement, qui plane sur le monde. La perspective que le monde pourrait être englouti dans une mer de flammes n’apparaît absolument plus aujourd’hui comme une pure fantaisie : l’homme lui-même a préparé l’épée de feu avec ses inventions. La vision montre ensuite la force qui s’oppose au pouvoir de destruction – la splendeur de la Mère de Dieu et, provenant d’une certaine manière de cette splendeur, l’appel à la pénitence.

 

Cette partie de l’apparition est probablement la plus angoissante. Dieu, semble-t-il, pourrait nous détruire tous avec une « épée de feu ». Mais, souligne le cardinal Ratzinger, l’ « épée de feu » serait créée par nous-mêmes (comme la bombe atomique par exemple), et non par un feu qui descend du Ciel. La bonne nouvelle est, selon la vision, que l’épée de feu s’éteint au contact de la splendeur de la Vierge, et provenant de cette splendeur, l’appel à la pénitence. Marie a le dernier mot et sa splendeur peut arrêter tous les cataclysmes du monde.

 

« L’avenir n’est pas gravé sur la pierre »

 

Est soulignée l’importance de la liberté de l’homme : l’avenir n’est absolument pas déterminé de manière immuable, et l’image que les enfants ont vue n’est nullement un film d’anticipation de l’avenir, auquel rien ne pourrait être changé. Toute cette vision se produit en réalité seulement pour faire apparaître la liberté et pour l’orienter dans une direction positive. Le sens de la vision n’est donc pas de montrer un film sur l’avenir irrémédiablement figé. Son sens est exactement opposé, à savoir mobiliser les forces pour tout changer en bien.

 

Contrairement à la conviction populaire, les visions intenses proposées par Notre-Dame de Fatima ne sont pas un film sur l’avenir, sur ce qui va se produire.

 

Mais il s’agit d’une prévision de ce qui pourrait arriver si nous ne répondons pas à son appel à la pénitence et à la conversion du cœur, qu’Elle opère. Nous conservons notre libre-arbitre et sommes invités à l’utiliser en vue du bien de l’humanité tout entière.

 

« Le sang des martyrs est semence de l’Église »

 

La conclusion du « secret » (…) est une vision consolante, qui veut qu’une histoire de sang et de larmes soit perméable à la puissance de guérison de Dieu. Des anges recueillent sous les bras de la croix le sang des martyrs et irriguent ainsi les âmes qui s’approchent de Dieu… De même que de la mort du Christ, de son côté ouvert, est née l’Église, de même la mort des témoins est féconde pour la vie future de l’Église. La vision de la troisième partie du « secret », tellement angoissante à ses débuts, s’achève donc sur une image d’espérance : aucune souffrance n’est vaine, et précisément une Église souffrante, une Église des martyrs, devient un signe indicateur pour l’homme à la recherche de Dieu.

 

La vision, il est vrai, comporte beaucoup de souffrance, mais celle-ci n’est pas vaine. L’Église aura peut-être beaucoup à souffrir dans les années à venir, ce qui n’est probablement pas une surprise. L’Église a vécu la persécution depuis la crucifixion de Jésus, et notre souffrance actuelle produira des effets dans l’avenir.

 

« Ayez confiance ! J’ai vaincu le monde »

 

« Mon Cœur immaculé triomphera. » Qu’est-ce que cela signifie ? Le cœur ouvert à Dieu, purifié par la contemplation de Dieu, est plus fort que les fusils et que les armes de toute sorte… Le Malin a du pouvoir sur ce monde… Il a du pouvoir parce que notre liberté se laisse continuellement détourner de Dieu. Mais (…) la liberté pour le mal n’a plus le dernier mot. Depuis lors, s’imposent les paroles : « Dans le monde, vous trouverez la détresse, mais ayez confiance ; moi je suis vainqueur du monde » (Jn 16, 33). Le message de Fatima nous invite à nous fier à cette promesse.

 

En conclusion, le « secret » de Fatima nous apporte l’espérance dans ce monde déchiré par la haine, par l’égoïsme et par la guerre. Satan ne triomphera pas et ses plans machiavéliques seront déjoués par le Cœur Immaculé de Marie. Sans doute y aura-t-il de la souffrance dans un futur proche, mais si nous nous fions à Jésus et sa Mère, nous serons victorieux.

Message du mercredi 20 mai

Chers amis,

 

nous poursuivons notre réflexion sur le message des apparitions de Notre Dame aux petits voyants de Fatima.

 

La Sainte Vierge nous accompagne en ce temps où nous ne pouvons toujours pas nous rassembler pour célébrer ensemble l'Eucharistie.

 

La prière quotidienne du chapelet que la Vierge Marie nous demande, doit nous aider à obtenir la Vertu cardinale de la Patience...

 

Demain Jeudi 21 Mai nous célébrerons la Solennité de l'Ascension de Notre Seigneur Jésus Christ, qui est toujours en France une fête dite "d'obligation". C'est ce qui explique que ce jour soit encore (pour le moment) un jour férié afin de permettre aux catholiques de participer à la messe ce jour là. Le prolongement de la suspension de la liberté de culte par le gouvernement, ne vous autorise pas à répondre à cette obligation et puisque nos évêques vous demandent d’obéir, vous en êtes par conséquent dispensés.

 

La messe de l'Ascension sera donc célébrée demain "à huis-clos" à 11H00 à la Cathédrale d'Agde, elle sera retransmise en direct sur Facebook et diffusée à partir de 11H45 sur la chaine YouTube Littoral agathois.

 

Les fidèles désirant communier pour cette fête pourront le faire ce mercredi soir à l’église Saint Benoit du Cap d'Agde à partir de 18H00 en respectant les mesures sanitaires que vous observez par ailleurs (transports en commun, commerces, supermarchés, bureaux de tabacs, coiffeurs etc...)

 

 

Mieux connaitre les voyants de Fatima ( suite )

 

Lucia, troisième voyante de Fatima, la « grande messagère du cœur Immaculée de Marie ».

 

Dernier témoin des apparitions de Marie à Fatima, il y a 103 ans, elle pourrait être béatifiée puis canonisée comme ses petits cousins, mais décédée plus de 80 ans après eux (2005), les enquêtes sur ses « vertus héroïques » durant sa vie, et d’éventuels miracles par son intercession, sont en cours.

 

« (…) Jacinta et Francisco, je vais les emmener bientôt. Mais toi tu restes ici encore quelque temps. Jésus veut se servir de toi pour me faire connaître et aimer », révéla la Vierge Marie, lors de sa deuxième apparition aux trois petits bergers, le 13 juin 1917. La mission de chacun était toute tracée : Francisco aurait prié et consolé le Seigneur et la Vierge Marie des péchés des hommes, Jacinta cherché à convertir les pécheurs et préserver les âmes de l’enfer, tandis que Lucie, plus âgée, serait restée dans le monde pour y répandre la dévotion au cœur immaculé de Marie. Tous les trois ne savaient ni lire et écrire. À Lucia seule, pour accomplir sa mission, la Vierge lui demanda explicitement d’apprendre à le faire.

 

« Ma fille, ton âme est le temple du Saint-Esprit »

 

Lucie est la dernière d’une fratrie de six enfants. Elle est décrite comme une petite fille expansive, affectueuse, obéissante, serviable et directe avec les personnes. Sa mère, Maria Rosa, était une fervente catholique, qui aimait enseigner le catéchisme, à Lucie, mais également aux enfants du voisinage. Grâce à elle, la petite fille fut suffisamment préparée pour recevoir sa première communion à l’âge de 6 ans, au lieu des 10 ans requis.

 

« Cette enfant sait le catéchisme mieux que beaucoup d’autres qui communieront demain », déclara en sa faveur le père jésuite Francisco da Cruz, un saint prêtre vénéré dans tout le Portugal pour ses magnifiques prédications. Après avoir défendu sa cause devant le curé qui préférait attendre encore un an, c’est lui qui entendra sa première confession.

 

Il en fut bouleversé : « Ma fille, ton âme est le temple du Saint-Esprit. Garde-la toujours pure pour qu’Il puisse exercer sur toi son action divine », lui dit-il, rapportera Lucia plus tard dans ses Mémoires. Elle lui en fit la promesse et pria Marie de l’aider à « recevoir dignement le Corps et le Sang du Seigneur ». Sa première communion bouleversa profondément la fillette.

 

« J’ai perdu le goût et l’attrait pour les choses du monde, et je ne me sentais bien à la maison que dans des endroits solitaires où, toute seule, je pouvais me rappeler les délices de ma première communion », déclarera-t-elle au gré de ses confidences.

 

Lucia a 10 ans quand la Vierge Marie apparaît aux trois petits bergers à la Cova da Iria, à environ 2 kilomètres de Fatima. Ils sont chargés par leurs parents respectifs de faire paître leurs petits troupeaux. Et bien que plus âgée que ses petits cousins, Lucia prend beaucoup de plaisir à les retrouver. Comme Francisco et Jacinta, sa plus grande distraction est de faire résonner le nom de Marie au milieu des collines, ou de fredonner des chants sacrés. Elle-même en composa quelques uns durant son enfance : « Au Paradis, je vais être avec ma mère, J’aime Dieu dans le ciel et Notre Dame du Carmel. »

 

Comme ses cousins, l’annonce de l’ange qu’un « événement de grâce divine » leur arrivera, et l’invitation à offrir « prières et sacrifices en guise de réparation pour les péchés des hommes » pour « attirer attirer la paix » sur leur Patrie, resteront gravées dans son cœur. Ils n’en parleront à quiconque, si ce n’est elle, Lucia, bien plus tard. En effet, contrairement à ceux de la Vierge, l’année suivante, les messages de l’ange s’adressaient directement à eux.

 

La prédiction de la Vierge, à sa première apparition, le 13 mai 1917 « Vous aurez beaucoup à souffrir, mais la grâce de Dieu sera votre réconfort » pénètre le cœur de Lucia « jusqu’au plus profond de son âme », à l’image de la lumière intense qui émana de Marie en prononçant ces paroles. Et sa vie prend un nouveau tournant : « Un vrai chemin de Croix » qu’elle supportait, dit-elle, « par amour de Notre Seigneur Jésus-Christ, en réparation pour les péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie, pour le Pape et pour la conversion des pécheurs ».

 

Après la mort de Francisco et Jacinta, Lucia souffrit beaucoup de la perte de ses petits cousins. Elle resta à Aljustrel leur village natal, jusqu’au 17 juin 1921, puis entra comme pensionnaire à l’école des Sœurs de Sainte-Dorothée à Vilar, dans la banlieue de Porto, avant d’intégrer l’Institut des Sœurs de Sainte-Dorothée comme postulante au couvent de Tuy, en Galicie (Espagne), en 1925, où elle est témoin de nouvelles apparitions de la Vierge.

 

La jeune fille prononcera ses premiers vœux en 1928, et ses vœux perpétuels, en octobre 1934.

 

Mais en mars 1948, Lucia, à 41 ans, choisit la vie cloîtrée et, après autorisation spéciale du Pape à être relevée de ses vœux perpétuels, entre au carmel de Sainte-Thérèse à Coimbra, où elle résidera jusqu’à sa mort, sous le nom de Sœur Maria Lúcia de Jésus et du Cœur Immaculé.

 

Selon les constitutions de la communauté, Lucia ne pouvait converser que très rarement, et uniquement si les conversations étaient de nature spirituelle, avec quiconque venant de l’extérieur, même avec sa famille. Certains virent cela comme une «conspiration» pour contraindre Lucia au silence.

 

Alors que par deux fois — en septembre 1935, puis en mai 1951 — à l’occasion du transfert de la dépouille de Jacinta de Vila Nova de Ourém à Fatima, puis de son exhumation définitive dans la basilique du sanctuaire, il fut constaté publiquement que le visage de la petite voyante était resté intact, une photo fut envoyée à Lucia qui l’envoya à son tour à l’évêque de Leiria, Mgr José Alves Correia. Lettre à laquelle l’évêque répondra demandant aussitôt à celle-ci d’écrire tout ce qu’elle savait de la vie de Jacinta. Ces écrits constitueront le premier des six « Mémoires de Sœur Lucie ».

 

Lucia ne retourna à Fatima qu’à trois occasions : la première fois en le 13 mai 1967, quand elle rencontra le bienheureux Paul VI, puis en 1981 pour diriger au Carmel un projet de peinture sur les apparitions de Fatima.

 

Le 13 mai 1982, elle y rencontra pour la première fois Saint Jean Paul II, qu’elle reverra le 13 mai 1991, quand celui-ci y retourna, dix ans après l’attentat qu’il avait subi et dont il dit avoir été sauvé grâce à la protection de la Vierge Marie.

 

La voyante de Fatima rencontra une dernière fois le pape Wojtyla sur les lieux des apparitions en l’an 2000, à l’occasion de la béatification de ses petits cousins Francisco et Jacinta.

 

Quelques jours plus tard, le Saint-Siège révèlera le contenu de la troisième partie du secret (ou communément appelé troisième secret) confié, 24 ans auparavant, par le Vierge en recommandant aux petits bergers de ne pas le divulguer immédiatement. La troisième guerre mondiale ? La venue de l’Antéchrist ? Cette troisième partie continue à faire des vagues…

 

Sœur Lucia est décédée le 13 février 2005 à l’âge de 98 ans, au commencement du Carême le mercredi des cendres et à la fin du Carême de cette même année à le veille du dimanche de la Divine Miséricorde, Saint Jean Paul II rejoint la Maison du Père.

 

La dépouille de sœur Lucie a été transférée aux côtés de celle de sa petite cousine Jacinta, dans la chapelle à gauche du Grand Autel de la basilique Notre-Dame du Rosaire de Fatima. Francisco, lui, repose dans la chapelle juste en face.

 

Le 13 février 2008, le pape Benoît XVI a accordé la dispense des cinq ans nécessaires pour lancer sa Cause. La demande d’ouverture a été faite deux mois plus tard et le Tribunal institué l’année suivante. L’enquête diocésaine pour sa béatification a été clôturée solennellement le 13 février 2017. 

Message du mardi 19 mai

Exceptionnel !

 

Pour la troisième fois depuis son retrait, le pape émérite Benoit XVI sort de son silence à l'occasion du 100eme anniversaire de la naissance de Saint Jean Paul II.

 

Cette longue lettre écrite le 4 Mai en allemand, vient d'être traduite en Français.

 

Que sa lecture puisse nourrir notre prière dans l'attente du rétablissement de liberté de culte dans notre pays après la décision du Conseil d'Etat jugeant illégales les décisions du gouvernement.

 

 

Lettre du pape émérite Benoit XVI pour le centenaire de la naissance du saint pape Jean-Paul II. Cité du Vatican 4 mai 2020

 

Le 18 mai, cela fera 100 ans que le pape Jean-Paul II est né dans la petite ville polonaise de Wadowice. La Pologne, divisée pendant plus de 100 ans par les trois grandes puissances voisines, la Prusse, la Russie et l’Autriche, avait retrouvé son indépendance à la fin de la Première Guerre mondiale. Ce fut un départ plein d’espoir mais aussi de difficultés, car la pression de deux grandes puissances, l’Allemagne et la Russie, continuait à peser sur l’état qui se réorganisait. C’est dans cette situation de détresse mais surtout d’espoir, qu’a grandi le jeune Karol Wojtyła. Il a très tôt perdu sa mère, son frère et, finalement, son père, de qui il avait appris une piété profonde et chaleureuse. Le jeune Karol était particulièrement passionné par la littérature et le théâtre, et après le secondaire, il a commencé à étudier ces matières.

 

«Afin d’éviter la déportation, à l’automne 1940, il se mit à travailler dans une carrière qui appartenait à l’usine chimique Solvay» (cf. Ma vocation, don et mystère). «À Cracovie, il était entré au Séminaire créé secrètement par l’archevêque Sapieha dans sa propre résidence. Tout en travaillant comme ouvrier d’usine, il avait commencé à étudier la théologie à partir de vieux manuels, afin de pouvoir être ordonné prêtre le 1er novembre 1946» (cf. Ibid.). Bien sûr, il n’a pas seulement étudié sa théologie à partir de livres, mais aussi de la situation spécifique qui l’entourait, son pays et lui. C’est en quelque sorte caractéristique de toute sa vie et de son travail. Il étudie les livres, mais éprouve et souffre les questions, au-delà des seules pages imprimées. Pour lui en tant que jeune évêque – évêque auxiliaire en 1958, archevêque de Cracovie en 1964 – le Concile Vatican II est devenu une école pour toute sa vie et son travail. Les grandes questions qui se posaient surtout à propos de ce qu’on appelait le schéma 13 – devenu ensuite la constitution Gaudium et Spes – étaient ses questions personnelles. Les réponses développées au Concile lui ont montré la voie à suivre pour son travail d’évêque puis de pape.

 

Quand le cardinal Wojtyła a été élu comme successeur de saint Pierre le 16 octobre 1978, l’Église était dans une situation dramatique. Les conclusions du Concile avaient été présentées au public comme une polémique sur la foi elle-même, qui semblait ainsi privée de sa certitude infaillible et inviolable. Un curé bavarois, par exemple, avait commenté la situation en disant: «En fin de compte, nous avions adopté une foi erronée». Ce sentiment qu’il n’y avait plus rien de certain, que tout était en question, fut exacerbé par la manière dont la réforme liturgique était mise en œuvre. Au final, il semblait qu’en liturgie, on pouvait tout faire. Paul VI avait dirigé le Concile avec énergie et détermination jusqu’à sa conclusion. Mais ensuite, il se trouva confronté à des problèmes de plus en plus pressants, qui mettaient finalement en question l’Église elle-même. Les sociologues ont comparé la situation de l’Église à cette époque avec l’Union soviétique sous Gorbatchev, quand toute la puissante structure de l’état soviétique s’est finalement effondrée sous la tentative de le réformer.

 

Une tâche qui allait au-delà des forces humaines attendait donc le nouveau pape. Cependant, dès le premier moment, Jean-Paul II a suscité un nouvel enthousiasme pour le Christ et son Église. Tout d’abord, ce fut le cri du sermon au début de son pontificat: «N’ayez pas peur! Ouvrez, oui, ouvrez toutes grandes les portes au Christ!». Cet appel a finalement déterminé tout son pontificat et a fait de lui un rénovateur et un libérateur de l’Église. Cela parce que le nouveau pape venait d’un pays où la réception du Concile avait été positive: non pas une remise en cause universelle, mais plutôt un joyeux renouvellement de toutes choses. Le pape a parcouru le monde lors de cent quatre grands voyages pastoraux. Il a partout proclamé l’Évangile comme une joie, accomplissant ainsi sa mission de mettre en avant le bien, de mettre en avant le Christ. En quatorze encycliques, il a de nouveau exposé toute la foi de l’Église et sa doctrine. Ce faisant, il a inévitablement déclenché une certaine opposition dans les églises d’Occident envahies par le doute.

 

Aujourd’hui, il me semble important de rappeler le véritable centre à partir duquel le message de ses différents textes doit être lu. Ce centre a été révélé à l’heure de son décès. Le pape Jean-Paul II est mort dans les premières heures de la fête de la Divine Miséricorde, qu’il avait lui-même instituée. Permettez-moi d’ajouter une remarque personnelle qui révèle un aspect important de l’être et de l’œuvre du pape. Dès le début, Jean-Paul II a été profondément touché par le message de Faustine Kowalska. Cette religieuse de Cracovie a mis en lumière la Divine Miséricorde comme un centre essentiel de la foi chrétienne et avait souhaité une fête liturgique pour la célébrer. Après consultations, le pape avait prévu de la fixer au Dimanche in albis. Avant la décision finale, il a demandé à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi son avis sur l’opportunité de cette date. Nous avons dit non parce que nous pensions qu’une célébration aussi ancienne et aussi riche de contenu que le Dimanche in albis ne devait pas être surchargée d’idées nouvelles. Il n’était certainement pas facile pour le SaintPère d’accepter notre refus. Mais il le fit en toute humilité et accepta même une deuxième fois notre avis négatif. Finalement, il a formulé une proposition qui laissait tel quel le Dimanche in albis, mais ajoutait la Divine Miséricorde à son message originel. Il y a eu d’autres occasions semblables, où j’ai été impressionné par l’humilité de ce grand pape, qui renonçait aux idées qui lui tenaient à cœur parce qu’il ne rencontrait pas l’approbation des organes officiels qui doivent être consultés selon les règles établies.

 

Tandis que Jean-Paul II vivait ses derniers instants dans ce monde, la fête de la Divine Miséricorde venait de commencer avec la prière des premières vêpres. Cette fête a illuminé l’heure de sa mort: la lumière de la miséricorde de Dieu a fait brillé sur sa mort comme un message de réconfort. Dans son dernier livre, Mémoire et identité, publié en quelque sorte à la veille de sa mort, le pape résuma encore une fois le message de la Divine Miséricorde. Il y souligna que si sœur Faustine mourut avant les horreurs de la Seconde Guerre mondiale, elle avait déjà donné la réponse du Seigneur à cette horreur insupportable. C’était comme si le Christ voulait dire par la médiation de Faustine: «Le mal n’obtiendra pas la victoire définitive. Le mystère pascal confirme que le bien finira par l’emporter, que la vie vaincra la mort et que l’amour triomphera de la haine» (p. 71).

 

Pendant toute sa vie, le pape a voulu s’approprier subjectivement le centre objectif de la foi chrétienne, la doctrine du salut, et aider les autres à se l’approprier. À travers le Christ ressuscité, la miséricorde de Dieu est destinée à chaque individu. Bien que ce centre de l’existence chrétienne ne nous soit indiqué que par la foi, il est aussi philosophiquement significatif: s’il n’y avait pas la miséricorde de Dieu, nous devrions trouver notre chemin dans un monde sans ultime pouvoir du bien contre le mal. Au-delà de cette signification historique objective, il est indispensable que chacun sache qu’à la fin, la miséricorde de Dieu est plus forte que notre faiblesse. C’est également ici qu’on constate l’unité intérieure du message de Jean-Paul II et des intentions fondamentales du pape François: Jean-Paul II n’est pas un rigoriste moral, comme certains l’ont en partie représenté. En rappelant que la miséricorde divine est au centre, il nous permet d’accepter l’exigence morale, même si nous ne parvenons jamais à l’accomplir pleinement. Nos efforts moraux se font à la lumière de la miséricorde divine, qui est une force de guérison pour notre faiblesse.

 

À la mort du pape Jean-Paul II, de nombreuses personnes étaient présentes place SaintPierre, surtout des jeunes, qui voulaient rencontrer leur pape une dernière fois. Je ne peux pas oublier le moment où Mgr Sandri a annoncé le décès du pape, et moins encore le moment où la grande cloche de Saint-Pierre a repris ce message. Le jour des funérailles, il y avait beaucoup de pancartes qui portaient l’inscription: «Santo subito!». C’était un cri partout provoqué par la rencontre avec Jean-Paul II. Pas seulement sur la place, mais aussi dans divers milieux intellectuels, on a discuté l’idée de donner à JeanPaul II le titre de Jean-Paul le Grand.

 

Le mot «saint» indique la sphère de Dieu et le mot «grand» la dimension humaine. Selon les normes de l’Église, la sainteté peut être reconnue par deux critères: les vertus héroïques et le miracle. Ces deux critères sont étroitement liés. Parce l’expression «vertu héroïque» ne signifie pas une espèce d’exploit olympique, mais bien que, dans un fidèle, se révèle quelque chose qui ne vient pas de lui et qui rend l’œuvre de Dieu visible en lui et à travers lui. Il ne s’agit pas d’une compétition morale mais de renoncer à sa propre grandeur. Ce qui est en cause, c’est qu’une personne laisse Dieu travailler en elle, et ainsi le travail et la puissance de Dieu deviennent visibles à travers elle.

 

La même chose s’applique au critère du miracle. Ici pareillement, on attend pas un événement sensationnel mais la révélation de la bonté de Dieu qui guérit d’une manière qui dépasse les simples possibilités humaines. Le saint est un homme ouvert à Dieu et imprégné de Dieu. Est saint celui qui détourne de lui-même et nous laisse voir et reconnaître Dieu. Vérifier cela juridiquement, dans la mesure du possible, c’est le sens des deux procès de béatification et de canonisation. Dans le cas de Jean-Paul II, les deux ont été effectués strictement selon les règles en vigueur. Ainsi, il se tient maintenant devant nous comme le père qui nous rend visible la miséricorde et la bonté de Dieu.

 

Il est plus difficile de définir correctement le terme «grand». Au cours des près de 2.000 ans d’histoire de la papauté, le titre «le Grand» n’a été associé qu’à deux papes: Léon Ier (440-461) et Grégoire Ier (590-604). Le mot «grand» a, dans les deux cas, une connotation politique, dans la mesure cependant où quelque chose du mystère de Dieu lui-même devient visible à travers l’œuvre politique. En parlant avec lui, Léon le Grand réussit à convaincre Attila, le prince des Huns, d’épargner Rome – la ville des princes des apôtres Pierre et Paul. Sans armes, sans pouvoir militaire ou politique, mais par la seule force de sa conviction pour la foi, il a persuadé le tyran redouté d’épargner Rome. L’esprit s’est montré plus fort dans la lutte entre l’esprit et le pouvoir.

 

Bien que Grégoire Ier ne remportât pas de succès aussi spectaculaires, il réussit à plusieurs reprises à protéger Rome contre les Lombards – ici aussi, en opposant l’esprit au pouvoir et en assurant la victoire de l’esprit. Si l’on compare ces deux histoires avec celle de Jean-Paul II, la similitude est évidente. Jean-Paul II, lui non plus, n’avait aucun pouvoir militaire ou politique. Lors des délibérations sur la forme future de l’Europe et de l’Allemagne en février 1945, on observa que la réaction du pape devait également être prise en compte. Alors, Staline demanda: «Le pape, combien de divisions?». Il n’avait bien sûr aucune division à sa disposition. Mais la foi s’est avérée une force qui finalement fit vaciller le système de pouvoir soviétique en 1989 et permit un nouveau départ. Il est incontesté que la foi du pape a été un élément essentiel dans ce bouleversement des pouvoirs. Ainsi, la grandeur qui est apparue dans Léon Ier et Grégoire Ier est certainement visible ici aussi.

 

La question de savoir si l’épithète «Le grand» prévaudra ou non doit être laissée ouverte. Il est vrai que la puissance et la bonté de Dieu sont devenues visibles pour nous tous en Jean-Paul II. À l’heure où l’Église souffre à nouveau de la tribulation du mal, c’est pour nous un signe d’espoir et de confiance.

 

Cher saint Jean-Paul II, priez pour nous!

 

Benoît XVI

Message du lundi 18 mai

En ce 18 Mai, nous célébrons le 100eme anniversaire de la naissance de Karol Wojtila qui allait devenir le 16 Octobre 1978 un des plus grand pape de l'Histoire. Nous avons été nombreux à suivre ce matin la messe du pape François célébrée à Saint-Pierre de Rome sur la tombe de celui qui est désormais Saint Jean Paul II. Son célébré message:" N'ayez pas peur" reste plus que jamais d'actualité pour vaincre le virus de la peur qui depuis des semaines est en train d'infecter notre société. Le tissus délicat de nos relations sociales déchiré par la méfiance a besoin de cet appel à l'Espérance que Saint Jean Paul II a fait résonner partout dans le monde pendant les 27 ans de son pontificat. Demandons lui chaque jour dans notre prière de nous accompagner dans la Foi et de nous libérer de la peur.

 

 

Jean-Paul II: un saint et sa famille

 

La foi inébranlable dans le Seigneur, la dévotion à Marie, le sens du sacrifice, l'engagement envers le prochain aussi au risque de sa propre vie. Karol Wojtyla a éprouvé au sein de sa famille tout ce qu'il a ensuite développé dans sa vie, et de façon extraordinaire, dans son pontificat. Par Alessandro Gisotti.

 

Dans son «service au peuple de Dieu», saint Jean-Paul II était le Pape de la famille.

 

Célébrer sa naissance nous amène naturellement à vouloir «rencontrer» sa famille, à essayer de découvrir quel était le «secret» de ses parents, pour lesquels a débuté la semaine dernière en Pologne la phase diocésaine de la Cause de béatification.

 

Il suffit de lire les données biographiques essentielles de sa mère Emilia et de son père Karol, dont il a hérité le prénom, pour comprendre combien leur témoignage a profondément marqué la personnalité du futur Pape. Certains piliers du ministère sacerdotal, puis pastoral de l'archevêque de Cracovie, et ensuite de l'évêque de Rome, ont été posés dès les premières années de son existence à Wadowice, petite ville de l'extrême sud de la Pologne, où il a vu le jour un certain 18 mai 1920.

 

«Sur ta blanche tombe s'épanouissent les fleurs blanches de la vie. Oh combien d'années ont déjà disparu sans toi, combien d’années?» Ces mots poignants, dédiés à sa mère dans un poème écrit à Cracovie au printemps 1939, soulignent le drame que représente pour le jeune Karol Wojtyla la mort de sa mère, survenue alors que le futur saint n'avait que 9 ans. Emilia, en très mauvaise santé, avait en effet achevé sa grossesse au milieu de mille difficultés, même si les médecins lui avaient conseillé de ne pas la poursuivre. Sa santé était gravement compromise, à tel point que les neuf années qui ont suivi la naissance du petit Karol ont été ponctuées d’hospitalisations continues et d’un affaiblissement constant de ses forces jusqu'à la mort.

 

La défense passionnée de la vie humaine, surtout en condition de fragilité -un des traits distinctifs du ministère pétrinien de Wojtyla- a ainsi trouvé une sève inépuisable dans l'amour maternel.

 

De manière significative, les habitants de Wadowice ont dédié à Emilia Kaczorowska Wojtyla une œuvre en faveur des femmes qui, malgré les difficultés, gardent le fruit de leur maternité: la Maison de Mère Sola. «Je suis reconnaissant, de ce grand don que sont votre amour pour l'homme et votre souci de la vie», déclarait Jean-Paul II, lors de sa visite sur sa terre natale en juin 1999. «Ma gratitude, relevait-il, est d'autant plus grande que cette maison porte le nom de ma mère Emilia».

 

Trois ans après la mort prématurée de sa mère, un autre deuil secoue la famille Wojtyla: la mort tragique, à seulement 26 ans, d'Edmund, ce grand frère bien-aimé que Karol regardait avec admiration.

 

Jeune médecin prometteur en service à Cracovie, Edmund a perdu la vie en 1932 pour avoir soigné un jeune patient atteint de scarlatine, une maladie pour laquelle il n'existait pas de vaccin à l'époque. Le jeune médecin savait dans quoi il s'engageait, mais comme le bon Samaritain, il ne faisait aucun calcul pour lui-même, et prenait seulement soin d'aider les nécessiteux.

 

La mort d'Edmund, comme il l'a raconté de nombreuses années plus tard, a été un choc pour le futur Pape. En raison des circonstances dramatiques dans lesquelles elle s'est produite, et aussi parce qu'il avait atteint un âge plus mûr que lorsqu'il avait perdu sa mère. L'exemple de ce «martyr du devoir» qu'était son frère est resté gravé à jamais dans la mémoire de Karol Wojtyla. C'est Edmund qui l'encourage dans ses études, lui apprend à jouer au football et surtout à le garder, avec son père, après la mort de sa mère.

 

À seulement 12 ans, Karol se retrouve donc seul avec son père, soldat de carrière dans l'armée polonaise. Un homme bon et rigoureux, avec une foi inébranlable malgré les nombreuses tragédies personnelles qu'il a vécues.

 

Il a «accompagné» son seul fils restant à l'âge adulte, à la consolidation de sa personnalité en lui enseignant, tout d'abord à travers la conduite de la vie, quelques principes tels que l'honnêteté, le patriotisme, et l'amour de la Vierge Marie qui deviendra presque un deuxième ADN de Karol Wojtyla. «Mon père était admirable et presque tous mes souvenirs d'enfance et d'adolescence se réfèrent à lui», confiait Jean-Paul II lors d’une conversation à Rome à son ami journaliste André Frossard.

 

Le Pape souligne ensuite que les nombreuses souffrances qu'il a vécues, au lieu de l'enfermer en lui-même, ont ouvert en lui «d'immenses profondeurs spirituelles». Dans le livre autobiographique Dono e Mistero, publié à l'occasion du 50e anniversaire de son sacerdoce, il rappelle qu'avec son père «il n'était pas question de vocation au sacerdoce, mais son exemple pour moi était en quelque sorte le premier séminaire, une sorte de séminaire domestique». Tandis que dans le livre-entretien Crossing the threshold of hope, il se souvient que son père lui a donné un livre dans lequel il y avait une prière au Saint-Esprit. «Il me disait de la réciter quotidiennement», racontait-il à Vittorio Messori, «alors depuis ce jour, j'ai essayé de le faire. J'ai compris pour la première fois ce que les paroles du Christ à la Samaritaine signifiaient à propos des vrais adorateurs de Dieu, c'est-à-dire de ceux qui l'adorent en esprit et en vérité».

 

Les années de son adolescence ont été décisives pour sa totale confiance au Seigneur et en la Vierge Marie. Karol et son père vivent maintenant à Cracovie, où le jeune homme étudie à l'université lorsque l'occupation nazie éclate. Les souffrances de sa famille se sont entremêlées et ont fusionné avec celles de la patrie polonaise, ne faisant plus qu'un. À l'âge de 21 ans, le futur Pape perd également son père, mort par une froide nuit d'hiver le 18 février 1941. Peut-être le jour le plus douloureux de sa vie. Karol Wojtyla est seul au monde. Et pourtant, grâce à l'amour, à l'exemple, à l'enseignement de ces «saints de la porte d’à côté», comme dirait François, ces «saints» qui étaient ses parents et son frère, il sait qu'il y a une Espérance qu'aucune maladie et pas même la mort ne peut submerger. Dans le long voyage de son existence, dans son errance à travers le monde en proclamant l'Évangile, Karol Wojtyla a toujours eu sa famille avec lui. Comme sa mère, il a défendu la vie avec courage. Comme son frère, il s'est dépensé pour les autres jusqu'à la fin. Comme son père, il n'a pas eu peur, car il a ouvert, en effet, les portes du Christ.

Message du dimanche 17 mai

Suite à un problème technique vous n'avez pas pu lire la méditation d'hier, vous trouverez donc aujourd'hui ci-dessous  la suite de notre réflexion sur le message de Notre dame de Fatima.

 

 

Mieux connaitre les petits voyants de Fatima ( suite ).

 

« – Vous aurez alors beaucoup à souffrir, mais la grâce de Dieu sera votre réconfort.

C’est en prononçant ces dernières paroles que la Dame ouvrit pour la première fois les mains, et nous communiqua, comme par un reflet qui émanait d’elles, une lumière si intense que, pénétrant notre cœur et jusqu’au plus profond de notre âme, elle nous faisait nous voir nous-mêmes en Dieu qui était cette lumière, plus clairement que nous nous voyons dans le meilleur des miroirs. Alors, par une impulsion intérieure qui nous était communiquée, nous tombâmes à genoux et nous répétions intérieurement: – Ô, Très Sainte Trinité, je vous adore. Mon Dieu, mon Dieu, je vous aime dans le très Saint Sacrement. Les premiers moments passés, Notre Dame ajouta:

– Récitez le chapelet tous les jours, afin d’obtenir la paix pour le monde et la fin de la guerre.» récit de la première apparition 13 Mai 1917

 

Dès la première immersion dans « la lumière » Lucie, François et Jacinthe, sont d’accord pour ne rien dire de ce qui est arrivé. Mais Jacinthe est prise par la beauté de la Dame et sa joie est tellement grande qu’elle ne peut pas la contenir pour elle seule.

 

Comme les disciples d’Emmaüs qui, devant le mystère pascal, sentaient brûler leur cœur, elle avouait à ses amis : «Je sentais, là, en moi, quelque chose qui m’empêchait de me taire».

 

La nouvelle des manifestations de Notre Dame du Rosaire se répand sans tarder. Pourtant, si le nombre de ceux qui viennent en pèlerins, à la « Cova da Iria », ne cesse d’augmenter, les petits bergers auront beaucoup à souffrir aux mains de ceux qui doutent ou s’y opposent. Dès la première rencontre, Notre Dame leur avait assuré qu’ils auraient beaucoup à souffrir.

 

À la manière des prophètes, la vocation des enfants accepte la souffrance comme faisant partie de leur mission. Ils seront accusés de fraude ou d’avidité, par nombreuses personnes. Sauf peut-être le père de François et Jacinthe, les familles des enfants craignent qu'ils répandent ce qu’elles estiment être un mensonge et craignent pour leur vie. À la maison et partout, ils sont soumis à des visites et interrogatoires incessantes et pénibles.

 

Mais la plus grande épreuve viendra le 13 août.

 

Le matin de ce jour, les enfants sont surpris par la visite de l’Administrateur de la Municipalité d’Ourém, libre-penseur et anticlérical affiché. Après les avoir interrogés chez eux et dans la maison paroissial et, voulant à tout prix qu’ils lui révèlent le secret qu’ils insistent à ne pas dévoiler, l’administrateur a astucieusement proposé de les conduire à la Cova da Iria, les conduisant, cependant, à son domicile à Ourém.

 

Il y continue de faire pression sur les petits afin qu’ils lui révèlent le secret, les mettant pendant un certain temps dans une cellule avec d’autres détenus et les menaçant de les faire frire dans l’huile d’olive. La réponse innocente de François irradie paix et joie : «S’ils nous tuent, comme ils disent, nous seront bientôt au ciel ! Quel bonheur ! Rien d’autre n’a d’importance pour moi !» .

 

Remis à leurs parents le 15 août, ils retrouveront la Dame en blanc le 19 août, à Valinhos, et en septembre et octobre, à la Cova da Iria.

 

La vie des petits voyants devient un don constant de tout ce qu’ils sont et ce qu’ils font – aussi insignifiant que ce soit – pour amour de Dieu et des pécheurs. Mais chaque enfant met davantage l’accent à la nature spécifique de sa vocation.

 

François, sent l’appel à l’adoration et à la contemplation. Il se réfugiait derrière un rocher ou sur le dessus de la montagne pour prier seul. D'autres fois encore, il était de longues heures dans l'église paroissiale, dans l'intimité du silence, restant en compagnie de Jésus caché. Il était là pour prier et penser à Dieu.

 

François, lui seul, avec le regard de son cœur, trouve la tristesse de Dieu face à la souffrance du monde, il souffre de cette tristesse et veut consoler Dieu. François n’avait pas entendu l’Ange et la Dame, il les avait uniquement vus, et c’est lui le plus contemplatif des trois bergers. Et dans la vie de cet enfant, on peut souligner que la contemplation jaillit de l’écoute attentive du silence qui parle de Dieu, du silence dans lequel Dieu parle : «Je sentais que Dieu était en moi, mais je ne savais pas comment cela s’était fait !»

 

La petite Jacinthe traduit la joie, la pureté et la générosité de la foi, à partir des insignifiances de sa vie simple de petite fille. La vocation de Jacinthe est la compassion.

 

Son désir de partager l’amour ardent qu'elle éprouvait pour les cœurs de Jésus et de Marie la faisait grandir dans le souci pour les pécheurs. Tous les petits détails de sa journée de pâturage, les gênes des questionnaires sans fin auxquels elle était soumise, toutes les contrariétés de sa maladie étaient des raisons pour en faire un don à Dieu pour la conversion des pécheurs. D’autres fois, elle partageait son repas avec les pauvres, offrant son jeûne en sacrifice, comme un signe du don de sa vie par amour pour le bon Dieu et l’humanité. Prier et souffrir pour l’amour «C’était là son idéal, ce dont elle parlait». C’était sa joie, celle de vivre immergée dans l’amour du Christ souffrant, à la manière de Saint-Paul : « Maintenant je trouve la joie dans les souffrances que je supporte pour vous ; ce qui reste à souffrir des épreuves du Christ dans ma propre chair, je l’accomplis pour son Corps qui est l’Eglise».

 

Les vies de François et Jacinthe ont été brèves et simples. Ils ont vécu seulement de l’Amour et pour l’Amour qui leur avait été révélé dans la lumière offerte par les mains de la Dame si belle.

 

À la fin de 1918, François et Jacinthe ont été pris par une épidémie de broncho-pneumonie.

 

La Dame leur avait assuré qu'ils iraient au ciel bientôt et ainsi les enfants ont compris que leur heure allait venir.

 

François décède le 4 avril 1919 chez lui, à Aljustrel, et Jacinthe le 20 février 1920, seule, dans un hôpital à Lisbonne. Le garçon était âgé de 10 ans. Sa sœur de 9 ans.

 

La souffrance des deux, pendant les mois de maladie, a été assumée comme un don de soi pour les pécheurs, l'Église, l'histoire des hommes et des femmes qui souffraient, et qu'ils ont aimés jusqu’au bout.

 

Un jour, quand la Sainte Vierge apparut de nouveau à Jacinthe pour lui annoncer que, après avoir souffert beaucoup, elle allait mourir toute seule dans un hôpital à Lisbonne, et que la Vierge elle-même viendrait la chercher au Ciel, Jacinthe exclame, pleine d'innocence et de maturité: «Ô Jésus, maintenant vous pouvez convertir beaucoup de pécheurs, parce que ce sacrifice est très grand !» .

 

«Je te loue, Père, car tu as révélé ces choses aux tout-petits» (Mt 11,25)

Message du samedi 16 mai

Nous poursuivons notre méditation du message de Notre Dame de Fatima en apprenant à mieux connaitre les petits voyants... Que le message de ces apparitions nous aide à mieux prier quotidiennement notre chapelet! Nous vous invitons à vous unir par la prière à la messe dominicale anticipée célébrée à 18H30 à huis-clos pour le 7eme samedi consécutif à l’église Saint Benoit du Cap d'Agde. Demain la messe du VIeme dimanche de Pâques sera célébrée à huis-clos à 11H00 à la Cathédrale d'Agde, elle sera retransmise en direct sur Facebook et à partir de 11H45 sur la chaine Youtube paroisse littoral agathois. Nous ne comprenons toujours pas pourquoi on peut autoriser les rassemblements de centaines de personnes "agglutinées" dans l'espace confiné de certains transports en commun et que l'on interdit aux fidèles de se retrouver dans les vastes espaces de nos cathédrales? Mais puisque nos évêques nous demandent de collaborer jusqu'au 2 juin nous devons obéir...En ce mois de Marie que la Sainte Vierge nous aide à grandir dans la Foi et à garder l'Espérance!

Message du vendredi 15 mai

Chers amis, vous allez ce dimanche encore être privés de la messe !

 

Je sais que vous suivez avec fidélité les offices retransmis à la télévision ou sur internet.

 

Je vous remercie des nombreux messages encourageants pour la petite équipe qui avec les autorisations requises assure dans notre paroisse ce service liturgique.

 

Les pouvoirs publics ont pris la grave décision malgré le « dé-confinement » de maintenir l’interdiction de la liberté de culte. Nos évêques nous demandent d’obéir...

 

C’est le cœur serré que pour le septième dimanche consécutif vos prêtres vont célébrer l’Eucharistie sans pouvoir vous rassembler.

 

Mais nous ne pouvons supporter d’avantage que vous soyez privés des sacrements, et particulièrement de la nourriture essentielle pour votre âme : la Sainte Communion !

 

Les fidèles désirant recevoir l’Eucharistie, le sacrement de la Réconciliation ou le sacrement des malades pourront désormais les recevoir en respectant les précautions sanitaires qui vous observez par ailleurs.

 

Il vous suffira d’en faire la demande par téléphone ou par courrier (de préférence par courrier électronique) afin qu’un prêtre puisse se rendre à votre domicile.

 

Il vous sera également possible de recevoir les sacrements en vous rendant dans vos églises où un prêtre sera présent pour vous les donner aux horaires qui vous seront régulièrement indiqués.

 

En ce mois de Marie, prions chaque jour le chapelet pour que la Sainte Vierge nous accompagne et nous protège !

 

« Permanence sacerdotale » du Samedi 16 Mai :

 

Eglise Saint Jean Baptiste de Marseillan de 9H30 à 10H30.

 

Cathédrale Saint Etienne d’Agde de 10H30 à 12H00.

 

Eglise Saint Benoît du Cap d’Agde de 11H00 à 12H30.

 

Sanctuaire de Notre Dame de l’Agenouillade de 16H30 à 17H30

Message du jeudi 14 mai

Nous avons célébré hier la fête de Notre Dame de Fatima. Les 6 apparitions de la Sainte Vierge aux petits pastoureaux nous délivrent un message important pour l'Eglise et le monde et nous aide à comprendre pourquoi nous devons prier la Sainte Vierge chaque jour en récitant avec amour notre chapelet. Nous vous proposons ces prochains jours d'approfondir le message des apparitions de Fatima en commençant tout d'abord à mieux connaitre les petits voyants.

 

Lucie ( 28 Mars 1907) François ( 11 juin 1908) et Jacinthe ( 5 Mars 1910 ), nés à Aljustrel, 130 habitants un petit village de la Paroisse de Fatima. François et Jacinthe Marto sont frères et sœurs et Lucie Dos Santos est leur cousine.

 

Ils ont grandi dans un milieu familial de petits agriculteurs modestes. Ils ne savaient pas lire ou écrire et ne pouvaient pas savoir beaucoup sur la géographie, l'histoire et la pensée dans le monde qui était au-delà de leur montagne. Ils ont reçu une éducation chrétienne très simple. La mère de Lucie a introduit sa fille et ses neveux dans la catéchèse, et c’est Lucia elle-même qui, un peu plus âgée que ses cousins, leur a raconté les histoires bibliques et enseigné les prières qu’elle avait apprises avec sa mère. Cependant, malgré la simplicité de leur initiation chrétienne, les parents leur ont aussi offert un exemple vivant de foi engagée: la participation à la messe dominicale, la prière en famille, la charité envers les pauvres et les nécessiteux.

 

À 7 ans, Lucie a commencé à paître le troupeau de sa famille. Quelque temps plus tard, ce sont ses cousins qui demandent de l’accompagner, en gardant aussi le troupeau de ses parents. Les trois enfants passaient beaucoup de leur temps dans la montagne avec les moutons, distraits dans la joie de leur enfance.

 

Lucie a fait sa première communion à l’âge de 6ans.

 

François, un contemplatif, aimait le silence et le contact avec la nature. Il se laissait enchanter par le lever et le coucher du soleil

 

Jacinthe, la petite suivait de près sa cousine Lucie, pour laquelle elle avait une grande affection. Elle aimait cueillir des fleurs et danser. Elle aimait serrer contre elle les petits agneaux, les appelait, chacun par son nom, et marchait au milieu du troupeau, ramenant un dans ses bras, «pour faire comme Notre Seigneur».

 

Ils priaient aussi. Leurs parents leur avaient recommandé de réciter le chapelet après le repas, ce qu’ils ne cessaient de faire, mais avec une façon très particulière, en faisant défiler les grains du mystère avec la simple évocation de : Ave Maria, Ave Maria, Ave Maria, pour terminer avec un profond et grave Notre Père.

 

Un après-midi de printemps en 1916, après leur prière simple, les petits bergers ont aperçu, au-dessus des arbres, «une lumière plus blanche que la neige, ayant la forme d’un jeune homme, lumière transparente, plus brillante qu’un cristal traversé par les rayons du soleil».

 

«– N’ayez pas peur. Je suis l’Ange de la Paix. Priez avec moi.

Et s’agenouillant à terre, il baissa le front jusqu’au sol. Poussés par un mouvement surnaturel, nous l’imitâmes et nous répétâmes les paroles que nous lui entendions prononcer:

– Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et qui ne vous aiment pas.

Après avoir répété cette prière trois fois, il se releva et nous dit:

– Priez ainsi. Les cœurs de Jésus et de Marie sont attentifs aux voix de vos supplications.»

 

2ème apparition de l’Ange été 1916 : «– Que faites-vous? Priez! Priez beaucoup! Les cœurs de Jésus et de Marie ont sur vous des desseins de miséricorde. Offrez constamment au Très-Haut des prières et des sacrifices. – Comment devons-nous nous sacrifier ? – demandai-je.

– De tout ce que vous pourrez, offrez un sacrifice en acte de réparation, pour les péchés dont Il est offensé, et de supplication pour la conversion des pécheurs. De cette manière, vous attirerez la paix sur votre Patrie. Je suis son Ange Gardien, l’Ange du Portugal. Surtout acceptez et supportez avec soumission les souffrances que le Seigneur vous enverra.»

 

3ème apparition de l’Ange en septembre 1916 : «[...] tenant dans ses mains un calice et, au-dessus de lui, une Hostie d’où tombait dans le calice quelques gouttes de sang. Laissant le calice et l’Hostie suspendus dans l’air, il se prosterna jusqu’à terre et répéta trois fois cette prière:

– Très Sainte Trinité, Père, Fils, Saint-Esprit, je Vous adore profondément, et Vous offre le très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Jésus-Christ, présent dans tous les tabernacles de la terre, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences dont il est Lui-même offensé et, par les mérites infinis de son très Saint Cœur, et du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion des pauvres pécheurs. »

Puis, se relevant, il prit de nouveau dans ses mains le calice et l’Hostie, me donna l’Hostie, et donna le contenu du calice à Jacinthe et à François, en disant en même temps:

– Prenez et buvez le Corps et le Sang de Jésus-Christ, horriblement outragé par les hommes ingrats. Réparez leurs crimes et consolez votre Dieu.

Il se prosterna de nouveau jusqu’à terre et répéta avec nous encore trois fois la même prière:

– Très Sainte Trinité, … etc.»

Message du mercredi 13 mai - Fête de Notre Dame de Fatima

En ce jour de la fête de Notre Dame de Fatima, anniversaire de la premiere apparition de la Sainte Vierge aux trois pastoureaux du Portugal, nous vous invitons à vous unir par la priere à la messe qui sera célébrée à 16H00 au Sanctuaire de Notre Dame de l'Agenouillade au Grau d'Agde. Nous regrettons vivement l'interdiction maintenue par les pouvoirs publics de ne pouvoir rassembler les fidéles dans l'Eucharistie "source et sommet de la vie chrétienne". La messe sera donc une fois encore célébrée à huis clos et retransmise en direct à 16H00 sur Facebook et à partir de 17H00 sur la chaine Youtube de la paroisse littoral agathois.  Pour nous y préparer nous vous recommandons aujourd'hui  de prendre le temps de reciter le Rosaire en méditant les paroles prononcées par Saint Jean Paul II le 13 Mai 1982 au Sanctuaire de Fatima. Vous trouverez ci-dessous les extraits de son homélie. Que l'intercession de la Vierge Marie nous aide à grandir dans la Foi, l'Espérance et la Charité !

 

Extraits de l’Homélie de Saint Jean Paul II à Fatima, le 13 mai 1982

 

(…) Je viens ici aujourd’hui parce que c’est précisément en ce jour de l’an dernier qu’a eu lieu, sur la Place Saint-Pierre à Rome, l’attentat contre la vie du Pape, en mystérieuse coïncidence avec l’anniversaire de la première apparition à Fatima, le 13 mai 1917. Ces dates se sont rencontrées d’une manière telle que j’ai cru y reconnaître un appel spécial à venir ici. Je suis venu remercier la divine Providence en ce lieu que la Mère de Dieu semble avoir si particulièrement choisi. (…)

 

A la lumière du mystère de la maternité spirituelle de Marie, cherchons à comprendre le message extraordinaire qui commença à résonner dans le monde, à partir de Fatima, depuis le 13 mai 1917 et se prolongea pendant cinq mois, jusqu’au 13 octobre de la même année.

 

L’Eglise a toujours enseigné et continue à proclamer que la révélation de Dieu a trouvé son accomplissement en Jésus-Christ, qui en est la plénitude, et que aucune nouvelle révélation publique n’est à attendre avant la manifestation glorieuse du Seigneur. L’Eglise apprécie et juge les révélations privées selon le critère de leur conformité avec cette unique révélation publique.

 

Si l’Eglise a accueilli le message de Fatima, c’est surtout parce qu’il contient une vérité et un appel qui, dans leur contenu fondamental, sont la vérité et l’appel de l’Evangile lui-même.

 

« Convertissez-vous, (faites pénitence) et croyez à l’Evangile » (Mc 1,15) ; telles sont les premières paroles que le Messie a adressées à l’humanité. Le message de Fatima est, dans son noyau fondamental, l’appel à la conversion et à la pénitence, comme dans l’Evangile. Cet appel a été prononcé au début du vingtième siècle, et par conséquent il a été particulièrement adressé à ce siècle. La Dame du message semble lire avec une perspicacité spéciale les signes des temps, les signes de notre temps.

 

L’appel à la pénitence est maternel et, en même temps, ferme et déterminé. La charité, qui trouve sa joie dans ce qui est vrai sait être franche et décidée. L’appel à la pénitence est associée, comme toujours, à l’appel à la prière. Conformément à la tradition de nombreux siècles, la Dame du message de Fatima indique le rosaire, qui peut justement se définir la prière de Marie : la prière dans laquelle elle se sent particulièrement unie à nous. Elle-même prie avec nous.

 

Par cette prière, on embrasse les problèmes de l’Eglise, du Siège de Saint Pierre, les problèmes du monde entier. En outre, on se souvient des pécheurs, pour qu’ils se convertissent et sa sauvent, et des âmes du purgatoire.

 

Les paroles du message ont été adressées à des enfants de 7 à 10 ans. Les enfants, comme Bernadette à Lourdes, sont particulièrement privilégiés dans ces apparitions de la Mère de Dieu. D’où le fait que son langage est simple, à la mesure de leur capacité de comprendre. Les enfants de Fatima sont devenus les interlocuteurs de la Dame du message et aussi ses collaborateurs. Il y en u une qui vit encore.

 

Lorsque Jésus dit sur la Croix : « Femme voici ton fils » (Jn 19,26) il ouvrit d’une manière nouvelle le cœur de sa Mère, le Cœur immaculé, et lui révéla la nouvelle dimension de l’amour, et la nouvelle portée de l’amour auquel elle était appelée dans l’Esprit-Saint par la force du sacrifice de la croix.

 

Dans les paroles de Fatima, il nous semble retrouver justement cette dimension de l’amour maternel dont le rayonnement atteint toute la route de l’homme vers Dieu, la route qui fait cheminer sur cette terre, et celle qui mène, à travers le purgatoire, au-delà de la terre. La sollicitude de la Mère du Sauveur est la sollicitude pour l’œuvre du Salut, l’œuvre de son Fils.

 

C’est la sollicitude pour le Salut, pour le Salut éternel de tous les hommes. 65 années se sont écoulées depuis ce 13 mai 1917 : il est difficile de ne pas voir que cet amour de la Mère, porteur de salut, embrasse d’une manière particulière, dans son rayonnement, notre siècle.

 

A la lumière de l’amour maternel, nous comprenons tout le message de la Dame de Fatima. Ce qui s’oppose le plus directement au cheminement de l’homme vers Dieu, c’est le péché, l’obstination dans le péché et, finalement, la négation de Dieu. La volonté programmée d’effacer Dieu dans le monde de la pensée humaine. Le fait que toute l’activité terrestre de l’homme se détache de lui. Le refus de Dieu de la part de l’homme.

 

En réalité, le Salut éternel de l’homme se trouve en Dieu seul. Si le refus de Dieu de la part de l’homme devient définitif, il mène logiquement au refus de l’homme de la part de Dieu.

 

Alors que la Mère avec toute la puissance de l’amour qu’elle nourrit dans l’Esprit-Saint, désire le Salut de tout homme, peut-elle garder le silence sur ce qui menace les bases mêmes de ce Salut ? Non, elle ne le peut pas ! C’est pourquoi le message si maternel de la Dame de Fatima est en même temps si ferme et si déterminé. Il semble sévère. C’est comme si Jean-Baptiste parlait sur les rives du Jourdain. Il invite à la pénitence. Il avertit. Il appelle à la prière. Il recommande le rosaire.

 

Ce message est adressé à tout homme. L’amour de la Mère du Sauveur rejoint tout ce que touche l’œuvre du Salut. L’objet de ses soins, c’est tous les hommes de notre époque, et en même temps les sociétés, les nations et les peuples. Les sociétés menacées par l’apostasie, menacées par la dégradation morale. L’écroulement de la moralité entraîne avec lui l’écroulement des sociétés.

 

Le Christ, sur la Croix, dit : « Femme, voici ton fils ». Par cette parole, il ouvrit, d’une manière nouvelle, le cœur de sa Mère. Peu après, la lance du soldat romain transperça le côté du Crucifié. Ce cœur transpercé est devenu le signe de la rédemption que l’Agneau de Dieu accomplit par sa mort.

 

Le Cœur immaculé de Marie, ouvert par la parole : « Femme, voici ton fils », rencontre spirituellement le cœur de son Fils ouvert par la lance du soldat. Le cœur de Marie a été ouvert par l’amour même pour l’homme et pour le monde dont le Christ a aimé l’homme et le monde, s’offrant lui-même pour eux sur la Croix, jusqu’au coup de lance du soldat.

 

Confier le monde au Cœur immaculé de Marie signifie nous approcher, grâce à l’intercession de la Mère, de la Source elle-même de la vie, qui a jailli au Golgotha. Cette Source jaillit sans interruption avec la Rédemption et avec la grâce. En elle s’opère continuellement la réparation pour les péchés du monde. Elle est en permanence source de vie nouvelle et de sainteté.

 

Confier le monde au Cœur Immaculé de la Mère signifie revenir au pied de la Croix du Fils. Plus encore, cela veut dire confier ce monde au Cœur transpercé du Sauveur, le faire remonter à la source même de sa rédemption. La rédemption surpasse toujours le péché de l’homme et le péché du monde. La puissance de la rédemption est infiniment supérieure à toutes les possibilités de mal qui se trouvent dans l’homme et dans le monde.

 

Le Cœur de la Mère, comme aucun autre dans tout l’univers, visible et invisible, en est bien conscient. C’est pour cela qu’il appelle !

 

Il n’appelle pas seulement à la conversion, il nous appelle à nous faire aider par elle, la Mère, pour revenir vers la source de la rédemption.

 

Se remettre entre les mains de Marie signifie se faire aider par elle pour nous offrir, nous-mêmes et l’humanité, à Celui qui est Saint, infiniment Saint ; se faire aider par elle – en ayant recours à son Cœur de Mère qui, au pied de la Croix, s’est ouvert à l’amour pour tout homme, pour le monde entier – afin d’offrir le monde, et l’homme, et l’humanité, et toutes les nations, à Celui qui est infiniment Saint. La sainteté de Dieu a été manifestée dans la rédemption de l’homme, du monde, de l’humanité entière, des nations, rédemption qui s’est accomplie par le sacrifice de la Croix. Par la puissance de la rédemption, le monde et l’homme ont été consacrés. Ils ont été consacrés à Celui qui est infiniment Saint. Ils ont été offerts et confiés à l’Amour même, à l’Amour miséricordieux.

 

La Mère du Christ nous appelle et nous invite à nous unir à l’Eglise du Dieu vivant dans cette consécration du monde, dans cet acte d’offrande par lequel, le monde, l’humanité, les nations, tous et chacun des hommes sont présentés au Père Eternel avec la puissance de la rédemption du Christ. Ils sont offerts dans le Cœur du Rédempteur transpercé sur la Croix.

 

La Mère du Rédempteur nous appelle, nous invite et nous aide à nous unir à cette consécration, à cet acte d’offrande du monde. Alors en effet, nous nous trouverons le plus près possible du Cœur du Christ transpercé sur la Croix. (…)

Message du lundi 11 mai

Pour nous préparer à la fête de Notre Dame de Fatima, le 13 Mai, anniversaire de la première apparition de la Sainte Vierge aux trois petits bergers du Portugal.

 

Nous vous proposons d’approfondir le message de ces apparitions à l’aide des paroles prononcées à Fatima par Saint Jean Paul II à l’occasion de la béatification de Francisco et Jacinthe le 13 Mai 2000 .

 

« Selon le dessein divin, "une femme vêtue de soleil" ( Ap 12, 1) est venue du Ciel sur cette terre, à la recherche des tout-petits préférés du Père. Elle leur parle avec une voix et un cœur de mère: elle les invite à s'offrir comme victimes de réparation, se disant prête à les conduire, de façon sûre, jusqu'à Dieu. Et voilà que ces derniers voient sortir de ses mains maternelles une lumière qui pénètre en eux, si bien qu'ils se sentent plongés en Dieu expliquent-ils eux-mêmes : comme lorsqu'une personne se contemple dans un miroir.

Plus tard, François, l'un des trois enfants choisis, observait: "Nous brûlions dans cette lumière qui est Dieu et nous ne nous consumions pas. Comment Dieu est-il? On ne peut pas le dire. Cela est certain, nous ne pourrons jamais le dire". Dieu est une lumière ardente mais qui ne consume pas. Ce fut la même perception qu'eût Moïse, lorsqu'il vit Dieu dans le buisson ardent […]

 

Ce qui émerveillait davantage le bienheureux François et le pénétrait était Dieu dans cette lumière immense qui les avait rejoints tous les trois dans la profondeur de leur être. Ce n'est qu'à lui, cependant, que Dieu se fit connaître "si triste", comme il disait. Une nuit, son père l'entendit sangloter et lui demanda pourquoi il pleurait; son fils répondit: "Je pensais à Jésus qui est si triste à cause des péchés que l'on accomplit contre Lui". Un unique désir - si caractéristique de la façon de penser des enfants - fait désormais agir François et c'est celui de "consoler Jésus et de faire en sorte qu'il soit content". Il s'opère dans sa vie une transformation que l'on pourrait qualifier de radicale; une transformation certainement peu commune pour un enfant de son âge. Il s'engage dans une vie spirituelle intense, avec une prière si assidue et fervente qu'il rejoint une véritable forme d'union mystique avec le Seigneur. C'est précisément cela qui le pousse à une purification croissante de l'esprit, grâce à de nombreuses renonciations à ce qui lui plaît et même aux jeux innocents des enfants. François endura les grandes souffrances causées par la maladie, dont il mourut ensuite, sans jamais se plaindre. Rien ne lui semblait suffire pour consoler Jésus; il mourut avec le sourire aux lèvres. Le désir était grand chez cet enfant de réparer les offenses des pécheurs, en offrant dans ce but l'effort d'être bon, les sacrifices, la prière. Jacinthe, sa sœur plus jeune que lui de presque deux ans, vivait également animée par les mêmes sentiments. […]

 

"Puis un second signe apparut au ciel: un énorme dragon" ( Ap 12, 3).

Ces paroles que nous avons entendues dans la première lecture de la Messe nous incitent à penser à la grande lutte entre le bien et le mal, ainsi qu'à constater comment l'homme, en mettant Dieu de côté, ne peut pas atteindre le bonheur, et finit même par se détruire.

Combien de victimes au cours du dernier siècle du second millénaire! La pensée se tourne vers les horreurs des deux "grandes guerres" et celles des autres guerres dans tant de parties du monde, vers les camps de concentration et d'extermination, les goulags, les purifications ethniques et les persécutions, le terrorisme, les enlèvements de personnes, la drogue, les attentats contre la vie à naître et la famille. Le message de Fatima est un rappel à la conversion, en faisant appel à l'humanité afin qu'elle ne joue pas le jeu du "dragon" Ap 12, 4. […]

 

Le dernier objectif de l'homme est le Ciel, sa véritable maison où le Père céleste, dans son amour miséricordieux, est en attente de tous. Dieu désire que personne ne se perde; c'est pourquoi, il y a deux mille ans, il a envoyé son Fils sur la terre pour "chercher et sauver ce qui était perdu" . Il nous a sauvés par sa mort sur la croix. Que personne ne rende cette Croix vaine!

 

Dans sa sollicitude maternelle la Très Sainte Vierge est venue ici, à Fatima, pour demander aux hommes de "ne plus offenser Dieu, Notre Seigneur, qui est déjà très offensé". C'est la douleur d'une mère qui l'oblige à parler; le destin de ses enfants est en jeu. C'est pourquoi Elle demande aux pastoureaux: "Priez, priez beaucoup et faites des sacrifices pour les pécheurs; tant d'âmes finissent en enfer parce que personne ne prie et ne se sacrifie pour elles".

 

La petite Jacinthe a partagé et vécu cette douleur de la Madone, en s'offrant héroïquement comme victime pour les pécheurs. Un jour, lorsqu'elle et François avaient désormais contracté la maladie qui les obligeait à rester au lit, la Vierge Marie vint leur rendre visite à la maison, comme le raconte Jacinthe: "La Madone est venue nous voir et elle a dit que bientôt elle viendra prendre François pour l'emmener au Ciel. A moi, elle a demandé si je voulais encore convertir davantage de pécheurs. Je lui ai dit que oui". Et lorsque le moment du départ de François s'approche, la petite lui recommande: "De ma part porte de nombreux saluts à Notre Seigneur et à la Madone et dit leur que je suis disposée à supporter tout ce qu'ils voudront pour convertir les pécheurs". Jacinthe était restée tellement frappée par la vision de l'enfer, qui avait eu lieu lors de l'apparition de juillet, que toutes les mortifications et pénitences lui semblaient peu de choses pour sauver les pécheurs.

Jacinthe pourrait très bien s'exclamer avec saint Paul: "En ce moment je trouve ma joie dans les souffrances que j'endure pour vous, et je complète en ma chair ce qui manque aux épreuves du Christ pour son Corps, qui est l'Eglise" ( Col 1, 24). Dimanche dernier, au Colisée à Rome, nous avons fait mémoire des très nombreux témoins de la foi du XX siècle, en rappelant, à travers les témoignages incisifs qui nous ont été laissés, les souffrances qu'ils ont subies. Une nuée innombrable de courageux témoins de la foi nous a laissé un précieux héritage, qui devra rester vivant au cours du troisième millénaire. Ici à Fatima, où ont été pré-annoncés ces temps de tribulations et où la Madone à demandé de prier et de faire pénitence pour les abréger, je désire aujourd'hui rendre grâce au Ciel pour la force du témoignage qui s'est manifestée dans toutes ces vies. Et je désire une fois de plus célébrer la bonté du Seigneur envers moi, quand, durement frappé le 13 mai 1981, je fus sauvé de la mort. J'exprime également ma reconnaissance à la bienheureuse Jacinthe pour les sacrifices et les prières faites pour le Saint-Père, qu'elle avait tant vu souffrir. »

Message du samedi 9 mai

Chers amis, en ce mois de Marie, nous ne voulons pas oublier que la Sainte Vierge est la Reine des anges. Si notre ange gardien a reçu de Dieu la mission de nous accompagner, de nous protéger, et de nous guider dans notre Foi, il est aussi associé à l’action bienveillante de la Vierge Marie dans la vie de chacun de nous. Si notre ange comme le dit Jésus dans l’Evangile voit       « sans cesse le visage de notre Père qui est aux cieux Dieu » il voit aussi dans le regard de Notre Dame son attention à tous nos besoins. Marie connait la souffrance de tant de ses enfants privés depuis des semaines du secours des sacrements particulièrement de l’Eucharistie !

 

En cette période si difficile où vous êtes dans l’impossibilité d’assister à la messe, vous pouvez demander à votre ange gardien par l’intercession de Marie de s’y rendre à notre place et de recueillir pour vous les fruits spirituels de la communion que vous ne pouvez physiquement recevoir.

 

Je vous partage cette réflexion et cette prière extraite d’un article de Philip Kosloski sur le site Aleteia que je recommande à ceux qui ont accès à l’internet.

 

J’invite aussi ce qui le peuvent à suivre la messe du Veme dimanche de Pâques, demain 10 Mai à 11 H00 célébrée à huis-clos à la Cathédrale d’Agde en direct sur Facebook et à partir de midi sur la chaine YouTube Littoral agathois.

 

« Que nous en ayons conscience ou non, nous sommes entourés, dans notre vie de tous les jours, de la présence protectrice des anges. Le Catéchisme de l’Église catholique l’affirme : « Du début de l’existence au trépas, la vie humaine est entourée de leur garde et de leur intercession. Chaque fidèle a à ses côtés un ange comme protecteur et pasteur pour le conduire à la vie. Dès ici-bas, la vie chrétienne participe, dans la foi, à la société bienheureuse des anges et des hommes, unis en Dieu. » (n°336)

 

De nombreux saints assignaient des petites missions à leur ange gardien, lui demandant par exemple se rendre dans une église pour prier lorsqu’ils n’avaient pas la possibilité de le faire eux-mêmes. Les anges sont des êtres spirituels qui peuvent se déplacer instantanément d’un endroit à un autre, il est donc très facile pour eux de se rendre dans un lieu précis si on le leur fait savoir. Ce qui signifie que si nous demandons à notre ange gardien de se rendre pour nous à la messe alors que nous ne pouvons pas quitter la maison, il ira sur-le-champ ! Les anges sont là pour nous venir en aide et surtout, pour nous conduire à la vie éternelle.

 

Assister à la messe est pour les anges une grande joie, car « le Christ est le centre du monde angélique. Ce sont ses anges à Lui.» (n°331) Ils aiment Dieu et seront heureux de prier pour nous à la messe n’importe où dans le monde. Le monde des anges est mystérieux, mais nous sommes encouragés à les invoquer avec ferveur et à croire qu’ils feront tout leur possible pour nous rapprocher de Dieu, car c’est là leur mission première.

 

Voici une belle prière datant des années 1920 et populaire dans les pays anglophones, cette prière a justement pour vocation d’envoyer son ange gardien à la messe lorsque l’on est dans l’impossibilité d’y aller soi-même. Elle peut donc s’avérer particulièrement utile en ce moment !

 

 

Ô saint ange qui m’accompagne,

 

Rends-toi à l’église

 

Et à la messe, agenouille-toi

 

Pour moi qui voudrais tant y être.

 

 

À l’offertoire, prends tout ce que j’ai

 

Et ce que je suis

 

Et place-le au pied de l’autel

 

En signe de sacrifice.

 

 

Lors de la consécration,

 

Adore, de ton amour angélique,

 

Mon Jésus qui descend du Ciel

 

Et se rend présent dans l’hostie.

 

 

Prie pour ceux que j’aime tendrement

 

Et pour ceux qui me causent du tort,

 

Que le sang du Christ vienne laver tous les cœurs

 

Et soulager les âmes qui souffrent.

 

 

Et quand le prêtre communie,

 

Fais-venir à moi mon Seigneur,

 

Que je puisse reposer mon cœur sur le sien

 

Et devenir Son temple.

 

 

Prie pour que ce sacrifice divin

 

Vienne effacer les péchés de l’humanité

 

Enfin, reviens me trouver avec la bénédiction du Seigneur,

 

La promesse de toutes ses grâces. Amen.

Message du jeudi 7 mai

Pour nous aider à prier le chapelet et à Méditer les mystères du Rosaire, il est bon de poser notre regard sur une image ou une statue de la Sainte Vierge. Pour nous accompagner dans cette contemplation je vous propose aujourd’hui de le faire avec le pape Benoit XVI à travers quelques extraits de son Homélie prononcée à Lourdes, le 15 Septembre 2008, fête de Notre Dame des douleurs ».

 

« Marie est aujourd'hui dans la joie et la gloire de la Résurrection. Les larmes qui étaient les siennes au pied de la Croix se sont transformées en un sourire que rien n’effacera tandis que sa compassion maternelle envers nous demeure intacte.

 

L'intervention secourable de la Vierge Marie au cours de l'histoire l'atteste et ne cesse de susciter à son égard, dans le peuple de Dieu, une confiance inébranlable : la prière du Souvenez-vous exprime très bien ce sentiment.

 

Marie aime chacun de ses enfants, portant d'une façon particulière son attention sur ceux qui, comme son Fils à l'heure de sa Passion, sont en proie à la souffrance ; elle les aime tout simplement parce qu'ils sont ses fils, selon la volonté du Christ sur la Croix.

 

Le psalmiste, percevant de loin ce lien maternel qui unit la Mère du Christ et le peuple croyant, prophétise au sujet de la Vierge Marie que « les plus riches du peuple … quêteront ton sourire » (Ps 44, 13). Ainsi, à l'instigation de la Parole inspirée de l'Écriture, les chrétiens ont-ils depuis toujours quêté le sourire de Notre Dame, ce sourire que les artistes, au Moyen-âge, ont su si prodigieusement représenter et mettre en valeur.

 

Ce sourire de Marie est pour tous ; il s'adresse cependant tout spécialement à ceux qui souffrent afin qu'ils puissent y trouver le réconfort et l'apaisement. Rechercher le sourire de Marie n'est pas le fait d'un sentimentalisme dévot ou suranné, mais bien plutôt l'expression juste de la relation vivante et profondément humaine qui nous lie à celle que le Christ nous a donnée pour Mère. »

 

Désirer contempler ce sourire de la Vierge, ce n'est pas se laisser mener par une imagination incontrôlée. L'Écriture elle-même nous le dévoile sur les lèvres de Marie lorsqu'elle chante le Magnificat : « Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur » (Lc 1, 46-47). Quand la Vierge Marie rend grâce au Seigneur, elle nous prend à témoin. Marie partage, comme par anticipation, avec ses futurs enfants que nous sommes, la joie qui habite son cœur, pour qu'elle devienne la nôtre. Chaque récitation du Magnificat fait de nous des témoins de son sourire.

 

Ici à Lourdes, au cours de l'apparition qui eut lieu le mercredi 3 mars 1858, Bernadette contempla de manière toute particulière ce sourire de Marie. Celui-ci fut la première réponse que la Belle Dame donna à la jeune voyante qui voulait connaître son identité. Avant de se présenter à elle, quelques jours plus tard, comme « l'Immaculée Conception », Marie lui fit d'abord connaître son sourire, comme étant la porte d'entrée la plus appropriée à la révélation de son mystère.

 

Dans le sourire de la plus éminente de toutes les créatures, tournée vers nous, se reflète notre dignité d'enfants de Dieu, cette dignité qui n'abandonne jamais celui qui est malade.

 

Ce sourire, vrai reflet de la tendresse de Dieu, est la source d'une espérance invincible.

 

Nous le savons malheureusement : la souffrance endurée rompt les équilibres les mieux assurés d'une vie, ébranle les assises les plus fermes de la confiance et en vient parfois même à faire désespérer du sens et de la valeur de la vie.

 

Il est des combats que l'homme ne peut soutenir seul, sans l'aide de la grâce divine.

 

Quand la parole ne sait plus trouver de mots justes, s'affirme le besoin d'une présence aimante : nous recherchons alors la proximité non seulement de ceux qui partagent le même sang ou qui nous sont liés par l'amitié, mais aussi la proximité de ceux qui nous sont intimes par le lien de la foi.

 

Qui pourraient nous être plus intimes que le Christ et sa sainte Mère, l'Immaculée ?

 

Plus que tout autre, ils sont capables de nous comprendre et de saisir la dureté du combat mené contre le mal et la souffrance.

 

Je souhaiterais dire, humblement, à ceux qui souffrent et à ceux qui luttent et sont tentés de tourner le dos à la vie : tournez-vous vers Marie !

 

Dans le sourire de la Vierge se trouve mystérieusement cachée la force de poursuivre le combat contre la maladie et pour la vie. Auprès d'elle se trouve également la grâce d'accepter, sans crainte ni amertume, de quitter ce monde, à l'heure voulue par Dieu.

 

Comme elle était juste l'intuition de cette belle figure spirituelle française, Dom Jean-Baptiste Chautard, qui, dans L'âme de tout apostolat, proposait au chrétien ardent de fréquentes « rencontres de regard avec la Vierge Marie » !

 

Oui, quêter le sourire de la Vierge Marie n'est pas un pieux enfantillage, c'est l'aspiration, dit le Psaume 44, de ceux qui sont « les plus riches du peuple » (v. 13). « Les plus riches », c'est-à-dire dans l'ordre de la foi, ceux qui ont la maturité spirituelle la plus élevée et savent précisément reconnaître leur faiblesse et leur pauvreté devant Dieu.

 

En cette manifestation toute simple de tendresse qu'est un sourire, nous saisissons que notre seule richesse est l'amour que Dieu nous porte et qui passe par le cœur de celle qui est devenue notre Mère.

 

Quêter ce sourire, c'est d'abord cueillir la gratuité de l'amour ; c'est aussi savoir provoquer ce sourire par notre effort pour vivre selon la Parole de son Fils Bien-aimé, tout comme un enfant cherche à faire naître le sourire de sa mère en faisant ce qui lui plaît. Et nous savons ce qui plaît à Marie grâce aux paroles qu'elle adressa aux serviteurs à Cana : « Faites tout ce qu'il vous dira » ( Jn 2, 5).

 

Le sourire de Marie est une source d'eau vive. « Celui qui croit en moi, dit Jésus, des fleuves d'eau vive jailliront de son cœur» (Jn 7, 38). Marie est celle qui a cru, et, de son sein, ont jailli des fleuves d'eau vive qui viennent irriguer l'histoire des hommes.

 

La source indiquée, ici, à Lourdes, par Marie à Bernadette est l'humble signe de cette réalité spirituelle. De son cœur de croyante et de mère, jaillit une eau vive qui purifie et qui guérit. En se plongeant dans les piscines de Lourdes, combien n'ont-ils pas découvert et expérimenté la douce maternité de la Vierge Marie, s'attachant à elle pour mieux s'attacher au Seigneur !

 

Dans la séquence liturgique de cette fête de Notre-Dame des Douleurs, Marie est honorée sous le titre de « Fons amoris », «Source d'amour ».

 

Du cœur de Marie, sourd, en effet, un amour gratuit qui suscite en réponse un amour filial, appelé à s'affiner sans cesse. Comme toute mère et mieux que toute mère, Marie est l'éducatrice de l'amour. C'est pourquoi tant de malades viennent ici, à Lourdes, pour se désaltérer auprès du « Fons amoris » et pour se laisser conduire à l'unique source du salut, son Fils, Jésus le Sauveur.

 

Message du mardi 5 mai

« Marialis cultus » est une encyclique du Pape Paul VI écrite en 1974. C’est un texte marial d’une grande richesse que je vous propose de redécouvrir à travers les réflexions et les conseils du Bienheureux Paul VI concernant la prière du chapelet.

 

(44). Le Rosaire tire de l’Évangile l’énoncé des mystères et ses principales formules ; il s’inspire de l’Évangile pour suggérer, en commençant par la joyeuse salutation de l’Ange et par l’acceptation religieuse de la Vierge, l’attitude dans laquelle le fidèle doit le réciter ; il propose, dans la succession harmonieuse des Ave Maria, un mystère fondamental de l’Évangile – l’Incarnation du Verbe – saisi au moment décisif de

 

(46). Prière évangélique centrée sur le mystère de l’Incarnation rédemptrice, le Rosaire a donc une orientation nettement christologique. En effet, son élément le plus caractéristique – la répétition litanique de l’Ave Maria – devient lui aussi une louange incessante du Christ, objet ultime de l’annonce de l’Ange et de la salutation de la mère du Baptiste : « Le fruit de tes entrailles est béni » (Lc 1, 42). Nous dirons même plus, la répétition de l’Ave Maria constitue la trame sur laquelle se développe la contemplation des mystères : le Jésus de chaque Ave Maria est celui-là même que la succession des mystères nous propose tour à tour Fils de Dieu et de la Vierge, né dans une grotte à Bethléem ; présenté au Temple par sa Mère ; adolescent plein de zèle pour les affaires de son Père : Rédempteur agonisant au Jardin des Oliviers ; flagellé et couronné d’épines ; chargé de la Croix et mourant sur le Calvaire ; ressuscité des morts et monté auprès de son Père, dans la gloire pour réaliser l’effusion du don de l’Esprit.

 

On sait que, précisément pour favoriser la contemplation et pour que l’intention corresponde aux paroles, on avait jadis l’habitude – et cette coutume existe encore en diverses régions – de faire suivre le nom de Jésus, dans chaque Ave Maria, de la mention du mystère énoncé.

 

(47). On a également ressenti comme un besoin plus impérieux la nécessité de redire, outre la valeur de l’élément de louange et d’imploration, l’importance d’un autre élément essentiel du Rosaire : la contemplation. Sans elle, le Rosaire est un corps sans âme, et sa récitation court le danger de devenir une répétition mécanique de formules et d’agir à l’encontre de l’avertissement de Jésus : « Quand vous priez, ne rabâchez pas comme les païens ; ils s’imaginent qu’en parlant beaucoup ils se feront mieux écouter » (Mt 6, 7). Par nature, la récitation du Rosaire exige que le rythme soit calme et que l’on prenne son temps, afin que la personne qui s’y livre puisse mieux méditer les mystères de la vie du Seigneur vus à travers le cœur de Celle qui fut la plus proche du Seigneur, et qu’ainsi s’en dégagent les insondables richesses.

 

(49). Le Chapelet de la Vierge Marie, selon la tradition que notre prédécesseur saint Pie V recueillit et proposa ensuite officiellement, comporte plusieurs éléments disposés d’une manière organique :

 

a) la contemplation, en union avec Marie, d’une série de mystères du salut, sagement répartis en trois cycles, qui expriment la joie des temps messianiques, la douleur salvifique du Christ et la gloire du Ressuscité qui se répand sur l’Église ; contemplation qui, par nature, conduit à une réflexion pratique et entraîne de stimulantes règles de vie ;

 

b) la Prière du Seigneur, ou Pater noster, qui, par son immense valeur, est à la base de la prière chrétienne et ennoblit ses diverses expressions ;

 

c) la reprise litanique de l’Ave Maria, composé de la salutation de l’Ange à la Vierge (cf. Lc 1, 28) et des paroles de bénédiction d’Élisabeth (cf. Lc 1, 42), auxquelles fait suite l’invocation ecclésiale Sancta Maria.

 

La série continue des Ave Maria est une caractéristique propre au Rosaire, et leur nombre, dans la forme typique et complète de cent cinquante, présente une certaine analogie avec le Psautier et remonte aux origines mêmes du pieux exercice. Mais, en vertu d’une coutume éprouvée, ce nombre, subdivisé en dizaines se référant à chacun des mystères, est distribué selon les trois cycles mentionnés plus haut, constituant ainsi le Chapelet bien connu de cinquante Ave Maria. Ce dernier est entré dans la pratique comme le cadre normal de cet exercice et, comme tel, il a été adopté par la piété populaire et sanctionné par l’Autorité pontificale, qui l’a également enrichi de nombreuses indulgences ;

 

d) la doxologie Gloria Patri, qui, conformément à une orientation de toute la piété chrétienne, vient conclure la prière par la glorification de Dieu, un et trine, de qui, par qui et pour qui sont toutes choses (cf. Rm 11, 36).

 

(50). Tels sont les éléments du Rosaire. Chacun d’eux a son caractère propre qui, bien compris et apprécié, doit se refléter dans la récitation, afin que le Rosaire exprime toute sa richesse et sa variété. Ce caractère deviendra par conséquent grave dans la Prière du Seigneur ; lyrique et laudatif dans le calme déroulement des Ave Maria ; contemplatif dans la méditation attentive des mystères ; implorant dans la supplication ; plein d’adoration dans la doxologie. Et ce, dans chaque manière habituelle de réciter le Rosaire : ou en privé, celui qui prie se recueillant dans l’intimité avec son Seigneur ; ou de façon communautaire, en famille ou avec des fidèles réunis pour créer les conditions d’une présence particulière du Seigneur (cf. Mt 18, 20) ; ou publiquement, dans des assemblées où la communauté ecclésiale est convoquée.

 

(52). Nous voudrions maintenant, recommander vivement la récitation du Rosaire en famille. Le Concile Vatican II a mis en lumière comment la famille, cellule première et vitale de la société, « par l’amour mutuel de ses membres et la prière faite à Dieu en commun, se présente comme un sanctuaire domestique de l’Église » […]C’est pourquoi, un effort concret pour instaurer la prière en commun dans la vie de famille doit normalement faire suite à la redécouverte de la notion théologique de la famille comme Église domestique.

 

(54). […]il n’y a pas de doute que le Chapelet de la Vierge Marie doit être considéré comme une des plus excellentes et des plus efficaces « prières en commun » que la famille chrétienne est invitée à réciter. Nous aimons penser en effet, et nous espérons vivement, que si la rencontre familiale devient un temps de prière, le Rosaire en est une expression fréquente et appréciée. Nous savons bien que les nouvelles conditions de vie des hommes ne facilitent pas à notre époque les moments où la famille peut se rassembler et que, même lorsque cela se produit, de nombreuses circonstances rendent difficile de trouver dans la rencontre une occasion de prière. C’est difficile, sans aucun doute. Mais c’est également caractéristique de l’agir chrétien que de ne pas céder devant les conditionnements ambiants, et au contraire de les surmonter ; ne pas succomber, mais faire face. C’est pourquoi, les familles qui veulent vivre en plénitude la vocation et la spiritualité propre de la famille chrétienne doivent dépenser toute leur énergie pour endiguer les forces qui empêchent la rencontre familiale et la prière en commun. 

Message du lundi 4 mai

En ce mois de Marie, le pape François nous demande de prière chaque jour le chapelet pour mettre fin à cette épidémie qui paralyse aujourd’hui une partie du monde et prive de la grâce des sacrements la grande majorité des chrétiens.

 

Le chapelet est aussi vous le savez, une école de méditation de la Parole de Dieu avec Marie à travers la méditation des « mystères » du Rosaire.

 

Dans sa lettre apostolique sur le Rosaire de la Vierge Marie, le 16 Octobre 2002,

 

Saint Jean Paul II nous aide par des conseils précieux à mieux prier notre chapelet.

 

Arrêtons nous aujourd’hui sur les « Mystères Lumineux » que Saint Jean Paul II a offert à l’Eglise, une véritable innovation qu’il justifie ainsi ( 19 ) :

 

« Afin de donner une consistance nettement plus christologique au Rosaire, il me semble toutefois qu'un ajout serait opportun… cela pourrait permettre de prendre en compte également les mystères de la vie publique du Christ entre le Baptême et la Passion.

 

Car c'est dans l'espace de ces mystères que nous contemplons des aspects importants de la personne du Christ en tant que révélateur définitif de Dieu. Proclamé Fils bien-aimé du Père lors du Baptême dans le Jourdain, il est Celui qui annonce la venue du Royaume, en témoigne par ses œuvres, en proclame les exigences.

 

C'est tout au long des années de sa vie publique que le mystère du Christ se révèle à un titre spécial comme mystère de lumière: " Tant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde " (Jn9,5). Et le saint pape précisait sa pensée : « Pour que l'on puisse dire de manière complète que le Rosaire est un "résumé de l'Évangile", il convient donc que la méditation se tourne aussi vers quelques moments particulièrement significatifs de la vie publique (mystères lumineux).

 

Cet ajout de nouveaux mystères, a pour but de la placer dans la spiritualité chrétienne, comme une authentique introduction aux profondeurs du Cœur du Christ…

 

Saint Jean Paul II n’a pas voulu bouleverser la structure traditionnelle du Rosaire.

 

Les Mystères Joyeux, pour ainsi dire, les mystères de l'origine : de l'Annonciation, de la Visitation de Marie, de la Nativité du Christ, Mystères de joie, même si les deux derniers, la Présentation de Jésus au Temple et le Recouvrement de Jésus au Temple font déjà allusion à la Passion du Christ et au mystère de la Croix.

 

Les Mystères douloureux, qui se concentrent sur l'histoire de la Passion et de la mort de Jésus, et enfin, les Mystères glorieux, qui partent de la Résurrection et arrivent à la contemplation de la première créature dans la gloire du Ciel, Marie, couronnée Reine du ciel et de la terre, aux côtés de son Fils.

 

Jean Paul II a ajouté cinq autres Mystères, concernant la vie publique de Jésus qu'il appelle Mystère de Lumière.

 

Nous avons bien compris le pourquoi de cet ajout : « pour que l’on puisse dire de manière complète que le Rosaire est un résumé de l’Evangile » .

 

Il y a là l’expression du désir du Saint-Père que la prière du Rosaire soit bien enracinée dans les évangiles, si elle veut être fidèle à son objectif.

 

Ce qu’il précisait dans les premières lignes de sa lettre apostolique :

 

« Le Rosaire est une prière dont le centre est christologique. Dans la sobriété de ses éléments, il concentre en lui la profondeur de tout le message évangélique, dont il est presque un résumé. Avec lui, le peuple chrétien se met à l'école de Marie, pour se laisser introduire dans la contemplation de la beauté du visage du Christ. »

 

Nous avons également bien compris pourquoi Jean Pau II les appelle : Mystères de Lumière ou Mystères lumineux.

 

Parce que Jésus-Christ est La Lumière du monde, selon l'invocation de la veillée pascale, et dans sa vie publique, Jésus rayonne de la lumière de la Révélation pleine et définitive sur Dieu, sur l'homme, sur le cosmos, et sur les destins du monde.

 

Rappelons maintenant quels sont ces Mystères de Lumière ?

 

Le 1er : le Baptême de Jésus au Jourdain, durant lequel le Père, du Ciel dit: "Voici mon Fils, en qui j'ai mis tout mon amour": c'est la révélation de la mission du Fils de Dieu. C’est aussi le mystère qui nous renvoie à notre propre baptême dans lequel nous est révélé notre dignité d’enfant de Dieu.

 

Le 2eme mystère lumineux, est le premier miracle de Jésus aux Noces de Cana, un miracle qui n'est pas seulement un miracle matériel, la transformation de l'eau en vin, mais le signe de la transfiguration et de la sanctification de toute la réalité créée.

 

Le 3eme mystère n’est pas à proprement parlé une scène ou un événement de l’Evangile puisqu’il s’agit de l'annonce du Règne de Dieu.

 

Par conséquent c’est d'une certaine façon toute la vie publique de Jésus, tous ses miracles, toutes ses rencontres, tous ses discours, on pense bien entendu aux Béatitudes, et à toutes les paraboles. Ce mystère lumineux est donc ouvert à tout l’Evangile !

 

Le 4eme mystère est la Transfiguration de Jésus, évangile que nous méditons chaque année le deuxième dimanche de Carême, où Jésus conduit ses apôtres Pierre Jacques et Jean sur une haute Montagne. Là leur est révélé sa véritable identité dans une vision surnaturelle, comme pour les préparer aux humiliations de la passion.

 

Et enfin, le 5eme Mystère, celui de l'Institution de l'Eucharistie, comme don pascal de Jésus, et comme Sacrement qui rassemble et condense tous les Sacrements du Salut donnés par le Christ à l'Eglise pour le salut de l'humanité.

 

L’Eucharistie source et sommet de la vie de l’Eglise selon l’expression du Concile Vatican II. Mais aussi ne l’oublions pas, c’est aussi la dernière Cène qu’estt institué le Sacerdoce et où pour toujours le don de l’Eucharistie est indissociablement lié au don du sacerdoce.

 

« Dans ces mystères, à l'exception de Cana, Marie n'est présente qu'en arrière-fond. Les Évangiles ne font que quelques brèves allusions à sa présence occasionnelle à un moment ou à un autre de la prédication de Jésus, et ils ne disent rien à propos de son éventuelle présence au Cénacle au moment de l'institution de l'Eucharistie. Mais la fonction qu'elle remplit à Cana accompagne, d'une certaine manière, tout le parcours du Christ. La révélation qui, au moment du Baptême au Jourdain, est donnée directement par le Père et dont le Baptiste se fait l'écho, est sur ses lèvres à Cana et devient la grande recommandation que la Mère adresse à l'Église de tous les temps: " Faites tout ce qu'il vous dira " (Jn 2, 5). C'est une recommandation qui nous fait entrer dans les paroles et dans les signes du Christ durant sa vie publique, constituant le fond marial de tous les "mystères de lumière". »

Message du vendredi 1er mai

Bonjour et bonne fête de saint Joseph patron des travailleurs, soyez assurés de mes prières particulières en ce jour! Que la Vierge Marie et Saint Joseph vous garde sous sa protection!

  

Chers amis, en ce 1er mai, où l’Eglise fait mémoire de Saint Joseph patron des travailleurs, nous entrons dans le mois de Marie. Le Pape François nous demande de prier chaque jour le chapelet, et de redécouvrir la richesse de la méditation des mystères du Rosaire. Cette après-midi à 16H30 nous célébrerons la messe d’Ouverture du mois de Marie à 16H30 au Sanctuaire de Notre Dame de la Genouillade, nous vous invitons à vous unir par la prière à cette messe célébrée hélas à « huis-clos » . Elle sera retransmise en direct sur le site Facebook de la Paroisse Littoral Agathois, et à partir de 17H30 sur notre chaine You Tube. Je vous invite particulièrement pour vous préparer à cette messe à réciter le chapelet à 15H30 en retransmission de la Grotte de Lourdes et à réciter la prière spéciale du Pape François que vous trouverez dans l'ongle Prières.

 

« Le mois de mai est traditionnellement consacré à la Vierge Marie. Cette année, alors que la pandémie Covid-19 ébranle notre quotidien, n’oublions pas que la tendresse maternelle de Marie nous accompagne à tous les instants de notre vie, même les plus sombres.

 

Jésus nous a donné sa mère. Et pas n’importe quand : juste avant de mourir. « Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : ‘’Femme, voici ton fils’’. Puis il dit au disciple : ‘’Voici ta mère’’. Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui » (Jn 19, 26-27). À la Croix, Marie est devenue mère de l’Église. Elle nous est donnée pour être près de nous le signe discret de la sollicitude du Père, pour nous conduire vers Jésus, pour nous ouvrir à l’action de l’Esprit Saint. Elle-même, l’Immaculée, y a été disponible tout au long de sa vie. Sur la Terre, Marie a pris soin de Jésus, comme la meilleure et la plus aimante des mères. Ne doutons pas qu’elle prenne soin de nous de la même manière.

 

Demandons-le-lui, confions-lui tous nos soucis, petits ou grands, toutes nos préoccupations, des plus spirituelles aux plus prosaïques : nos difficultés à prier, par exemple, ou nos problèmes familiaux, et même les questions « bassement matérielles » qui hantent nos esprits. La Vierge Marie est attentive à nos besoins, comme elle l’a été pour les invités de Cana. Et comme à Cana, elle intercède pour nous (Jn 2), toutes nos demandes, toutes nos prières, elle va les porter à Jésus.

 

Quand nous récitons le chapelet et que nous répétons : « Je vous salue Marie », nous sommes comme des petits enfants qui ont besoin de tenir la main de leur mère pour avancer. Nous nous confions à l’intercession de Marie, nous nous appuyons sur elle pour marcher vers Jésus. Nous nous laissons porter par sa prière. Pour un enfant, être porté par sa mère est le meilleur moyen d’avancer rapidement, sans risque de tomber, même quand il est fatigué ou qu’il ne connaît pas la route. »

 

Extrait d’un article de Christine Ponsard dans Aleteia.

Message du jeudi 30 avril

Les réactions des évêques ont été nombreuses dans les heures qui ont suivi l’annonce faite, par Édouard Philippe, ce mardi, de maintenir la suspension des messes et célébrations religieuses publiques jusqu’au 2 juin.

 

Déception, étonnement, scepticisme, tristesse, agacement… Les évêques n’ont pas manqué de réagir à la présentation du plan de « déconfinement » du gouvernement devant l’Assemblée nationale ce mardi. Concernant les cultes, « je crois qu’il est légitime de demander de ne pas organiser de cérémonies avant cette barrière du 2 juin », a ainsi annoncé Édouard Philippe.

 

Des propos auxquels la Conférence des évêques de France a réagi moins de quatre heures après en faisant part de son incompréhension : « Nous voyons mal en quoi la pratique ordinaire de la messe favorise la propagation du virus et gène le respect des gestes barrières plus que bien des activités qui reprendront bientôt », a-t-elle indiqué. Demandant à rencontrer les pouvoirs publics, nationaux ou locaux, pour préparer la reprise effective du culte, les évêques de France ont rappelé que « la liberté de culte est un élément constitutif de la vie démocratique ». « La dimension spirituelle et religieuse de l’être humain contribue, nous en sommes persuadés, à la paix des cœurs, à la force dans l’épreuve, à la fraternité entre les personnes, et à toute la vie sociale ».

 

« Comme toujours les catholiques doivent être fermes et paisibles », a réagi Mgr Rougé, évêque de Nanterre pour les Hauts-de-Seine. « Il ne s’agit pas d’entrer dans un esprit de révolte mais de dire, par différents moyens, combien nous sommes choqués par la manière de traiter la question des cultes dans cette crise ». L’évêque a également souligné que l’Église a « toujours été « solidaire de l’effort collectif mais que les trois lignes sèches et lapidaires du Premier ministre à propos des cultes sont inacceptables. Il y a un défaut de respect des croyants et de la liberté religieuse qui est incompréhensible ». Évoquant les raisons qui ont pu pousser l’exécutif à agir de la sorte, il a rappelé que « les catholiques doivent comprendre que, pour certains dirigeants qui n’ont aucune expérience de la foi, l’idée que notre vie sacramentelle soit vraiment importante est en dehors de leur champs d’expérience ».

 

« Aller à la messe, ce n’est pas aller au cinéma, ce n’est pas une distraction, c’est quelque chose de vital », a affirmé de son côté Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, au micro de Radio Notre Dame ce mercredi 29 avril. « L’eucharistie est une nourriture divine qui permet aux gens de tenir dans le confinement, c’est un remède spirituel ». Il a également regretté le manque d' « anthropologie » de nos gouvernants : « Qu’est-ce que l’homme et fondamentalement, qu’est-ce que l’humanité, ils ne savent pas du tout, c’est ça le grand vide ».

 

« Je partage l’incompréhension de beaucoup devant la relégation de la liberté de culte à la dernière roue du carrosse de la nation française », a affirmé quant à lui l’archevêque de Rouen, Mgr Dominique Lebrun. Et les interrogations sont nombreuses : « Pourquoi les messes ne peuvent-elles pas reprendre alors que nous nous engagions à respecter les gestes barrières et la distanciation physique ? Pourquoi ne peuvent-elles pas reprendre alors que tant d’autres activités reprennent le 11 mai ? Pourquoi ne pas avoir fait appel à la responsabilité des fidèles qui cherchent le bien de tous selon l’exigence de l’Évangile ? ».

 

« Je ne crois pas qu’on puisse capituler sans discussion devant ce qui apparaît comme un manque grave de respect envers les catholiques », a indiqué sur Twitter Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne. « Nous sommes des gens responsables, capables, autant que les commerçants et les conservateurs de musées, de prendre des précautions sanitaires ».

 

Dans un entretien accordé à La Croix, Mgr Guy de Kerimel, évêque de Grenoble-Vienne, et Mgr Robert Le Gall, archevêque de Toulouse, ont fait part de leur déception. Devoir attendre le mardi 2 juin pour pouvoir célébrer des messes en public est « une souffrance réelle et objective ». D’autant plus « que le rassemblement autour de l’Eucharistie est constitutif de l’Église pour nous catholiques et pour les orthodoxes ».

 

Prions pour que nos dirigeants puissent entendre ces appels, et n’ayons pas peur de manifester notre incompréhension en écrivant au député de notre circonscription et en lui rappelant que les catholiques votent et qu’à l’heure du choix ils n’oublieront pas !

Message du mercredi 29 avril

Chers amis,

 

Plusieurs personnes n'ayant pas d’accès aux réseaux sociaux ont souhaité le texte de l’homélie du Père Yannick le Dimanche de la Divine Miséricorde.

 

Vous la trouverez dans l'onglet Homélie.

 

Nous vous recommandons tout particulièrement la récitation du chapelet de la Divine Miséricorde pour les familles en deuil qui à cause des mesures gouvernementales ne peuvent pas se rassembler pour les obsèques d'un proche, et pour les défunts à qui ont a refusé la célébration d'une messe pour le salut de leur âme.

Message du mardi 28 avril

Chers amis, un problème technique ne nous a pas permis de vous envoyer le message d'hier veuillez trouver ci-dessous, la lettre du pape François pour le mois de Marie.

 

 

LETTRE DU PAPE FRANÇOIS A TOUS LES FIDELES POUR LE MOIS DE MAI 2020

 

Chers frères et sœurs,

 

Le mois de mai est désormais tout proche, mois où le peuple de Dieu exprime avec une particulière intensité son amour et sa dévotion pour la Vierge Marie. Il est de tradition, en ce mois, de prier le Rosaire à la maison, en famille. Une dimension, la dimension domestique, que les restrictions de la pandémie nous ont “contraints” à valoriser, également du point de vue spirituel.

 

J’ai donc pensé proposer à tous de redécouvrir la beauté de prier le Rosaire à la maison pendant le mois de mai. On peut le faire ensemble ou personnellement ; c’est à vous de choisir selon les situations, en évaluant les deux possibilités. Mais, de toute manière, il y a un secret pour le faire : la simplicité ; et il est facile de trouver, aussi sur internet, de bons modèles de prières à suivre.

 

De plus, je vous offre les textes de deux prières à la Vierge que vous pourrez réciter à la fin du Rosaire, et que je réciterai moi-même pendant le mois de mai, uni à vous spirituellement. Je les joins à cette lettre de sorte qu’elles soient mises à la disposition de tous.

 

Chers frères et sœurs, contempler ensemble le visage du Christ avec le cœur de Marie, notre Mère, nous rendra encore plus unis comme famille spirituelle et nous aidera à surmonter cette épreuve. Je prierai pour vous, spécialement pour ceux qui souffrent le plus, et vous, s’il vous plait, priez pour moi. Je vous remercie et vous bénis de tout cœur.

 

Rome, Saint Jean de Latran, 25 avril 2020

Fête de Saint Marc Evangéliste François

 

Prière à Marie

 

O Marie,

tu resplendis toujours sur notre chemin

comme signe de salut et d’espérance.

Nous nous confions à toi, Santé des malades,

qui, auprès de la croix, as été associée à la douleur de Jésus,

en maintenant ta foi ferme.

 

Toi, Salut du peuple romain,

tu sais de quoi nous avons besoin

et nous sommes certains que tu veilleras

afin que, comme à Cana de Galilée,

puissent revenir la joie et la fête

après ce moment d’épreuve.

 

Aide-nous, Mère du Divin Amour,

à nous conformer à la volonté du Père

et à faire ce que nous dira Jésus,

qui a pris sur lui nos souffrances

et s’est chargé de nos douleurs

pour nous conduire, à travers la croix,

à la joie de la résurrection. Amen.

 

Sous Ta protection nous cherchons refuge, Sainte Mère de Dieu.

N’ignore pas nos supplications, nous qui sommes dans l’épreuve,

et libère-nous de tout danger, O Vierge glorieuse et bénie.

 

 

Prière à Marie

 

« Sous ta protection nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu ».

 

Dans la présente situation dramatique, chargée de souffrances et d’angoisses qui frappent le monde entier, nous recourons à Toi, Mère de Dieu et notre Mère, et nous cherchons refuge sous ta protection.

 

O Vierge Marie, tourne vers nous tes yeux miséricordieux dans cette pandémie du coronavirus,

 

et réconforte ceux qui sont perdus et qui pleurent leurs proches qui sont morts, enterrés parfois d’une manière qui blesse l’âme.

 

Soutiens ceux qui sont angoissés pour les personnes malades auprès desquelles, pour empêcher la contagion, ils ne peuvent être proches.

 

Suscite la confiance en celui qui est inquiet pour l’avenir incertain et pour les conséquences sur l’économie et sur le travail.

 

Mère de Dieu et notre Mère, implore pour nous de Dieu, Père de miséricorde, que cette dure épreuve finisse et que revienne un horizon d’espérance et de paix.

 

Comme à Cana, interviens auprès de ton Divin Fils, en lui demandant de réconforter les familles des malades et des victimes, et d’ouvrir leur cœur à la confiance.

 

Protège les médecins, les infirmiers et les infirmières, le personnel sanitaire, les volontaires qui, en cette période d’urgence, sont en première ligne et risquent leur vie pour sauver d’autres vies.

 

Accompagne leur fatigue héroïque et donne-leur force, bonté et santé.

 

Sois aux côtés de ceux qui, nuit et jour, assistent les malades ainsi que des prêtres qui, avec sollicitude pastorale et engagement évangélique, cherchent à aider et à soutenir chacun.

 

Vierge Sainte, éclaire l’esprit des hommes et des femmes de science, pour qu’ils trouvent de justes solutions pour vaincre ce virus.

 

Assiste les Responsables des Nations, pour qu’ils œuvrent avec sagesse, sollicitude et générosité, en secourant ceux qui manquent du nécessaire pour vivre, en programmant des solutions sociales et économiques avec clairvoyance et avec esprit de solidarité.

 

Marie très Sainte, touche les consciences pour que les sommes considérables utilisées pour accroître et perfectionner les armements soient au contraire destinées à promouvoir des études adéquates pour prévenir de semblables catastrophes dans l’avenir.

 

Mère très aimée, fais grandir dans le monde le sens d’appartenance à une seule grande famille, dans la conscience du lien qui nous unit tous, pour que nous venions en aide aux nombreuses pauvretés et situations de misère avec un esprit fraternel et solidaire. Encourage la fermeté dans la foi, la persévérance dans le service, la constance dans la prière.

 

O Marie, Consolatrice des affligés, embrasse tous tes enfants dans la tribulation et obtiens que Dieu intervienne de sa main toute puissante pour nous libérer de cette terrible épidémie, afin que la vie puisse reprendre dans la sérénité son cours normal.

 

Nous nous confions à Toi, toi qui resplendis sur notre chemin comme signe de salut et d’espérance, o clémente, o miséricordieuse, o douce Vierge Marie. Amen.

Message du vendredi 24 avril

Chers amis, certains parmi vous n'ayant pas la possibilité de suivre les publications de la paroisse sur internet m'ont demandé de pouvoir lire la deuxième partie des petits conseils que je vous donne pour méditer la Parole de Dieu. Vous trouverez donc aujourd'hui cette deuxième partie ci-dessous. Ce dimanche encore les messes seront célébrées à huis-clos, les portes fermées, avec uniquement les 9 personnes autorisées par les autorités à être présentes pour les besoins de la liturgie et de sa retransmission en direct. La messe dominicale du IIIème dimanche de Pâques sera célébrée à 11H00 à la Cathédrale d'Agde et retransmise (si la technique le permet) en direct par facebook et en différé à partir de 12H00 par la chaine youtube.

 

 

Le temps de la méditation n’est pas un temps que l’on prend mais un temps que l’on donne.

 

Il est important de réaliser cela, pour nous disposer à l’écoute de la Parole de Dieu !

 

Aujourd’hui, la « méditation » est à la mode. Mais elle est souvent recherchée comme une « technique » pour son « bien être », pour trouver un équilibre, une paix intérieure, retrouver la sérénité.

 

Beaucoup de personnes qui n’ont pas la Foi prennent du temps pour méditer en pensant : « je prends du temps pour moi. »

 

La méditation chrétienne demande une autre attitude : je ne prends pas du temps pour moi, mais je donne du temps à Dieu.

 

Et allons même plus loin : ce n’est pas moi qui donne du temps à Dieu, c’est Lui qui me donne du temps. Nous oublions souvent cela ; le temps ne nous appartient pas !

 

Ce temps après lequel nous courrons ne nous appartient pas, il appartient à Dieu ! C’est Lui et Lui seul qui nous du donne du temps, le temps que dure notre vie mais aussi le temps qu’il nous offre pour nous mettre à l’écoute de sa Parole.

 

Le temps de la méditation est un temps que nous recevons de Dieu. C’est important de réaliser cela, et de se le répéter à soi même, si nous voulons mettre notre cœur dans une attitude de « réception » pour écoute Sa Parole comme ce que Dieu a à me dire. A travers les mots que je vais lire dans cette page de l’Evangile, ou ce passage biblique Dieu veut me parler !

 

Et maintenant quel va être la page de l’Evangile, ou le passage biblique à travers lequel Dieu veut aujourd’hui me parler ?

 

Là encore, il est important de « recevoir ».

 

Les Saintes Ecritures nous sont transmises de générations en générations à travers une communauté à la quelle nous appartenons depuis notre baptême.

 

C’est dans cette communauté que j’ai appris chaque dimanche à écouter la Parole de Dieu.

 

Chaque jour, l’Eglise célèbre l’Eucharistie et se met à l’écoute de la Bible :

 

une 1ere lecture de l’Ancien ou du nouveau Testament, un psaume, et le passage d’un Evangile.

 

Recevoir les textes de la liturgie de la messe quotidienne pour méditer la parole de Dieu est une grande richesse.

 

D’abord parce que cela nous met en communion avec toute l’Eglise.

 

Savoir qu’aujourd’hui des milliers de chrétiens dans le monde veulent se mettre à l’écoute de la Parole de Dieu en lisant ou en entendant les mêmes mots dans toutes les langues de la terre. La carmélite dans sa chapelle, le malade dans sa chambre d’hôpital, l’employée dans le transport en commun qui la conduit à son travail, un prisonnier dans sa cellule, sont en ce moment unis dans ce même désir d’écouter ce que le Seigneur veut dire à chacun et chacune d’elle.

 

Ensuite parce que ces textes vont être prononcés dans la Liturgie de la parole de la messe, de toutes les messes célébrées partout dans le monde.

 

La messe célébrée ce matin à 7H00 dans la chapelle Ste Marthe du Vatican par le pape François que nous sommes nombreux à suivre, celle célébrée à la grotte de Lourdes, celle que vos prêtres célèbrent chaque jour en ce moment dans nos églises vides, celle célébrée en clandestinité dans un garage là où la persécution interdit aux chrétiens de se réunir...

 

C’est aussi cela recevoir la Parole de Dieu de la liturgie de l’Eglise, faire l’expérience importante du mystère de notre communion, une communion qui trouve sa source dans l’Eucharistie, présence réelle du Christ dans le monde.

 

Dans cette période difficile que nous vivons où nous pouvons souffrir du manque de nos rassemblements, du manque de l’Eucharistie, demandons à l’Esprit Saint de nous faire découvrir dans la méditation de la Parole que nous donne la liturgie d’entrer dans une autre dimension du mystère de l’Eglise.

Message du jeudi 23 avril

Chers amis, beaucoup d'entre vous m'ont exprimé hier leur déception profonde suite aux annonces plus ou moins officielles concernant la reprise des messes publiques qui serait repoussée mi juin. N'ayant pour le moment reçu aucun message officiel de notre archevêque et des autorités diocésaines, je ne peux vous répondre. Je comprends votre souffrance, et je partage vos interrogations et votre grande déception! L'heure n'est certainement pas à la polémique, et nous devons tous obéir aux mesures sanitaires exigées par les pouvoirs publics, avec discernement et humilité. Permettez moi cependant de vous partager ce que disait hier un de nos meilleurs historiens, Jean Sevilla dans un entretien: "Les catholiques, depuis le début de la crise, ont toujours respecté les consignes sanitaires des pouvoirs publics et continueront à le faire. Cela suppose que ce respect soit réciproque! L’intervention de policiers en armes, dimanche dernier dans une église parisienne, tandis que le curé célébrait la messe en compagnie de six personnes qui avaient une fonction à remplir dans la célébration, mais alors que les portes de l’église étaient fermées, était d’une part illégale, et d’autre part scandaleuse. Certains contesteraient-ils la liberté de culte?" Vous trouverez ci-dessous des extraits de cet entretien, pour nourrir notre réflexion.

 

En cette fête de Saint Georges, patron de plusieurs nations, mais aussi des scouts du monde entier, redisons avec confiance la prière de Saint Ignace: " Seigneur Jésus apprenez-nous à être généreux, à vous servir comme vous le méritez, à donner sans compter, à combattre sans souci des blessures, à travailler sans chercher le repos, à nous dépenser sans avoir d'autre récompense que celle de savoir que nous faisons votre Sainte Volonté!" Amen.

 

Les catholiques aspirent profondément à retourner à la messe.

 

Extraits de l’Entretien avec Jean Sevilla, journaliste, écrivain et historien dans le Figaro Vox du 21 Avril

 

L’Élysée envisage une reprise des cultes à la mi-juin en France. Cette décision a déçu beaucoup de catholiques. Pourquoi?

 

Les catholiques, depuis le début de la crise, ont toujours respecté les consignes sanitaires des pouvoirs publics et continueront à le faire. Cela suppose que ce respect soit réciproque: même dans le cadre du confinement, les lieux de culte sont ouverts, et les prêtres ont le droit de célébrer la messe dans leurs églises, mais sans fidèles. L’intervention de policiers en armes, dimanche dernier dans une église parisienne, tandis que le curé célébrait la messe en compagnie de six personnes qui avaient une fonction à remplir dans la célébration, mais alors que les portes de l’église étaient fermées, était d’une part illégale, et d’autre part scandaleuse. Certains contesteraient-ils la liberté de culte?

 

Les catholiques savent que la reprise de leur assistance à la messe devra s’opérer dans des conditions particulières, en suivant les fameux gestes barrières, et de manière différenciée: les problèmes à résoudre ne seront pas les mêmes pour une paroisse rurale peu fréquentée que pour une église citadine habituellement bondée.

 

Mais justement, alors que des propositions concrètes ont été faites en ce sens par l’épiscopat pour la mi-mai, il est surprenant que le chef de l’État, lors de la réunion qui s’est tenue mardi par visioconférence avec les représentants des cultes, ait renvoyé la reprise à la mi-juin. En Allemagne et en Italie, c’est un débat public. Le gouvernement autrichien, pionnier du déconfinement, a annoncé la réouverture des cultes au public dès le 15 mai. Pourquoi ce qui est possible à Vienne ne le serait pas à Paris? Dans le discours qu’il avait prononcé, le 9 avril 2018, au Collège des Bernardins, Emmanuel Macron avait déclaré qu’ «un président de la République prétendant se désintéresser de l’Église et des catholiques manquerait à son devoir». Et bien le Président, chef d’un État laïque mais qui a été élu par une nation historiquement liée au christianisme, devrait comprendre que, pour un catholique conscient de sa foi, la messe n’est pas une activité culturelle facultative mais, selon la formule des attestations de déplacement dérogatoire, une «première nécessité». Les catholiques, citoyens loyaux, ont accepté d’en être privés depuis six semaines, et surtout pendant la Semaine sainte et à Pâques, qui est le cœur de la vie chrétienne. Mais dès lors qu’il y a déconfinement, ils sont en droit, tout en veillant aux règles sanitaires, de réclamer de reprendre le chemin de leurs églises.

 

Ce que nous vivons n’a pas de précédent. Même pendant la Seconde Guerre mondiale, les églises sont restées ouvertes. Mais il est également vrai que cette crise sanitaire est sans précédent dans sa violence, du moins à s’en tenir aux temps modernes. Pour retrouver une longue période où les messes étaient interdites, il faudrait remonter à la Révolution française, mais ce serait une comparaison boiteuse car, à partir de la Terreur, le clergé, signataire ou non de la Constitution civile du clergé, était proscrit. Ce n’est pas le cas aujourd’hui où tous les prêtres de France célèbrent librement leur messe chaque jour, mais sans fidèles.

 

Tout le monde a envie de pouvoir retourner au café ou au restaurant avec ses amis. Les catholiques aussi. Mais en plus, ils aspirent profondément à retourner à la messe.

 

Du fait de l’histoire, y a-t-il en France un rapport plus complexe de l’Église à l’État que dans d’autres pays?

 

Les rapports de l’Église et de l’État, depuis la loi de séparation de 1905, représentent une histoire longue et compliquée… Après-guerre et jusqu’aux années 1970, on a eu parfois une situation à front renversé, où c’était un certain clergé qui cherchait le consensus à tout prix avec son époque, en flirtant parfois avec des idéologies séculières qui, sous d’autres cieux, avaient pourtant persécuté le christianisme…

 

Mais la grande majorité du clergé d’aujourd’hui, et donc de l’épiscopat, s’est formé sous Jean-Paul II, pape qui ne se gênait pas pour dire ce qu’il pensait. Je n’ai pas qualité pour juger de l’action des instances de l’Église de France, mais il faut aussi considérer qu’elles représentent une religion dont l’ancrage historique, culturel et sociologique est majoritaire en France, mais dont la pratique est minoritaire, ce qui n’est pas la meilleure situation pour se faire entendre des pouvoirs publics. Cette minorité catholique, néanmoins, est la plus grosse minorité religieuse de France. Et son rapport au pays s’est lu dans toute sa subtilité quand la France entière a pleuré lors de l’incendie de Notre-Dame de Paris, cathédrale on ne peut plus catholique. Attention aux imputations trop faciles, et regardons ce qui se passe dans la réalité et non sur les réseaux sociaux. Je pourrais vous citer beaucoup de paroles d’évêques d’où la frilosité est vraiment absente. À propos de l’irruption de policiers dans une église évoquée plus haut, Mgr Aupetit lançait mercredi matin sur Radio Notre-Dame: «Il faut garder la tête froide et arrêter ce cirque. Sinon on va prendre la parole et (...) aboyer très fort!» L’archevêque de Paris exprimait tout haut ce que beaucoup de catholiques pensent tout bas.

Message du mardi 21 avril

Les « vendredis de la Divine Miséricorde ».

 

Article de Marzena Devoud, pour Aleteïa. Journaliste polonaise née en 1965 à Cracovie, son père Stefan Mieczysław Wilkanowicz universitaire et figure intellectuelle de Pologne était un ami très proche de Karol Wojtyla, le futur Jean Paul II.

 

Instituée le premier dimanche après Pâques, la fête de la Miséricorde Divine, que nous avons célébré dimanche, est une réponse de l’Église à la demande de Jésus transmise à Sœur Faustine, mystique polonaise ayant eu des visions du Christ ressuscité.

 

Née dans un petit village de Pologne, Hélène Kowalska, qui deviendra sœur Marie Faustine en entrant dans la Congrégation des Sœurs de Notre Dame de la Miséricorde, est une personne simple, consciente de ses limites et de ses faiblesses. Pourtant, elle est déterminée à se laisser transformer par Jésus jusqu’à entrer en grande union mystique avec Lui.

 

Si elle se laisse ainsi conduire, c’est qu’elle est humble et généreuse. Elle ne rechigne pas au travail manuel malgré sa santé déficiente, elle mourra de tuberculose comme sainte Thérèse de l’Enfant Jésus. Sa générosité, son amour de Jésus, son zèle pour le salut des âmes, la feront passer par de très grandes souffrances intérieures et physiques. Elle connaîtra de longues et douloureuses ténèbres.

 

Tout au long de sa vie religieuse, sainte Faustine s’efforce de transmettre le message de la Miséricorde divine que lui enseigne Jésus. Personne autour d’elle, en dehors de ses supérieurs et de son confesseur, n’est au courant de ses révélations et de son intense vie mystique.

 

Pour sainte Faustine Kowalska, la clé pour apprendre à aimer et à pardonner autant l’autre que soi-même se trouve dans la miséricorde divine. Celle qui ne s’intéresse pas aux qualités de l’homme, mais bien à sa faiblesse et à sa pauvreté. Faustine comprend que ce sont surtout les misères physiques, psychologiques ou morales de l’homme qui attirent l’amour miséricordieux de Dieu.

 

« Que les plus grands pécheurs mettent leur confiance en ma miséricorde. Ils ont droit avant tous les autres à la confiance en l’abîme de ma miséricorde », lui dit le Christ dans des paroles qu’elle a retranscrites dans son Petit Journal.

 

La clef pour vivre de la miséricorde est donc de reconnaître humblement sa misère, d’accepter de dépendre de Dieu et de lui faire confiance.

 

Croire que le mal est trop enraciné en nous vient de notre orgueil.

 

C’est le seul vrai obstacle. Jésus a ainsi révélé quelle est la miséricorde divine à la mystique polonaise, « toute âme qui croit et qui a confiance en ma Miséricorde, l’obtiendra ».

 

Depuis le début de son pontificat, le pape argentin est revenu régulièrement sur le sens profond de la miséricorde comme vertu évangélique. Comme Jean Paul II il était très attentif aux messages de Jésus transmis à sainte Faustine, mystique polonaise, la « sécrétaire de la miséricorde de Jésus ».

 

Ainsi, en annonçant en 2015, une Année sainte de la Miséricorde (du 8 décembre 2015 au 20 novembre 2016), le Pape a tenu à lancer les Vendredis de la miséricorde.

 

Le principe est simple. Faire au moins d’un vendredi par mois, le jour marqué par un acte concret de miséricorde.

 

Une résolution que le pape François applique lui-même.

 

En effet, depuis le lancement de cette initiative, le Souverain pontife trouve un vendredi tous les mois le temps de rendre visite à ceux qui sont marginalisés : Ceux qui vivent dans la pauvreté, l’oubli, l’abandon ou encore la solitude.

 

Malgré son programme chargé, le pape est fidèle à cet engagement.

 

Ainsi, en quittant parfois discrètement l’enceinte du Vatican à bord de sa Ford Focus bleue, il s’est rendu en surprise dans une maison pour personnes âgées ou malades, une autre fois aux urgences de néonatologie, comme encore dans un centre d’accueil pour réfugiés, ou dans une communauté de personnes vivant avec divers

 

Le Pape a aussi visité une amie de longue date qui vivait seule, ou il a appelé longuement une famille en deuil d’un enfant. Aucune circonstance ne l’a visiblement écarté de ce nouveau rituel.

 

Pour lui, les « Vendredi de la miséricorde » sont sa réponse personnelle et concrète aux paroles de Jésus transmises à Sœur Faustine et rapportées dans son Journal qui sont à l’origine de la fête de la Miséricorde : « L’humanité ne trouvera pas la paix tant qu’elle ne se tournera pas vers la source de ma miséricorde ».

 

Pourquoi pas ne pas profiter de célébrer la fête de la Miséricorde divine en se lançant à notre tour dans le défi des « Vendredis de la miséricorde » ?

 

Le confinement lui-même ne devrait pas être un obstacle.

 

Les différentes initiatives ne manquent pas.

 

Dans un monde tout aussi affecté par le virus de l’indifférence que par la menace du virus Covid-19, les œuvres de miséricorde comme ces Vendredis de la miséricorde sont peut-être le meilleur antidote.

 

Les personnes dans le besoin, particulièrement en ce moment, ne manquent pas autour de nous, nul doute que l’Esprit-Saint saura nous insuffler les bonnes actions à entreprendre, en prenant modèle sur celles du pape François.

Message du lundi 20 avril

Nous sommes invités à vivre cette deuxième semaine du Temps Pascal, dans la lumière du Dimanche de la Divine Miséricorde que nous venons de célébrer. Je vous encourage à réciter chaque jour le chapelet de la Divine Miséricorde, et à redire souvent, devant une image du Christ de la Divine Miséricorde, ou devant votre Crucifix, l'invocation de Sainte Faustine : " Jésus, j'ai confiance en toi". L'Evangile que nous avons écouté dimanche d'une richesse inépuisable, peut accompagner toute cette semaine notre temps méditation de la Parole de Dieu. Pour vous y aider, vous trouverez ci-dessous l'homélie prononcée hier par le Saint-Père.

  

Homélie du pape François pour le Dimanche de la Divine Miséricorde

 

Dimanche dernier, nous avons célébré la résurrection du Maître. Aujourd’hui, nous assistons à la résurrection du disciple. Une semaine s’est écoulée, une semaine que les disciples, bien qu’ayant vu le Ressuscité, ont passée dans la peur, « les portes verrouillées » (Jn 20, 26), sans même réussir à convaincre de la résurrection l’unique absent, Thomas. Que fait Jésus face à cette incrédulité craintive ? Il revient, il se met dans la même position, « au milieu » des disciples et répète la même salutation : « La paix soit avec vous !» (Jn 20, 19.26). Il recommence tout depuis le début.

 

La résurrection du disciple commence ici, à partir de cette miséricorde fidèle et patiente, à partir de la découverte que Dieu ne se lasse pas de nous tendre la main pour nous relever de nos chutes. Il veut que nous le voyions ainsi : non pas comme un patron à qui nous devons rendre des comptes, mais comme notre Papa qui nous relève toujours. Dans la vie, nous avançons à tâtons, comme un enfant qui commence à marcher mais qui tombe. Quelques pas et il tombe encore ; il tombe et retombe, et chaque fois le papa le relève. La main qui nous relève est toujours la miséricorde : Dieu sait que sans miséricorde, nous restons à terre, que pour marcher, nous avons besoin d’être remis debout. Et tu peux objecter : ‘‘Mais je ne cesse jamais de tomber !’’. Le Seigneur le sait et il est toujours prêt à te relever. Il ne veut pas que nous repensions sans arrêt à nos chutes, mais que nous le regardions lui qui, dans les chutes, voit des enfants à relever, dans les misères voit des enfants à aimer avec miséricorde.

 

Aujourd’hui, dans cette église devenue sanctuaire de la miséricorde à Rome, en ce dimanche que saint Jean-Paul II a consacré à la Miséricorde Divine il y a vingt ans, accueillons avec confiance ce message. Jésus a dit à sainte Faustine : « Je suis l’amour et la miséricorde même ; il n’est pas de misère qui puisse se mesurer avec ma miséricorde » (Journal, 14 septembre 1937).

 

Une fois, la Sainte a dit à Jésus, avec satisfaction, d’avoir offert toute sa vie, tout ce qu’elle possédait. Mais la réponse de Jésus l’a bouleversée : « Tu ne m’as pas offert ce qui t’appartient vraiment ». Qu’est-ce que cette sainte religieuse avait gardé pour elle ? Jésus « lui dit avec douceur » : ‘‘Ma fille, donne-moi ta misère’’ » (10 octobre 1937). Nous aussi, nous pouvons nous demander : ‘‘Ai-je donné ma misère au Seigneur ? Lui ai-je montré mes chutes afin qu’il me relève ?’’ Ou alors il y a quelque chose que je garde encore pour moi ? Un péché, un remords concernant le passé, une blessure que j’ai en moi, une rancœur envers quelqu’un, une idée sur une certaine personne… Le Seigneur attend que nous lui apportions nos misères, pour nous faire découvrir sa miséricorde.

 

Revenons aux disciples ! Ils avaient abandonné le Seigneur durant la passion et ils se sentaient coupables. Mais Jésus, en les rencontrant, ne fait pas de longues prédications. À eux qui étaient blessés intérieurement, il montre ses plaies. Thomas peut les toucher et il découvre l’amour ; il découvre combien Jésus avait souffert pour lui qui l’avait abandonné. Dans ces blessures, il touche du doigt la proximité amoureuse de Dieu. Thomas, qui était arrivé en retard, quand il embrasse la miséricorde, dépasse les autres disciples : il ne croit pas seulement à la résurrection, mais à l’amour sans limites de Dieu. Et il se livre à la confession de foi la plus simple et la plus belle : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » (v. 28). Voilà la résurrection du disciple : elle s’accomplit quand son humanité fragile et blessée entre dans celle de Jésus. Là, les doutes se dissipent, là Dieu devient mon Dieu, là on recommence à s’accepter soi-même et à aimer sa propre vie.

 

Chers frères et sœurs, dans l’épreuve que nous sommes en train de traverser, nous aussi, comme Thomas, avec nos craintes et nos doutes, nous nous sommes retrouvés fragiles. Nous avons besoin du Seigneur, qui voit en nous, au-delà de nos fragilités, une beauté indélébile. Avec lui, nous nous redécouvrons précieux dans nos fragilités. Nous découvrons que nous sommes comme de très beaux cristaux, fragiles et en même temps précieux. Et si, comme le cristal, nous sommes transparents devant lui, sa lumière, la lumière de la miséricorde, brille en nous, et à travers nous, dans le monde. Voilà pourquoi il nous faut, comme nous l’a dit la Lettre de Pierre, exulter de joie, même si nous devons être affligés, pour un peu de temps encore, par toutes sortes d’épreuves (cf. 1P 1, 6).

 

En cette fête de la Miséricorde Divine, la plus belle annonce se réalise par l’intermédiaire du disciple arrivé en retard. Manquait seul lui, Thomas. Mais le Seigneur l’a attendu. Sa miséricorde n’abandonne pas celui qui reste en arrière. Maintenant, alors que nous pensons à une lente et pénible récupération suite à la pandémie, menace précisément ce danger : oublier celui qui est resté en arrière.

 

Le risque, c’est que nous infecte un virus pire encore, celui de l’égoïsme indifférent. Il se transmet à partir de l’idée que la vie s’améliore si cela va mieux pour moi, que tout ira bien si tout ira bien pour moi. On part de là et on en arrive à sélectionner les personnes, à écarter les pauvres, à immoler sur l’autel du progrès celui qui est en arrière. Cette pandémie nous rappelle cependant qu’il n’y a ni différences ni frontières entre ceux qui souffrent. Nous sommes tous fragiles, tous égaux, tous précieux. Ce qui est en train de se passer nous secoue intérieurement : c’est le temps de supprimer les inégalités, de remédier à l’injustice qui mine à la racine la santé de l’humanité tout entière !

 

Mettons-nous à l’école de la communauté chrétienne des origines, décrite dans le livre des Actes des Apôtres ! Elle avait reçu miséricorde et vivait la miséricorde : « Tous les croyants vivaient ensemble, et ils avaient tout en commun ; ils vendaient leurs biens et leurs possessions, et ils en partageaient le produit entre tous en fonction des besoins de chacun » (Ac 2, 44-45). Ce n’est pas une idéologie, c’est le christianisme.

 

Dans cette communauté, après la résurrection de Jésus, un seul était resté en arrière et les autres l’ont attendu. Aujourd’hui, c’est le contraire qui semble se passer : une petite partie de l’humanité est allée de l’avant, tandis que la majorité est restée en arrière. Et chacun pourrait dire : « Ce sont des problèmes complexes, il ne me revient pas de prendre soin des personnes dans le besoin, d’autres doivent y penser !’’. Sainte Faustine, après avoir rencontré Jésus, a écrit : « Dans une âme souffrante, nous devons voir Jésus crucifié et non un parasite et un poids… [Seigneur], tu nous donnes la possibilité de pratiquer les œuvres de miséricorde et nous nous livrons à des jugements » (Journal, 6 septembre 1937). Cependant, elle-même s’est plainte un jour à Jésus qu’en étant miséricordieux on passe pour un naïf. Elle a dit : « Seigneur, on abuse souvent de ma bonté ». Et Jésus a répondu : « Peu importe, ma fille, ne t’en soucie pas, toi, sois toujours miséricordieuse envers tout le monde » (24 décembre 1937). Envers tous : ne pensons pas uniquement à nos intérêts, aux intérêts partisans.

 

Saisissons cette épreuve comme une occasion pour préparer l’avenir de tous. En effet, sans une vision d’ensemble, il n’y aura d’avenir pour personne. Aujourd’hui, l’amour désarmé et désarmant de Jésus ressuscite le cœur du disciple. Nous aussi, comme l’apôtre Thomas, accueillons la miséricorde, salut du monde. Et soyons miséricordieux envers celui qui est plus faible : ce n’est qu’ainsi que nous construirons un monde nouveau.

Message du Vendredi de Pâques

Nous nous préparons à la célébration du Dimanche de la Divine Miséricorde.

 

Au cours du Grand Jubilé de l’an 2000, le Saint Père a consacré le deuxième Dimanche de Pâques, comme « Dimanche de la Miséricorde divine. »

 

Il l’a fait lors de la canonisation de sœur Faustyna Kowalska, Ste Marie Faustine témoin et messagère de l'amour miséricordieux du Seigneur.

 

Voilà ce qu’il disait lors de son homélie le 30 Avril 2000:

 

« La miséricorde du Christ continue de nous atteindre à travers le geste de ses mains tendues vers l'homme qui souffre. C'est ainsi que l'a vu et l'a annoncé aux hommes de tous les continents Sœur Faustyna, qui, cachée dans son couvent de Cracovie, a fait de son existence un chant à la miséricorde. La canonisation de Sœur Faustyna revêt une éloquence particulière: à travers cet acte, j'entends transmettre aujourd'hui ce message au nouveau millénaire. Je le transmets à tous les hommes afin qu'ils apprennent à connaître toujours mieux le véritable visage de Dieu et le véritable visage de leurs frères.Jésus dit un jour à soeur Faustyna: "L'humanité ne trouvera pas la paix, tant qu'elle ne s'adressera pas avec confiance à la Miséricorde divine" La Miséricorde divine! Voilà le don pascal que l'Eglise reçoit du Christ ressuscité et qu'il offre à l'humanité, à l'aube du troisième millénaire. 'est de son cœur transpercé qu'une vague de miséricorde se déverse sur l'humanité tout entière. »

Vous êtes nombreux à réciter chaque jour à 15H00 , le « chapelet de la miséricorde divine »., il est particulièrement important de le faire en ces temps difficiles pour une grande partie de notre humanité.

 

Pour ceux qui ne connaissent pas encore cette dévotion qui était si chère à Saint Jean Paul II et qui est aujourd’hui encouragée par le pape François, vous trouverez dans l'onglet Prières jointe la manière de réciter cette prière. 

Message du Jeudi de Pâques

C'est aujourd'hui l'anniversaire du Pape emerite Benoit XVI, qui est né le 16 Avril 1927. Nous rendons grâce avec lui! Sa priere accompagne l'Eglise et son enseignement continue à nous guider. Vous trouverez en piece jointe un extrait de son Encyclique sur l'Espérance ( Spe Salvi 2007). Puissions nous mediter ses paroles lumineuses en ces temps d'obscurités!

 

La prière comme école de l’espérance extrait de l’Encyclique de Benoit XVI sur l’ Espérance ( Spe Salvi 30 novembre 2007 )

 

(32). Un premier lieu essentiel d'apprentissage de l'espérance est la prière.

 

Si personne ne m'écoute plus, Dieu m'écoute encore. Si je ne peux plus parler avec personne, si je ne peux plus invoquer personne – je peux toujours parler à Dieu. S'il n'y a plus personne qui peut m'aider – là où il s'agit d'une nécessité ou d'une attente qui dépasse la capacité humaine d'espérer, Lui peut m'aider. Si je suis relégué dans une extrême solitude...; celui qui prie n'est jamais totalement seul.

 

De ses treize années de prison, dont neuf en isolement, l'inoubliable Cardinal Nguyên Van Thuan nous a laissé un précieux petit livre: Prières d'espérance. Durant treize années de prison, dans une situation de désespoir apparemment total, l'écoute de Dieu, le fait de pouvoir lui parler, devint pour lui une force croissante d'espérance qui, après sa libération, lui a permis de devenir pour les hommes, dans le monde entier, un témoin de l'espérance – de la grande espérance qui ne passe pas, même dans les nuits de la solitude.

 

(33). De façon très belle, Augustin a illustré la relation profonde entre prière et espérance dans une homélie sur la Première lettre de Jean. Il définit la prière comme un exercice du désir. L'homme a été créé pour une grande réalité – pour Dieu lui-même, pour être rempli de Lui. Mais son cœur est trop étroit pour la grande réalité qui lui est assignée. Il doit être élargi. « C'est ainsi que Dieu, en faisant attendre, élargit le désir; en faisant désirer, il élargit l'âme; en l'élargissant, il augmente sa capacité de recevoir ».

 

Augustin renvoie à saint Paul qui dit lui-même qu'il vit tendu vers les choses qui doivent venir. Puis il utilise une très belle image pour décrire ce processus d'élargissement et de préparation du cœur humain. « Suppose que Dieu veut te remplir de miel [symbole de la tendresse de Dieu et de sa bonté]: si tu es rempli de vinaigre, où mettras-tu ce miel? » Le vase, c'est-à-dire le cœur, doit d'abord être élargi et ensuite nettoyé: libéré du vinaigre et de sa saveur. Cela requiert de l'effort, coûte de la souffrance, mais c'est seulement ainsi que se réalise l'adaptation à ce à quoi nous sommes destinés.

 

Même si Augustin ne parle directement que de la réceptivité pour Dieu, il semble toutefois clair que dans cet effort, par lequel il se libère du vinaigre et de la saveur du vinaigre, l'homme ne devient pas libre seulement pour Dieu, mais il s'ouvre aussi aux autres. En effet, c'est uniquement en devenant fils de Dieu, que nous pouvons être avec notre Père commun.

 

Prier ne signifie pas sortir de l'histoire et se retirer dans l'espace privé de son propre bonheur. La façon juste de prier est un processus de purification intérieure qui nous rend capables de Dieu et de la sorte capables aussi des hommes.

 

Dans la prière, l'homme doit apprendre ce qu'il peut vraiment demander à Dieu – ce qui est aussi digne de Dieu. Il doit apprendre qu'on ne peut pas prier contre autrui.

 

Il doit apprendre qu'on ne peut pas demander des choses superficielles et commodes que l'on désire dans l'instant – la fausse petite espérance qui le conduit loin de Dieu.

 

Il doit purifier ses désirs et ses espérances. Il doit se libérer des mensonges secrets par lesquels il se trompe lui-même: Dieu les scrute, et la confrontation avec Dieu oblige l'homme à les reconnaître lui aussi.

 

« Qui peut discerner ses erreurs? Purifie-moi de celles qui m'échappent », prie le Psalmiste (18 [19], 13). La non-reconnaissance de la faute, l'illusion d'innocence ne me justifient pas et ne me sauvent pas, parce que l'engourdissement de la conscience, l'incapacité de reconnaître le mal comme tel en moi, telle est ma faute.

 

S'il n'y a pas de Dieu, je dois peut-être me réfugier dans de tels mensonges, parce qu'il n'y a personne qui puisse me pardonner, personne qui soit la mesure véritable.

 

Au contraire, la rencontre avec Dieu réveille ma conscience parce qu'elle ne me fournit plus d'auto-justification, qu'elle n'est plus une influence de moi-même et de mes contemporains qui me conditionnent, mais qu'elle devient capacité d'écoute du Bien lui-même.

 

(34). Afin que la prière développe cette force purificatrice, elle doit, d'une part, être très personnelle, une confrontation de mon moi avec Dieu, avec le Dieu vivant. D'autre part, cependant, elle doit toujours être à nouveau guidée et éclairée par les grandes prières de l'Église et des saints, par la prière liturgique, dans laquelle le Seigneur nous enseigne continuellement à prier de façon juste.

 

Dans son livre d'Exercices spirituels, le Cardinal Nguyên Van Thuan a raconté comment dans sa vie il y avait eu de longues périodes d'incapacité de prier et comment il s'était accroché aux paroles de la prière de l'Église: au Notre Père, à l'Ave Maria et aux prières de la liturgie.

 

Dans la prière, il doit toujours y avoir une association entre prière publique et prière personnelle. Ainsi nous pouvons parler à Dieu, ainsi Dieu nous parle. De cette façon se réalisent en nous les purifications grâce auxquelles nous devenons capables de Dieu et aptes au service des hommes.

 

Ainsi, nous devenons capables de la grande espérance et nous devenons ministres de l'espérance pour les autres: l'espérance dans le sens chrétien est toujours aussi espérance pour les autres. Et elle est une espérance active, par laquelle nous luttons pour que les choses n'aillent pas vers « une issue perverse ». Elle est aussi une espérance active dans le sens que nous maintenons le monde ouvert à Dieu.

 

C'est seulement dans cette perspective qu'elle demeure également une espérance véritablement humaine.

Message du Lundi de Pâques

Chers amis, même si nous n’avons pu nous rassembler cette année nous avons vécus cette Semaine Sainte avec intensité. Notre Foi dans la présence du Christ souffrant, bien présent au cœur de nos épreuves du moment, nous a aidé à avancer malgré nos questions et nos inquiétudes.

 

Nous sommes maintenant entrés dans le temps Pâques, qui est le temps privilégié de l’Espérance !

 

La Victoire du Christ sur les forces du Mal ne va cesser d’être proclamée dans les prières et les textes de la Liturgie pendant les 40 jours qui nous conduisent à la fête de l’Ascension.

 

Comment allons-nous vivre ces jours ?

 

Si une partie de la réponse dépend des décisions des pouvoirs publics concernant les mesures nécessaires à notre protection, une autre partie dépend de chacun de nous.

 

Et pour nous chrétiens, la dimension spirituelle de notre réponse est essentielle.

 

Nous allons devoir obéir avec humilité et discernement à ce qui nous est demandé pour notre bien et le bien de tous, sans pour autant renoncer à notre liberté spirituelle.

 

Cette liberté spirituelle est par excellence le don de la Grâce Pascale !

 

Que la méditation de l’homélie de Pâques du Saint-Père, nous aide ce soir à nous tourner vers le Seigneur pour lui demander cette grâce.

 

Homélie du pape François le Jour de Pâques

 

« Après le sabbat » les femmes allèrent au tombeau. C’est ainsi qu’a commencé l’Evangile de cette Veillée sainte, par le sabbat. C’est le jour du Triduum pascal que nous négligeons le plus, pris par la frémissante attente de passer de la croix du vendredi à l’alléluia du dimanche. Cette année, cependant, nous percevons plus que jamais le samedi saint, le jour du grand silence. Nous pouvons nous retrouver dans les sentiments des femmes en ce jour. Comme nous, elles avaient dans les yeux le drame de la souffrance, d’une tragédie inattendue arrivée trop vite. Elles avaient vu la mort et avaient la mort dans leur cœur. A la souffrance s’ajoutait la peur : leur arriverait-il, à elles aussi, la même fin qu’au Maître ? Et puis les craintes pour l’avenir, tout à reconstruire. La mémoire blessée, l’espérance étouffée. Pour elles c’était l’heure la plus sombre, comme pour nous.

 

Mais dans cette situation les femmes ne se laissent pas paralyser. Elles ne cèdent pas aux forces obscures de la lamentation et du regret, elles ne se renferment pas dans le pessimisme, elles ne fuient pas la réalité. Le jour du sabbat, elles accomplissent quelque chose de simple et d’extraordinaire : dans leurs maisons elles préparent les parfums pour le corps de Jésus. Elles ne renoncent pas à l’amour : dans l’obscurité du cœur, elles allument la miséricorde. La Vierge, le samedi, jour qui lui sera dédié, prie et espère. Dans le défi de la douleur, elle a confiance dans le Seigneur. Ces femmes, sans le savoir, préparaient dans l’obscurité de ce sabbat « l’aube du premier jour de la semaine », le jour qui aurait changé l’histoire. Jésus, comme une semence dans la terre, allait faire germer dans le monde une vie nouvelle ; et les femmes, par la prière et l’amour, aidaient l’espérance à éclore. Combien de personnes, dans les jours tristes que nous vivons, ont fait et font comme ces femmes, semant des germes d’espérance ! Par de petits gestes d’attention, d’affection, de prière.

 

A l’aube, les femmes vont au tombeau. Là l’ange leur dit : « Vous, soyez sans crainte. Il n’est pas ici, il est ressuscité ». Devant une tombe, elles entendent des paroles de vie… Et ensuite elles rencontrent Jésus, l’auteur de l’espérance, qui confirme l’annonce et dit : « Soyez sans crainte ». N’ayez pas peur, soyez sans crainte : voici l’annonce d’espérance. Elle est pour nous, aujourd’hui. Ce sont les paroles que Dieu nous répète dans la nuit que nous traversons.

 

Cette nuit nous conquerrons un droit fondamental, qui ne nous sera pas enlevé : le droit à l’espérance. C’est une espérance nouvelle, vivante, qui vient de Dieu. Ce n’est pas un simple optimisme, ce n’est pas une tape sur l’épaule ou un encouragement de circonstance. Non. C’est un don du Ciel que nous ne pouvons pas nous procurer tout seul. Tout ira bien, disons-nous avec ténacité en ces semaines, en nous agrippant à la beauté de notre humanité et en faisant monter de notre cœur des paroles d’encouragement. Mais, avec les jours qui passent et les peurs qui grandissent, même l’espérance la plus audacieuse peut s’évaporer. L’espérance de Jésus est différente. Elle met dans le cœur la certitude que Dieu sait tout tourner en bien, parce que, même de la tombe, il fait sortir la vie.

 

La tombe c’est le lieu d’où celui qui rentre ne sort pas. Mais Jésus est sorti pour nous, il est ressuscité pour nous, pour apporter la vie là où il y avait la mort, pour commencer une histoire nouvelle là où on avait mis une pierre dessus. Lui, qui a renversé le rocher à l’entrée de la tombe, peut déplacer les rochers qui scellent notre cœur. Par conséquent, ne cédons pas à la résignation, ne mettons pas une pierre sur l’espérance. Nous pouvons et nous devons espérer, parce que Dieu est fidèle. Il ne nous a pas laissé seuls, il nous a visité : il est venu dans chacune de nos situations, dans la douleur, dans l’angoisse, dans la mort. Sa lumière a illuminé l’obscurité du tombeau : aujourd’hui il veut rejoindre les coins les plus obscurs de la vie. Sœur, frère, même si dans ton cœur tu as enseveli l’espérance, ne baisse pas les bras : Dieu est plus grand. L’obscurité et la mort n’ont pas le dernier mot. Courage, avec Dieu rien n’est perdu.

 

Courage : c’est un mot qui dans l’Evangile sort toujours de la bouche de Jésus. Une seule fois d’autres la prononcent, pour dire à une personne dans le besoin : « Courage ! lève-toi, Jésus t’appelle » (Mc 10, 49). C’est lui, le Ressuscité, qui nous relève nous qui sommes dans le besoin. Si tu es faible et fragile sur le chemin, si tu tombes, ne crains pas, Dieu te tend la main et te dit : “Courage!”. Mais tu pourrais dire, comme don Abbondio : « Le courage, personne ne peut se le donner ». Tu ne peux pas te le donner, mais tu peux le recevoir, comme un don. Il suffit d’ouvrir ton cœur dans la prière, il suffit de soulever un peu cette pierre mise à l’entrée de ton cœur pour laisser entrer la lumière de Jésus. Il suffit de l’inviter : “Viens, Jésus, dans mes peurs et dis-moi aussi : Confiance”. Avec toi, Seigneur, nous serons éprouvés mais non ébranlés. Et, quelle que soit la tristesse qui habite en nous, nous sentirons de devoir espérer, parce qu’avec toi la croix débouche sur la résurrection, parce que tu es avec nous dans l’obscurité de nos nuits : tu es certitude dans nos incertitudes, Parole dans nos silences, et rien ne pourra jamais nous voler l’amour que tu nourris pour nous.

 

Voilà l’annonce pascale, une annonce d’espérance. Elle contient une deuxième partie, l’envoi. « Allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée », dit Jésus. « Il vous précède en Galilée » dit l’ange. Le Seigneur nous précède, il nous précède toujours. C’est beau de savoir qu’il marche devant nous, qu’il a visité notre vie et notre mort pour nous précéder en Galilée, c’est-à-dire dans le lieu qui pour lui et pour ses disciples rappelait la vie quotidienne, la famille, le travail. Jésus désire que nous portions l’espérance là, dans la vie de chaque jour. Mais la Galilée, pour les disciples, c’était aussi le lieu des souvenirs, surtout du premier appel. Retourner en Galilée c’est se souvenir d’avoir été aimés et appelés par Dieu. Chacun de nous a sa propre Galilée. Nous avons besoin de reprendre le chemin, nous rappelant que nous naissons et que nous renaissons d’un appel gratuit d’amour, là, dans ma Galilée. C’est le point d’où repartir toujours, surtout dans les crises, dans les temps d’épreuve. Dans le souvenir de ma Galilée.

 

Mais il y a plus. La Galilée c’était la région la plus éloignée d’où ils se trouvaient, de Jérusalem. Et pas seulement géographiquement : la Galilée était le lieu le plus distant de la sacralité de la Ville sainte. C’était une région peuplée de gens divers qui pratiquaient des cultes variés : c’était la « Galilée des nations ». Jésus envoie là-bas, il demande de repartir de là-bas. Qu’est-ce que cela nous dit ? Que l’annonce de l’espérance ne doit pas être confinée dans nos enceintes sacrées, mais doit être apportée à tous. Parce que tous ont besoin d’être encouragés et, si nous ne le faisons pas nous, qui avons touché du doigt « le Verbe de vie », qui le fera ?

 

Qu’il est beau d’être des chrétiens qui consolent, qui portent les poids des autres, qui encouragent : annonciateurs de vie en temps de mort ! En chaque Galilée, en chaque région de cette humanité à laquelle nous appartenons et qui nous appartient, parce que nous sommes tous frères et sœurs, apportons le chant de la vie ! Faisons taire le cri de mort, ça suffit avec les guerres ! Que s’arrêtent la production et le commerce des armes, parce que c’est de pain et non de fusils dont nous avons besoin. Que cessent les avortements, qui tuent la vie innocente. Que s’ouvrent les cœurs de ceux qui ont, pour remplir les mains vides de qui est privé du nécessaire.

 

Les femmes, à la fin, « embrassèrent les pieds » de Jésus, ces pieds qui pour venir à notre rencontre avaient fait un long chemin, jusqu’à entrer et sortir de la tombe. Elles embrassèrent les pieds qui avaient piétiné la mort et ouvert le chemin de l’espérance. Nous, pèlerins en recherche d’espérance, aujourd’hui nous nous serrons contre toi, Jésus Ressuscité. Nous tournons le dos à la mort et nous t’ouvrons nos cœurs, toi qui es la Vie.

Message du Samedi Saint

Chers amis, en ce Samedi Saint nous sommes avec la Vierge Marie, Notre Dame du Silence, qui nous aide à préparer nos coeurs à la célébration de la Resurrection du Christ. Vous allez célébrer la plus grande fête de la Foi Chrétienne sans pouvoir recevoir le Corps du Christ. Pour beaucoup d'entre vous ce sera sans doute la premiere fois depuis votre premiere communion. Cette épreuve douloureuse du maque de la Sainte Communion doit nous aider à grandir dans le désir et l'Amour du Trés Saint Sacrement de l'Eucharistie. Ce manque peut être reçu comme un appel à la conversion personnelle mais aussi à un passage par une forme de purification de l'Eglise. Je vous invite à prier pour vos prêtres et leur sanctification. (Vous trouverez en piece jointe l'homélie du Jeudi Saint que certains d'entre vous m'ont demandé.)

 

Nous ne pourrons nous rassembler dans nos églises mais soyez assurés que nous serons unis à chacun de vous dans cette communion invisible de l'Eglise "Corps du Christ".

 

Nous vous invitons à vous unir ce soir à la Messe de la Veillée pascale qui sera célébrée à huis-clos à 21H00 à la Cathédrale d'Agde et à la Messe du Jour de Pâques qui sera célébrée à 11H00 également à huis-clos la Cathédrale d'Agde. Elles seront retransmises en direct par le Facebook et la chaine Youtube Paroisse Litoral agathois.

 

Dimanche à 17H00, une messe du soir de Pâques sera célébrée à huis-clos à l'eglise Saint Jean Baptiste de Marseillan et le Lundi de Pâques à 11H00 à l'eglise Saint Benoit du Cap d'Agde.

Message du Vendredi Saint

Chers amis,

 

Les circonstances graves que nous vivons ne nous ont pas permis de nous rassembler pour célébrer le Vendredi Saint. Mais grâce à la télévision, internet et les nouvelles technologies beaucoup ont pu suivre les célébrations en direct (ou presque) en particulier dans notre paroisse du littoral agathois.

 

Un grand Merci à l'équipe technique et liturgique qui dans le strict respect de ce qui est permis par les mesures gouvernementales et avec les autorisations requises donnent le meilleur d'eux-mêmes pour assurer ces retransmissions. Vous êtes nombreux à me témoigner combien cela les soutien dans leur prière et les aide à se sentir un peu moins seul... Nous serons nombreux à suivre ce soir le Chemin de Croix avec le pape François. Mais pour aider aussi ce qui ne le pourraient pas, je vous propose cette méditation du Chemin de Croix de mon ami le Père David Cortes, curé de la Paroisse Notre Dame des Vignes (Cazouls les Béziers - Saint Chinian ) avec laquelle nous nous sommes jumelés pour vivre ensemble des temps forts spirituels en cette période de "confinement".

 

Nous vous invitons à vous unir demain à la Messe de la veillée pascale qui sera célébrée à huis-clos à 21H00 à la Cathédrale d'Agde. Elle sera retransmise en direct (si la technique le permet ) par le Facebook et la chaine YouTube Littoral agathois.

 

 

 

Méditation du CHEMIN DE CROIX par le Père David Cortes, curé de Notre Dame des Vignes : Cazouls- Saint Chinian

 

Pendant la méditation de ce Chemin de Croix, je vous invite à demander au Seigneur d’augmenter notre foi, afin que notre prière et notre vie spirituelle expriment davantage la confiance et l’abandon dans les mains de Dieu, Notre Père, tel que Jésus Christ en témoigne dans son Chemin de Croix.

 

 

Prière préparatoire :

 

« Seigneur Jésus-Christ, tu as dit à tes apôtres : « moi je suis le chemin, la vérité et la vie ». Tandis que nous avançons avec toi dans cette méditation de ton Chemin de Croix, donnenous la grâce de découvrir dans ce chemin, comment tu deviens pour chacun de nous, la seule route qui peut conduire l’homme à découvrir le vrai sens de son existence. Car en toi Seigneur, Dieu a révélé la vérité totale de l’homme, créé à son image et à sa ressemblance. D’autres modèles que Toi, ne sont que des idoles ou des figures éphémères d’une humanité, qui depuis les origines, ne fait que se chercher. Puis, en allant sur ton chemin, vers toi, la Vérité, puissions-nous découvrir comment tu nous sauves en nous aimant jusqu’à en mourir et comment tu nous aimes jusqu’à prendre nos vies et notre péché pour nous sauver. Alors, nous pourrons affirmer avec une joie immense : oui Seigneur, Toi et seulement Toi, tu es le chemin, mon chemin, la vérité, ma vérité et la vie, ma vie… pour l’éternité ! »

 

 

 

1ère station Jésus est condamné à mort.

 

Qu’est ce que la vérité demande Pilate à Jésus. Quel aveuglement, Pilate a la vérité devant lui et il ne la voit pas… Est-il dans l’incapacité de comprendre la vérité ? La cherche-t-il vraiment ?

 

Puisque nous disons que nous croyons en Jésus, nous savons alors ce qu’est la vérité. Pourtant, à cause de la faiblesse de notre foi, le doute et le mensonge peuvent aussi faire partie de notre vie.

 

Pardon Seigneur pour tout ce que j’ai faussé dans ma vie. Pardon pour mes mensonges. Pardon pour mes jugements hâtifs, pour les préjugés que je formule en les préférant à la vérité. Pardon Seigneur de ne pas toujours choisir de vivre dans la vérité.

 

 

2ème station Jésus est chargé de la Croix.

 

Qu’est-ce qui est plus lourd à porter, un mensonge ou une vérité ? Les croix que nous portons ne sont-elles pas parfois le fruit d’un mensonge, des demi-vérités ?

 

Seigneur, en chargeant sur tes épaules la croix, tu portes aussi les mensonges du monde. C’est ainsi que tu juges le monde et le cœur des hommes, c’est ainsi que tu veux détruire ce qui corrompt les âmes.

 

Seigneur, libère-nous du mensonge, fait-nous comprendre à quelle point la vérité nous rend libres. Fait-nous Seigneur haïr le mensonge et préférer la vérité, aimer la vérité.

 

 

3ème station Jésus tombe sous le poids de sa Croix.

 

Un proverbe colombien dit : « tombe plus facilement un menteur qu’un boiteux ». Le mensonge est une pente sur laquelle l’humanité glisse depuis la nuit des temps. Malgré le fait que tout homme cherche la vérité, la plupart d’entre nous connaît la chute du mensonge.

 

C’est par le mensonge que le serpent a obtenu la chute de l’humanité désormais déchue. C’est par le poids de notre mensonge que tu tombes à terre.

 

En te mettant debout, tu nous montres Seigneur la force de la vérité. Donne-nous Seigneur la grâce de pouvoir, nous aussi, vaincre le mensonge qui nous fait chuter.

 

 

4ème station Jésus rencontre sa très Sainte Mère.

 

La première en chemin, Marie, le restera pour toujours… première sur le chemin de la foi, première sur le chemin de l’annonce, première sur le chemin de l’écoute, première sur le chemin de croix de son Fils Jésus, première sur le chemin de douleur et première sur le chemin de notre rédemption

 

Marie, toi qui as engendré la Vérité, toi qui a suivi la Vérité, toi qui as accompagné la vérité sur le chemin douloureux de la croix, intercède pour nous, afin que la vérité soit aussi pour nous l’axe primordial de notre vie.

 

 

5ème station Simon le Cyrénéen aide Jésus à porter sa Croix.

 

L’amour n’existe pas en dehors de la vérité. Ce geste de charité de Simon de Cyrène envers Jésus, nous montre comment la vérité demande du courage, mais aussi comment l’amour est la force de la vérité.

 

Ces jours-ci, se multiplient un peu partout dans le monde, des gestes de solidarité et de charité. Nous pouvons voir alors comment l’homme est constitué foncièrement du désir d’accomplir le bien.

 

Seigneur, soutiens dans la durée toutes les personnes qui cherchent à aider leur prochain. Inspire d’avantage d’élans de charité et donne-nous la grâce d’apprendre que l’amour est le seul chemin qui peut sauver l’humanité.

 

 

6ème station Véronique essuie la sainte Face de Jésus.

 

Le nom de Véronique signifie « Vraie icône, Vraie image ». Pour les chrétiens, la vérité n’est pas l’exactitude scrupuleuse d’une réalité, d’une parole ou d’une pensée. Pour les chrétiens la vérité c’est Jésus en qui Dieu a révélé la véritable image de l’homme : un homme créé dans la beauté d’une œuvre d’art sculpté par les mains de Dieu et un homme défiguré par l’œuvre du mal et du péché.

 

Seigneur, augmente en nous le désir de chercher la beauté, de chercher à contempler cette beauté, dans laquelle tu nous révèles aussi la splendeur de la vérité.

 

 

7ème station Jésus tombe une seconde fois.

 

Le mensonge est un péché dans lequel certains tombent souvent. Alors on cherche à le minimiser, à le justifier. On parle alors de pieux mensonge, de petit mensonge ou de mentir pour le bien d’autrui.

 

Tu tombes une deuxième fois Seigneur parce que nous n’arrivons pas à saisir la véritable gravité du mensonge, parce que nous ajoutons le mensonge au mensonge, en pensant qu’il n’y pas mort d’homme en disant un petit mensonge, en arrangeant ou en occultant la vérité, en nous disant que tout le monde ment ou que la vérité n’existe pas.

 

Pardon Seigneur pour ces petits mensonges, pour ces pieux mensonges, pour ces mensonges que personne ne regrette, pour ces mensonges qui nous font tomber encore et encore.

 

 

8ème station Jésus rencontre les femmes de Jérusalem.

 

Seigneur, nous avons des amis à qui nous pouvons nous confier en toute vérité, mais aussi des amis qui nous aident à faire la vérité en nous-mêmes et avec qui, nous nous mettons en route en quête de la vérité.

 

Merci pour toutes ces personnes qui nous aident à grandir dans la connaissance de nousmêmes, qui nous aident à marcher dans la vérité ou à découvrir la vérité.

 

Et pardon Seigneur pour ceux et celles que nous avons blessés par un mensonge, pardon Seigneur pour ceux ou celles qui ont perdus confiance en nous ou aux autres à cause d’un mensonge.

 

 

9ème station Jésus tombe pour la troisième fois.

 

« Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton prochain, tandis que la poutre qui est dans ton œil tu ne la vois pas ? ». En te voyant tomber pour la troisième fois, nous contemplons aussi comment nous tombons Seigneur, si souvent, dans les mêmes travers, comment nous sommes toujours prompts à voir ce qui ne va pas ailleurs, chez les autres, avant de voir ce qui ne va pas en nous-mêmes.

 

Seigneur donne-nous la force de pouvoir nous relever chaque fois que nous nous écartons du chemin, que nous nous éloignons de Toi, que nous tombons. Que nous ne désespérions pas de nous-mêmes au point de perdre de vue ton inépuisable miséricorde.

 

 

10ème station Jésus est dépouillé de ses vêtements.

 

La vérité à nue. Celle de l’homme blessé par le péché et celle de Dieu blessé par le péché de l’homme.

 

La vérité, comme la lumière met l’homme devant l’évidence de ce qui est : la vérité éclaire autant ce qui est droit comme ce qui est tordu, ce qui est beau comme ce qui est laid, ce qui est pur et ce qui est sale. Seigneur enlève de notre esprit la peur de la vérité. Aide-nous à ne pas craindre de nous dépouiller, à lâcher prise, à nous détacher, afin d’avancer vraiment sur ce chemin qui nous conduit vers notre salut.

 

 

11ème station Jésus est cloué sur la Croix.

 

Ce qui est cloué à la croix c’est la vérité. Ce qui est cloué à la croix, c’est le chemin. Ce qui est cloué à la croix, c’est la vie.

 

Mais la vérité qui peut l’occulter, le chemin qui peut l’arrêter, la vie qui peut la figer ?

 

Dans cette croix de douleur, la vérité exprime éternellement le salut qu’elle est venue apporter. Dans cette croix de souffrance le chemin de Dieu se dessine au-delà des frontières de la mort, dans cette croix de supplice, la vie épouse le silence de la graine tombée en terre et qui germera sans faire de bruit.

 

Seigneur, merci d’être pour nous le chemin du salut, merci d’être pour nous la révélation de la vérité tout entière, merci pour ta vie donnée afin que nous puissions vivre pour l’éternité.

 

 

 

12ème station Jésus meurt sur la Croix.

 

Peut-être avons-nous fait l’expérience d’un échec, d’une épreuve qui semble nous arrêter, qui nous donne l’impression que nous ne pourrons plus avancer. Peut-être avons-nous fait l’expérience d’un mensonge qui nous emprisonne, d’un événement qui nous rend esclave du passé. Peut-être avons-nous souhaité que la vie s’arrête, avons-nous songé au suicide ?

 

Et nous sommes encore là, nous avons repris et continué notre chemin, nous avons réussi à regarder la vie, à nous regarder nous-mêmes tels que nous sommes, avec nos croix et nos joies…

 

Seigneur donne-nous toujours l’espérance qui nous fera voir que rien ne peut nous séparer de ton amour : un amour qui ouvre toujours nos vies à la possibilité d’un lendemain meilleur.

 

 

 

13ème station Jésus est remis à sa Mère.

 

Marie est celle qui a ouvert la route, pour que Dieu puisse aller nos chemins d’humanité. Marie est celle qui a offert sa vie, pour que la vie de Dieu puisse rejoindre nos vies. Marie est celle qui a dit oui, pour que l’homme puisse découvrir le oui de Dieu.

 

Marie, soutiens-nous lorsque nous avons du mal à poursuivre le chemin de Dieu. Marie, soutiens-nous lorsque nous désespérons de la vie. Marie, soutiens-nous lorsque notre foi vacille et aide-nous à nous abandonner davantage dans les bras de Dieu.

 

 

 

14ème station Jésus est mis au tombeau.

 

Pour ceux qui n’ont pas la foi, la vie de l’homme est un chemin entre parenthèse : il s’ouvre dans un berceau, et il se ferme dans un tombeau… il n’y a rien avant, il n’y a rien après…

 

Mais, nous qui avons la foi, nous croyons que la vie commence dans le cœur de Dieu et elle continue, au-delà de la nuit de la mort, vers les mains de Dieu.

 

La vérité de l’homme est sa vocation à l’éternité, le chemin de l’homme est l’appel à la sainteté et la vie de l’homme est vivre et contempler pour toujours la gloire de Dieu.

 

Merci Seigneur pour ce chemin de Croix qui nous ouvre à une telle espérance, à une telle vérité, à un tel chemin et surtout, qui nous conduit plus près de toi, notre Vie.

 

 

 

Prière Finale.

 

Père éternel, nous vous offrons le Corps et le Sang de votre Fils pour l’expiation de nos péchés, pour les âmes du Purgatoire et pour les besoins de la Sainte Église.


Message du Jeudi Saint

Chers amis, pardonnez moi ce message tardif au soir de ce Jeudi Saint. J’attendais que soit publiée la traduction de l’émouvante Homélie du Saint-Père en cette fête de l’Institution de l’Eucharistie et du Sacerdoce pour la proposer à votre méditation. N’oublions pas que le Seigneur nous demande en cette nuit comme il l’a demandé à ses disciples à Gethsémani de veiller une heure avec Lui.

 

Nous pouvons lire pendant cette veillée les chapitres 13 à 18 de l’Evangile selon St Jean : les discours après la Cène.

 

Demain Vendredi Saint, nous ferons mémoire du Chemin de Croix à 15H00 devant le Saint-Christ et à 17H30 sera célébré l’Office du Vendredi Saint.

 

Ces célébrations à huis-clos à l’église Saint Sever ne pourront hélas cette année rassembler les fidèles, nous vous invitons à vous y unir par la prière .

 

Elles seront retransmises en direct par le Facebook et la chaine YouTube paroissse Littoral Agathois

 

 

Homélie du pape François

 

L’Eucharistie, le service, l’onction.

 

C’est la réalité que nous vivons aujourd’hui dans cette célébration : le Seigneur qui veut demeurer avec nous dans l’Eucharistie. Et nous devenons toujours tabernacles du Seigneur. Nous portons le Seigneur avec nous, au point que lui-même nous dit que si nous ne mangeons pas son corps, et si nous ne buvons pas son sang, nous n’entrerons pas dans le Royaume des cieux. Mystère que celui du pain et du vin, du Seigneur avec nous, en nous, à l’intérieur de nous.

 

Service. Ce geste qui est une condition pour entrer dans le Royaume des cieux. Servir, oui, tous. Mais le Seigneur dans cet échange de paroles qu’il a eu avec Pierre (Cf. Jean 13,6-9), lui fait comprendre que pour entrer dans le Royaume des cieux, nous devons laisser le Seigneur nous servir, que le serviteur de Dieu soit notre serviteur. Il est difficile de comprendre cela. Si je ne laisse pas le Seigneur être mon serviteur, si je ne le laisse pas me laver, me faire grandir, me pardonner, je n’entrerai pas dans le Royaume des cieux.

 

Et le sacerdoce. Aujourd’hui je voudrais être proche des prêtres, de tous les prêtres, des plus récemment ordonnés jusqu’au pape. Nous sommes tous prêtres, les évêques, tous. Nous sommes oints par le Seigneur, oints pour faire l’Eucharistie, oints pour servir.

 

Aujourd’hui il n’y a pas de messe chrismale – j’espère que nous pourrons la célébrer avant la Pentecôte, sinon nous devrons la reporter à l’an prochain – mais je ne peux pas laisser passer cette messe sans faire mémoire des prêtres. Des prêtres qui offrent leur vie pour le Seigneur. Des prêtres qui sont des serviteurs. Ces jours-ci, plus de 60 prêtres sont morts ici en Italie, dans l’attention des malades à l’hôpital, et également des médecins des infirmiers, des infirmières… ce sont les saints de la porte à côté. Des prêtres qui ont donné leur vie en servant.

 

Je pense à ceux qui sont loin : aujourd’hui j’ai reçu une lettre d’un prêtre aumônier de prison, loin. Un franciscain qui raconte comment il vit cette Semaine sainte avec les détenus. Les prêtres qui s’en vont loin pour apporter l’Évangile et qui meurent là-bas. Un évêque disait que la première chose qu’il faisait quand il arrivait sur ces lieux de mission, était d’aller au cimetière, sur la tombe des prêtres qui avaient donné leur vie là, jeunes, à cause des pestes de la région, ils n’étaient pas préparés, ils n’avaient pas d’anticorps. Personne ne connaît leur nom. Des prêtres anonymes. Les curés de campagne qui ici sont curés de quatre, cinq, sept bourgs de montagne, et ils vont de l’un à l’autre. Ils connaissent les habitants. Une fois l’un d’eux me disait : « Je connais les noms de tout le monde dans les villages. » « Vraiment ? » lui ai-je dit. « Même le nom des chiens », a-t-il répondu. Ils connaissent tout le monde. La proximité sacerdotale. De bons, bons prêtres.

 

Aujourd’hui je vous porte dans mon cœur et je vous apporte à l’autel. Les prêtres calomniés. Cela arrive souvent aujourd’hui, ils ne peuvent pas sortir dans la rue sans entendre des insultes, à cause du drame que nous avons vécu dans la découverte des prêtres qui ont commis de mauvaises choses. Certains me disaient qu’ils ne peuvent pas sortir de chez eux en clergyman, car on les insultait. Mais eux continuent. Des prêtres pécheurs, qui avec les évêques pécheurs et le pape pécheur, n’oublient pas de demander pardon. Et ils apprennent à pardonner, car ils savent qu’ils ont besoin de demander pardon et de pardonner. Nous sommes tous pécheurs. Des prêtres qui sont en crise et ne savent pas que faire. Ils sont dans l’obscurité.

 

Aujourd’hui vous tous, frères prêtres, vous êtes avec moi à l’autel, vous consacrés. Je vous dis seulement une chose : ne soyez pas têtus comme Pierre, laissez-vous laver les pieds. Le Seigneur est votre serviteur, il est proche de vous pour vous donner la force, pour vous laver les pieds.

 

Et ainsi, dans la conscience d’avoir besoin d’être lavé, soyez de grands « pardonneurs ». Pardonnez ! Avec un cœur grand de générosité dans le pardon. C’est la mesure avec laquelle nous serons mesurés. Tu seras pardonné comme tu as pardonné, la même mesure. N’ayez pas peur de pardonner. Parfois des doutes nous viennent. Regardez le Christ [Il montre le crucifix]. Il y a là le pardon de tous. Soyez courageux, y compris en prenant des risques pour pardonner, pour consoler. Si vous ne pouvez pas donner un pardon sacramentel à ce moment-là, au moins donner la consolation d’un frère qui accompagne et qui laisse la porte ouverte, pour que [cette personne] revienne.

 

Je remercie Dieu pour la grâce du sacerdoce, nous tous [remercions]. Je rends grâce à Dieu pour vous, prêtres. Jésus vous aime ! Il demande seulement que vous vous laissiez laver les pieds.

 

Message du Mercredi Saint

A la veille du Jeudi Saint, nous nous préparons à entrer au cœur de la Semaine Sainte : le dernier repas de Jésus avec ces disciples, le don de l’Eucharistie et du Sacerdoce. Chaque année nous demandons aux enfants de la Paroisse du Littoral agathois qui se préparent à la première communion de participer à la messe qui commémore l’institution de l’Eucharistie avec le beau geste liturgique du « lavement des pieds ».

 

Cette année hélas en ce jour si important, comme la majorité des fidèles dans le monde nos enfants ne pourront être présents dans nos églises.

 

Avec les catéchistes de la Paroisse et les enseignants de l’école Notre Dame nous vous demandons de les porter dans votre prière et de demander au Seigneur de préparer leur cœur à cette Célébration de la Première prévue au mois de Juin.

 

Nous vous invitons à vous unir par la prière demain à 17H30 à la Messe de la Sainte Cène qui sera célébrée par vos prêtres à huis-clos à la Cathédrale d’Agde, elle sera retransmise en direct par le Facebook et la chaine You tube : Paroisse littoral agathois.

 

Pour nous préparer à vivre ce Jeudi saint, dans la Foi et l’Action de grâce pour le don de l’Eucharistie et du sacerdoce, nous vous proposons un extrait de l’introduction de la dernière encyclique du pape Jean Paul II en 2004 : Ecclesia de Eucharistia vivit.

 

« 1. L 'Église vit de l'Eucharistie (Ecclesia de Eucharistia vivit). Cette vérité n'exprime pas seulement une expérience quotidienne de foi, mais elle comporte en synthèse le cœur du mystère de l'Église. Dans la joie, elle fait l'expérience, sous de multiples formes, de la continuelle réalisation de la promesse: « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde » (Mt 28, 20).Mais, dans l'Eucharistie, par la transformation du pain et du vin en corps et sang du Seigneur, elle jouit de cette présence avec une intensité unique.

 

Depuis que, à la Pentecôte, l'Église, peuple de la Nouvelle Alliance, a commencé son pèlerinage vers la patrie céleste, le divin Sacrement a continué à marquer ses journées, les remplissant d'espérance confiante.

 

À juste titre, le Concile Vatican II a proclamé que le Sacrifice eucharistique est « source et sommet de toute la vie chrétienne. La très sainte Eucharistie contient en effet l'ensemble des biens spirituels de l'Église, à savoir le Christ lui-même, notre Pâque, le pain vivant, qui par sa chair, vivifiée par l'Esprit Saint et vivifiante, procure la vie aux hommes ».C'est pourquoi l'Église a le regard constamment fixé sur son Seigneur, présent dans le Sacrement de l'autel, dans lequel elle découvre la pleine manifestation de son immense amour.

 

2. Au cours du grand Jubilé de l'An 2000, il m'a été donné de célébrer l'Eucharistie au Cénacle, à Jérusalem, là où, selon la tradition, elle a été accomplie pour la première fois par le Christ lui- même. Le Cénacle est le lieu de l'institution de ce très saint Sacrement. C'est là que le Christ prit le pain dans ses mains, qu'il le rompit et le donna à ses disciples en disant: « Prenez et mangez-en tous: ceci est mon corps, livré pour vous » Puis il prit dans ses mains le calice du vin et il leur dit: « Prenez et buvez-en tous, car ceci est la coupe de mon sang, le sang de l'Alliance nouvelle et éternelle, qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés ».

 

Je rends grâce au Seigneur Jésus de m'avoir permis de redire au même endroit, dans l'obéissance à son commandement « Vous ferez cela en mémoire de moi » (Lc 22, 19), les paroles qu'il a prononcées il y a deux mille ans.

 

Les Apôtres qui ont pris part à la dernière Cène ont-ils compris le sens des paroles sorties de la bouche du Christ? Peut-être pas.

 

Ces paroles ne devaient se clarifier pleinement qu'à la fin du Triduum pascal, c'est-à-dire de la période qui va du Jeudi soir au Dimanche matin. » 

Message du Mardi Saint

A la fin du Carême nous avons coutume de nous rassembler dans une Célébration Pénitentielle afin de demander au Seigneur d’éclairer notre cœur pour demander le pardon de nos péchés et nous aider à nous préparer au Sacrement de la Réconciliation. Les circonstances ne nous permettent pas cette année de nous réunir pour une Célébration Pénitentielle, ni de pouvoir nous confesser pour la fête de Pâques.

 

Cependant nous pouvons et nous devons faire notre examen de conscience pour demander sincèrement et avec une grande humilité le Pardon de Dieu.

 

Je vous propose cette démarche spirituelle en se laissant interroger par l’Evangile que nous écoutons à la messe de Toussaint, les Béatitudes chez Saint Mathieu, chapitre 5, versets 1 à 12.

 

Lisons- le d’abord lentement, si possible devant un crucifix ou une image du Christ ou de la Sainte Vierge. Demandons ensuite au Saint Esprit d’éclairer notre âme.

 

Vous trouverez ci-dessous quelques questions pour vous aider.

 

Recevons ce temps que Dieu nous donne comme une grâce. Et terminons par la prière du Notre Père, en priant avec beaucoup d’attention les dernières demandes : « pardonne nous nos offenses… »

 

 

Pour nous aider à faire notre examen de conscience :

 

« Heureux les pauvres de cœur : le Royaume des cieux est à eux ! »

 

La pauvreté de cœur passe par la recherche de la seule richesse capable de me combler au-delà de mes désirs : cette richesse c’est le Christ ! Le plus grand trésor d’un croyant c’est sa Foi ! La certitude que le Christ peut guider ma vie dans ce qui est Bien, l’orienter vers ce qui est Beau.

 

La pauvreté de cœur c’est donc apprendre à l’école de l’Evangile à se détacher des fausses sécurités, des fausses assurances.

 

A la fin de ce carême posons-nous la question : Que représente pour moi le sentiment de posséder? Que représente pour moi l’argent ? La recherche de mon confort matériel est-elle une priorité ? Est-ce que mon style de vie est du coté de la simplicité, de la sobriété ou du côté du superflu et de l’artificiel?

 

« Heureux les doux : ils obtiendront la terre promise ! »

 

La douceur évangélique n’est pas la mièvrerie, elle serait plutôt du coté de la patience et de la bienveillance ! Elle ne signifie pas qu’il faille laisser faire ce qui est mal, mais plutôt d’essayer toujours de voir d’abord ce qu’il y a de bien. Elle est une attitude positive plutôt qu’un a priori négatif. Elle est en tout cas un refus d’avoir recours à la violence pour régler les différents.

 

Il existe une violence en actes, mais également une violence en paroles et en pensée.

Posons-nous la question : m’est-il arrivé souvent de m’emporter, de céder à la colère ?

  

« Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés ! »

 

Il ne nous arrive peut-être pas de « pleurer » souvent, mais il n’est pas rare de se laisser gagner par la morosité, la tristesse, de céder au pessimisme et aux pensées négatives.

 

Les raisons de mes tristesses sont elles toujours justifiées ? Ne seraient-elles pas le signe d’un renferment sur moi-même. N’ai-je pas trop souvent la tentation de ramener tout à moi. Mes contrariétés ne sont-elles pas trop souvent la marque de mon égoïsme ou de mon amour propre ?

 

Suis-je capable de pleurer avec ceux qui pleurent ? Suis-je capable de compassion vis-à-vis des souffrances de mon prochain ? Est-ce que j’ai essayé d’apporter un peu de consolation, par une aide matérielle, ou simplement à travers l’écoute de l’autre?

 

« Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés ! »

 

Ai-je toujours cherché à être juste ? Ou ai-je plutôt recherché mon intérêt personnel ? Dans mon travail, dans mes engagements ? Dans mes choix politiques ou sociaux, ai-je recherché la Justice ou seulement à préserver mes intérêts sans avoir le souci du Bien Commun ? Ai-je eu le souci d’éclairer ma conscience en ne m’enfermant pas dans mes préjugés ou mes idées toutes faites ? La Justice c’est aussi une attitude juste vis-à-vis de la Création : Ai-je eu le souci d’éviter le gaspillage, la pollution de préserver l’environnement !

 

« Heureux les miséricordieux : ils obtiendront miséricorde ! »

 

La Miséricorde est le cœur de la Foi chrétienne ! Combien de fois ai-je sincèrement demandé le pardon de Dieu ? Ai-je demandé le pardon des mes frères, le pardon de mes proches. Ai-je été capable de faire le premier pas dans le sens d’une réconciliation.

 

Est-ce que j’ai été capable de pardonner? Certains parmi nous ont été blessés au plus profond de leur être en subissant une grave offense, une trahison, des paroles blessantes, des calomnies, des mensonges, des attitudes injustes. Quelquefois de la part de personnes très proches, dans la famille, dans un couple.

 

Il nous est difficile, de pardonner ! Mais ai-je suffisamment prié pour demander la force du pardon ?

 

« Heureux les cœurs purs, ils verront Dieu ! »

 

Il y a une pureté du cœur, une pureté des lèvres, une pureté des yeux, une pureté du corps. Le chemin de la pureté c’est la relation permanente avec le Christ.

 

Combien de temps ai-je consacré à la prière personnelle, nourrie par la lecture de la parole de Dieu, la lecture de l’Evangile ? Combien de temps offert en sa présence dans l’adoration silencieuse du Saint Sacrement ? Est-ce que je me suis-je préparer à la célébration de l’Eucharistie et surtout à la communion ? Est-ce que mes communions ont été vécues comme une rencontre du Seigneur ou comme un acte machinal. Depuis combien de temps je n’ai pas eu recours au Sacrement de la Réconciliation ?

 

A l’école de la pureté évangélique, le Christ nous a offert l’aide précieuse de la Vierge Marie, avons-nous demandé suffisamment l’aide de Marie ?

 

« Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu. »

 

Ai-je été un artisan de paix ? Concrètement ! Dans ma famille ? Dans mon foyer ? Dans mon quartier, dans ma cité ? Dans les associations, le syndicat ou le parti politique dans lesquels je suis engagé, sans oublier bien sur dans ma paroisse ? Est-ce que je m’efforce de rapporter toujours et seulement le bien, les paroles positives en laissant tomber dans le vide le mal, les cancans, tout ce qui peut semer la discorde ?

 

Dans un monde marqué par tant de violence, est-ce que je prie quotidiennement pour la Paix et la réconciliation entre les peuples, le respect et le dialogue entre les religions ?

 

 « Heureux serez-vous si l’on vous insulte, vous persécute et si l’on dit contre-vous toute sorte de mal à cause de moi » ;

 

Ai-je le courage de dire, de montrer que je suis chrétien, disciple du Christ ? De témoigner par mes paroles, par mes comportements, par mes engagements ?

 

Ai-je le souci de transmettre la Foi dans ma famille, mes enfants, mes petits enfants ?

 

Ai-je le courage de défendre l’Eglise du Christ quand on l’attaque par des paroles blessantes, des calomnies ?

 

Ai-je le courage de défendre les valeurs chrétiennes qui sont le fondement de notre civilisation ? De défendre la Famille, le respect de la vie de sa conception jusqu’à son terme naturel ?

 

Comme le disait le pape François : « il y a plus de chrétiens persécutés aujourd’hui que dans les premiers siècles du christianisme ». Que faisons-nous pour les soutenir ? Matériellement ? Spirituellement ?

 

Message du dimanche soir des Rameaux

Nous sommes entrés dans la Semaine Sainte.

 

Nos communautés n’ont pu se rassembler pour cette Messe des Rameaux et de la Passion.

 

Nous étions en communion les uns avec les autres unis dans la prière.

 

Beaucoup ont pu suivre la Messe devant les écrans grâce aux moyens techniques dont nous disposons aujourd’hui. D’autres auront préféré dans le silence lire les textes de la Liturgie de la Parole de cette Messe, et tout particulièrement le récit de la Passion selon Saint Mathieu.

 

Nous pouvons ce soir prendre le temps de méditer l’homélie prononcé aujourd’hui par le pape François dans une basilique Saint Pierre vide de fidèles.

 

Et demandons au Seigneur la grâce de nous aider à vivre dans la confiance et la paix de l’esprit et du cœur, cette Semaine Sainte !

 

«Jésus s’est anéanti, prenant la condition de serviteur'' (Ph 2, 7)», a rappelé le Pape François au début de son homélie, dans une basilique Saint-Pierre vidée de ses fidèles, invitant les auditeurs du monde entier, qui pouvaient suivre ses paroles sur les médias ou les réseaux sociaux à se laisser introduire «dans les jours saints par ces mots de l’apôtre Paul, où la Parole de Dieu, comme un refrain, montre Jésus comme un serviteur : “le Jeudi saint il est le serviteur qui lave les pieds à ses disciples ; le Vendredi saint, il est présenté comme le serviteur souffrant et victorieux (cf. Is 52, 13)" ; et déjà demain, Isaïe prophétisera de lui : "Voici mon serviteur que je soutiens (Is 42, 1)”». Dieu nous a sauvés en nous servant, a expliqué le Souverain Pontife, «en général nous pensons que c’est à nous de servir Dieu. Non, c’est lui qui nous a servi gratuitement, parce qu’il nous a aimé en premier. Il est difficile d’aimer sans être aimés. Et il est encore plus difficile de servir si nous ne nous laissons pas servir par Dieu».

 

Le Pape qui a ensuite détaillé comment le Seigneur avait servi : «En donnant sa vie pour nous. Nous lui sommes chers et nous lui avons coûté cher. Sainte Angèle de Foligno a témoigné d’avoir entendu de Jésus ces paroles : ''Ce n’est pas pour rire que je t’ai aimée''. Son amour l’a conduit à se sacrifier pour nous, à prendre sur lui tout notre mal». Cet acte peut laisser «pantois», a continué le Saint-Père, «Dieu nous a sauvés en acceptant que notre mal s’acharne sur lui. Sans réagir, avec seulement l’humilité, la patience et l’obéissance du serviteur, exclusivement avec la force de l’amour. Et le Père a soutenu le service de Jésus : il n’a pas mis en déroute le mal qui s’abattait sur lui, mais il a soutenu sa souffrance, pour que notre mal soit vaincu seulement par le bien, pour qu’il soit traversé jusqu’au fond par l’amour. Jusqu’à la fin».

 

Le Seigneur nous a servis jusqu’à éprouver les situations les plus douloureuses pour qui aime : la trahison et l’abandon.

 

La trahison

 

Puis le pape François pris soin de détailler ces deux épreuves. Jésus a été trahi par des «gens qui l’acclamaient et qui ensuite ont crié : "Qu’il soit crucifié !" (Mt 27, 22). Il a été trahi par l’institution religieuse qui l’a condamné injustement et par l’institution politique qui s’est lavé les mains». Lorsque chacun découvre qu'il a été trahi, «naît au fond du cœur une déception telle que la vie semble ne plus avoir de sens. Cela arrive parce que nous sommes nés pour être aimés et pour aimer, et la chose la plus douloureuse c’est d’être trahi par celui qui a promis de nous être loyal et proche. Nous ne pouvons pas non plus imaginer comme cela a été douloureux pour Dieu, qui est amour».

 

Le Saint-Pére a ainsi invité chacun à une introspection, «Si nous sommes sincères avec nous-mêmes, nous verrons nos infidélités. Que de fausseté, d’hypocrisies et de duplicités ! Que de bonnes intentions trahies ! Que de promesses non tenues ! Que de résolutions laissées s’évanouir !». Mais le Seigneur «connaît notre cœur mieux que nous, il sait combien nous sommes faibles et inconstants, combien de fois nous tombons, que de mal nous avons à nous relever et combien il est difficile de guérir certaines blessures».

 

C'est pour cela qu'Il nous a guéri, «en prenant sur lui nos infidélités, en enlevant nos trahisons. De sorte que, au lieu de nous décourager par peur de ne pas y arriver, nous pouvons lever notre regard vers le Crucifié, recevoir son embrassade et dire : “Voilà, mon infidélité est là, tu l’as prise, toi, Jésus. Tu m’ouvres les bras, tu me sers par ton amour, tu continues à me soutenir…Alors j’avance !”».

 

Ensuite vint l'épreuve de l'abandon. «Sur la croix, dans l’Evangile d’aujourd’hui, Jésus dit une phrase, une seule : ''Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?'' (Mt 27, 46). C’est une phrase forte». Pour la première fois, Jésus qui avait souffert de l'abandon des siens, utilisait le nom de «Dieu», pour crier un «pourquoi» déchirant, «Ce sont en réalité les paroles d’un Psaume (cf. 21, 2) : on y dit que Jésus a aussi porté en prière l’extrême désolation».

 

De nouveau, cette épreuve était faite pour nous servir, a continué le Souverain Pontife, pour «que lorsque nous nous sentons le dos au mur, que nous nous rappelions que nous ne sommes pas seuls. Jésus a éprouvé l’abandon total, la situation qui lui est la plus étrangère, afin de nous être solidaire en tout. Il l’a fait pour moi, pour toi, pour te dire : “N’aie pas peur, tu n’es pas seul. J’ai éprouvé toute ta désolation pour être toujours à ton côté ”». Voilà ainsi jusqu’où Jésus nous a servi, «descendant dans l’abîme de nos souffrances les plus atroces, jusqu’à la trahison et à l’abandon».

 

Une telle épreuve doit nous servir aujourd'hui, «dans le drame de la pandémie, face à tant de certitudes qui s’effritent, face à tant d’attentes trahies, dans le sens d’un abandon qui nous serre le cœur, Jésus dit à chacun de nous :“Courage : ouvre ton cœur à mon amour. Tu sentiras la consolation de Dieu, qui te soutient”».

 

Ne pas trahir et ne pas abandonner

 

Que pouvons-nous faire devant Dieu qui nous a servis jusqu’à éprouver la trahison et l’abandon? a alors demandé le Saint-Père. «Nous pouvons ne pas trahir celui pour qui nous avons été créés, ne pas abandonner ce qui compte. Nous sommes au monde pour l’aimer, lui et les autres. Le reste passe, cela demeure». L'épreuve que le monde est en train de traverser «nous pousse à prendre au sérieux ce qui est sérieux, et à ne pas nous perdre dans des choses de peu de valeur ; à redécouvrir que la vie ne sert à rien si on ne sert pas. Parce que la vie se mesure sur l’amour».

 

Puis, le Pape a invité les fidèles, en ces jours saints, à la maison, à se tenir devant le Crucifié, «devant Dieu qui nous sert jusqu’à donner sa vie, demandons la grâce de vivre pour servir. Cherchons à contacter celui qui souffre, celui qui est seul et dans le besoin. Ne pensons pas seulement à ce qui nous manque, mais au bien que nous pouvons faire».

 

Aimer, prier, pardonner, prendre soin des autres, en famille comme dans la société, cela peut sembler un chemin de croix, a concédé François, «mais le chemin du service est le chemin vainqueur, qui nous a sauvés et qui nous sauve la vie».

 

En conclusion de son homélie, le Saint-Père a tenu à avoir une pensée particulière pour les jeunes, en cette journée qui leur est consacrée, « Chers amis, regardez les vrais héros, qui apparaissent ces jours-ci : ce ne sont pas ceux qui ont renommée, argent et succès, mais ceux qui se donnent eux-mêmes pour servir les autres. Sentez-vous appelés à mettre en jeu votre vie. N’ayez pas peur de la dépenser pour Dieu et pour les autres, vous y gagnerez ! Parce que la vie est un don qui se reçoit en se donnant. Et parce que la joie la plus grande est de dire oui à l’amour, sans si et sans mais. Comme Jésus pour nous ».

 

Message pour la Semaine Sainte

En ces heures graves nous avons plus que jamais besoin de prier et de nous tourner vers le Christ, Lui qui « est venu dans le monde non pas pour condamner le monde mais pour que par lui le monde soit sauvé ».

 

Nous entrons demain dans la Semaine Sainte avec la Messe de Rameaux et de la Passion. Comme une grande partie des chrétiens du monde, nous ne pourrons pas nous rassembler mais nous pouvons et nous devons vivre cette messe et toutes les célébrations de la Semaine Sainte dans cette communion spirituelle que nous donne la Foi !

 

Nous devons tous nous conformer aux mesures sanitaires exigées par les pouvoirs publics, il en va de notre santé et de celle de notre prochain, et nous vous demandons de ne pas vous rendre dans les églises dans lesquelles seront célébrées dans notre paroisse les grands moments liturgiques de cette Semaine Sainte.

 

La messe des Rameaux et de la Passion sera célébrée à 11H00 à la Cathédrale Saint Etienne d’Agde.

 

Elle sera retransmise en direct sur le Facebook de la Paroisse Littoral agathois, et pourra être visionnée sur notre chaine You tube à partir de midi.

 

En signe de cette communion, nous vous invitons à 11H00 pendant que les cloches sonneront à sortir à vos fenêtres avec vos rameaux et à réciter un « Notre Père » et un « Je vous salue » afin de demander pour vous et vos familles la bénédiction du Seigneur.

 

Vous le savez, les brins de rameaux ne sont qu’un signe qui nous rappelle que le Fils de Dieu nous a aimé jusqu’à mourir sur une Croix.

 

Si vous ne pouvez pas assister aux messes devant vos télévisions ou vos écrans, nous vous invitons à prendre le temps de lire dans vos Evangiles le récit de la Passion selon Saint Mathieu.

 

A la fin de la messe nous vous annoncerons l’ensemble des célébrations de la Semaine Sainte dans la Paroisse du Littoral agathois.

 

Que le Seigneur nous garde dans la confiance ! Nous ne sommes pas seuls ! Soyons unis les uns aux autres par la prière et que la Vierge Marie nous aide à garder l’Espérance !

Message du 3 avril

Agde Vème Vendredi de Carême.

 

Chaque Vendredi du temps de Carême, nous invite à nous préparer à la célébration du Vendredi Saint. Comme chaque Vendredi, et spécialement le 1er vendredi de chaque mois, beaucoup aiment prier devant le Saint-Sacrement exposé, pour demander au Seigneur présent dans l’Eucharistie de convertir nos cœurs, et de consoler nos frères en humanité accablés par le poids de la souffrance ! Je vous invite à vous unir par la prière à ce temps d’Adoration Eucharistique que nous vivrons en communion avec toutes les malades victimes de la grave épidémie qui s’est abattue sur notre monde.

 

Ceux qui en ont la possibilité pourront suivre ce temps de prière en direct à travers les réseaux sociaux.

 

Nous nous excusons auprès de ceux qui hier n’ont pu suivre la messe pour les malades sur la chaine « You tube Paroisse Littoral agathois » en raison d’un problème technique, nous espérons qu’il sera réglé pour la retransmission de ce soir.

 

Quoiqu’il en soit, je vous propose tous de vous unir spirituellement à ce temps de prière et d’Adoration Eucharistique à travers les intercessions priées vendredi dernier par le pape François devant le Saint-Sacrement avant la bénédiction extraordinaire «urbi et orbi ».

 

«Vrai Dieu et vrai homme, réellement présent en ce Saint-Sacrement, nous t’adorons, Seigneur !

 

Notre Sauveur, Dieu avec nous, fidèle et riche de miséricorde, nous t’adorons Seigneur.

 

Roi et Seigneur de la Création et de l’Histoire, nous t’adorons, Seigneur.

 

Vainqueur du péché et de la mort, nous t’adorons, Seigneur.

 

Ami de l’homme, ressuscité et vivant à la droite du Père, nous t’adorons, Seigneur.

 

Fils unique du Père, descendu du Ciel pour notre Salut, nous croyons en Toi, Seigneur !

 

Médecin céleste, qui t’inclines sur notre misère, nous croyons en Toi, Seigneur.

 

Agneau immolé, qui t’offres pour nous racheter du mal, nous croyons en Toi, Seigneur.

 

Bon Pasteur, qui donne la vie pour ton troupeau, nous croyons en Toi, Seigneur.

 

Pain vivant et médecin d’immortalité qui nous donne la vie éternelle, nous croyons en Toi, Seigneur.

 

Du pouvoir de Satan et des séductions du monde, libère-nous, Seigneur !

 

De l’orgueil et de la quête de pouvoir, libère-nous, Seigneur.

 

Des engrenages de la peur et de l’angoisse, libère-nous, Seigneur.

 

De l’incrédulité et du désespoir, libère-nous, Seigneur.

 

De la dureté de cœur et de l’incapacité à aimer, libère-nous Seigneur.

 

De tous les maux qui affligent l’humanité, sauve-nous, Seigneur !

 

De la faim, de la famine et de l’égoïsme, sauve-nous, Seigneur.

 

Des maladies, des épidémies et de la peur du frère, sauve-nous, Seigneur.

 

De la folie dévastatrice, des intérêts sans pitié et de la violence, sauve-nous, Seigneur.

 

Des tromperies, de la mauvaise information et des manipulations de la conscience, sauve-nous Seigneur.

 

Regarde ton Église qui traverse le désert. Console-nous, Seigneur !

 

Regarde l’humanité, frappée par la peur et par l’angoisse. Console-nous, Seigneur.

 

Regarde les malades et les moribonds, opprimés par la solitude. Console-nous, Seigneur.

 

Regarde les médecins et les opérateurs de santé, épuisés par la fatigue. Console-nous, Seigneur.

 

Regarde les responsables politiques et les administrateurs, qui portent le poids des choix. Console-nous, Seigneur.

 

À l’heure de l’épreuve et de la perte, donne-nous ton Esprit, Seigneur !

 

Dans la tentation et dans la fragilité, donne-nous ton Esprit, Seigneur.

 

Dans le combat contre le mal et le péché, donne-nous ton Esprit, Seigneur.

 

Dans la recherche du vrai bien et de la vraie joie, donne-nous ton Esprit, Seigneur.

 

Dans la décision de demeurer en Toi et dans ton amitié, donne-nous ton Esprit, Seigneur.

 

Si le péché nous opprime, ouvre-nous à l’espérance, Seigneur !

 

Si la haine nous ferme le cœur, ouvre-nous à l’espérance, Seigneur.

 

Si la douleur nous visite, ouvre-nous à l’espérance, Seigneur.

 

Si l’indifférence nous angoisse, ouvre-nous à l’espérance, Seigneur.

 

Si la mort nous anéantit, ouvre-nous à l’espérance, Seigneur.»

Message du 2 avril

15eme anniversaire de la mort de Saint Jean Paul II

 

Le soir du 2 Avril 2005, Saint Jean Paul II quittait notre terre pour rejoindre la Maison du Père. Ayant porté la lourde charge de successeur de Pierre pendant plus de 26 ans, il a avec la grâce de Dieu, accompagné un renouvellement profond de l’Eglise dans le passage du IIIème millénaire et contribué certainement à la transformation du Monde.

 

Beaucoup de prêtres de ma génération lui doivent en grande partie leur vocation.

 

Son enseignement a nourri notre formation intellectuelle et spirituelle au Séminaire. Son courage apostolique et son ouverture au Monde, ont guidé nos premiers pas dans le ministère.

 

Au-delà de son rôle de chef de l’Eglise, il a été pour nous un véritable « père »…

 

Nous sommes avec tous ceux et celles qui ont pu vivre l’expérience extraordinaire des Journées Mondiales de la Jeunesse, la « génération Jean Paul II ».

 

La messe que j’ai eu le privilège de célébrer à ses côtés en 1995 dans la chapelle de ses appartements privés m’a complètement bouleversé et a changé ma manière de comprendre et de vivre mon sacerdoce.

 

Depuis son entrée dans la Vie éternelle, je le prie tous les jours et lui confie toutes les joies et les difficultés de mon ministère.

 

Je le prie particulièrement pour les malades et beaucoup de ceux ou celles que j’ai confié à sa bienveillance en ont reçu des grâces.

 

Lors de son dernier pèlerinage à Lourdes le pape Jean Paul II affaiblit depuis plusieurs années par l’épreuve de la maladie disait à ses frères et sœurs malades « Je suis avec vous, chers frères et sœurs, comme un pèlerin auprès de la Vierge; je fais miennes vos prières et vos espérances; je partage avec vous un temps de vie marqué par la souffrance physique, mais non pour autant moins fécond dans le dessein admirable de Dieu…j’ai toujours eu une grande confiance dans l’offrande, dans la prière et dans le sacrifice de ceux qui souffrent. Chers frères et sœurs malades, je voudrais vous serrer dans mes bras, l’un après l’autre, de manière affectueuse et vous dire combien je suis proche de vous et solidaire de vous. Je le fais spirituellement, vous confiant à l’amour maternel de la Mère du Seigneur et lui demandant de vous obtenir les Bénédictions et les consolations de son Fils Jésus. »

 

En ces heures sombres que traversent notre humanité, je vous invite à confier tous les malades à l’intercession de Saint Jean Paul II, et de prier pour eux Notre Dame de Lourdes, refuge et santé des malades.

 

Nous pouvons nous unir à la messe qui sera célébrée pour les malades

 

Ce jeudi 2 Avril à 17H00 à l’occasion du 15eme anniversaire de la mort de Saint Jean Paul II et qui sera retransmise en direct de l’église Saint Benoît du Cap d’Agde

 

 

 

1995, le Père Yannick reçu par Jean-Paul II

Message du 1er avril

Petits conseils pour méditer la Parole de Dieu ( à suivre )

 

Plusieurs d’entre vous désirent profiter du temps que les circonstances nous donnent pour se mettre d’avantage à l’écoute de la Parole de Dieu.

 

Certains m’écrivent pour me demander quelques conseils pour « méditer ». Au risque de vous décevoir, je ne saurais pas vous donner une « méthode » dans le genre « apprendre à méditer en 10 leçons »…Ce que l’on apprend de la méditation quand on essaye de se mettre à l’école des grands « priants » qui ont fait l’Histoire de la spiritualité chrétienne serait trop difficile à résumer en quelques phrases… cela relève tellement de l’expérience personnelle, et quand il s’agit de notre rapport personnel avec le Seigneur on a du mal à le partager.

 

Alors simplement quelques petits conseils, pour ceux qui n’ont jamais pu prendre le temps de s’arrêter sur une page de la Bible et qui désirent vraiment se mettre à l’écoute de la Parole de Dieu.

 

Permettez-moi de vous dire tout d’abord que si vous en ressentez le désir, c’est que vous êtes sur le bon chemin ! Le plus important c’est le désir de se mettre à l’écoute. C’est le premier pas, mais c’est ce premier pas qui est décisif.

 

Il nous arrive tous de prier par habitude, sans faire trop attention aux prières que l’on récite…. Par contre, nous sommes immédiatement beaucoup plus « concentrés » quand on a vraiment quelque chose d’important à demander à Dieu.

 

C’est exactement comme dans la vie quotidienne (du moins en temps normal).

 

On croise beaucoup de personnes sans y prêter beaucoup d’attention, mais dés que l’on rencontre quelqu’un à qui l’on veut demander un service, on prend le temps de s’arrêter.

 

Désirer méditer la Parole de Dieu, c’est prendre le temps de s’arrêter pour écouter ce que LUI veut nous dire, ce que le Seigneur LUI veut nous demander.

 

Si nous ne pensons qu’à ce que « nous », nous avons à LUI demander, il nous sera difficile de nous mettre à son écoute. Nous aurons beau lire la Bible, nous lirons des mots, mais nous ne les entendrons pas résonner dans notre cœur.

 

Nous serons comme souvent dans nos conversations : nous parlons, et nous sommes tellement pris par ce que nous disons ou ce que nous voulons dire que nous devenons incapables d’écouter ce que l’autre veut nous dire. Quand cela nous arrive, nous ne sommes plus ouverts au dialogue, mais enfermés dans un monologue !

 

Pour que notre méditation ne tombe pas dans le piège d’un monologue stérile, ou dans le piège d’ un exercice intellectuel il nous faut apprendre à ECOUTER !

 

A travers les mots que je vais lire dans cette page de l’Evangile, ou ce passage biblique Dieu veut me parler ! La méditation chrétienne implique un Acte de Foi.

 

La Bible n’est pas qu’un livre qui nous parle de Dieu, mais à travers les mots de la Bible, l’Esprit Saint nous permet aujourd’hui d’entendre en vérité la Parole de Dieu.

 

Toute la Tradition chrétienne nous assure que dans les Saintes Ecritures Dieu ne nous parle pas au passé mais au présent et, passez moi l’expression : « Dieu ne parle pas pour ne rien dire ».

 

Alors avant de nous mettre à l’écoute de la Parole de Dieu, nous pouvons commencer le temps de la méditation, en faisant sincèrement un Acte de Foi,

 

On peut par exemple réciter lentement le Credo ou redire simplement la prière du jeune Samuel : « Parle Seigneur, ton serviteur écoute !».

Message du 31 mars

17H00 Prière pour tous les soignants à Notre Dame de l’Agenouillade.

 

Nous croyons à la force de la prière ! Et nous avons la certitude que dans tous les périls qui menacent notre humanité, Dieu ne nous laisse pas sans secours.

 

Notre littoral agathois a eu le privilège de bénéficier au VIeme siecle d’une apparition de la Sainte Vierge. Alors que les eaux et les éléments déchainés allaient tout dévaster et faire périr les habitants de notre région, Marie agenouillée apparut sur un rocher et sa prière arrêta la tempête.

 

Là où la mort allait gagner, l’amour maternel de Notre Dame a permis à la vie de triompher. Ce miracle, nous rappelle un message que nous retrouvons à chaque page de l’Evangile et que nous allons écouter tout au long de la Semaine Sainte: l’Amour est vainqueur du Mal !

 

Lorsque nous avons pris conscience de la gravité du danger de cette épidémie nous avons voulu nous mettre sous la protection de Notre Dame de l’Agenouillade.

 

Je sais que vous êtes nombreux à réciter chaque jour le chapelet et par la radio, la télévision ou internet en union avec le Sanctuaire de Lourdes.

 

Nous vous proposons aujourd’hui de réciter un chapelet ensemble à 17H00 pour tous les soignants : médecins, infirmières et infirmiers, aides-soignantes, aides à domicile, personnels de l’Hôpital et de nos « Ehpads » et maisons de retraites, pharmaciens, tous ceux qui sont en première ligne pour accompagner les malades et les personnes âgées.

 

Le chapelet sera retransmis en direct du Sanctuaire de l’Agenouillade au Grau d’Agde à 17H00 mais pour l’instant seuls ceux qui ont un compte « Facebook » peuvent se connecter.

 

Nous proposons à tous ceux qui ne peuvent nous suivre en direct, une médiation des mystères douloureux avec le Pape François afin d’être unis ensemble dans ce temps de prière mariale.

 

Notre Dame de l’Agenouillade veillez sur nous !

Message du 30 mars

Nous ne sommes pas devenus une « paroisse virtuelle »…accueillons la grâce de vivre autrement la communion !

 

Chers amis, hier dimanche, vos prêtres ont célébré une fois encore la messe dans des églises vides mais où vous étiez tous tellement présents…

 

Vous le savez bien, il nous arrive quelquefois d’assister à une messe sans y être vraiment : nous sommes dans l’église mais notre esprit est ailleurs et notre cœur n’y est pas.

 

Dans l’épreuve que nous traversons et les inquiétudes légitimes qui sont les nôtres, nous faisons singulièrement l’expérience inverse. Nous ne pouvons pas être physiquement présents dans nos églises mais nos cœurs s’y rejoignent pour former une communauté spirituelle invisible mais bien réelle.

 

Nous pouvons être devant nos écrans pour suivre la messe à la télévision ou sur internet, nous nous sentons pourtant mystérieusement reliés à notre communauté paroissiale. Cette expérience s’appelle la « communion » !

 

Aucune paroisse n’est parfaite. D’abord parce que les prêtres qui vous ont été donnés pour être vos pasteurs sont loin d’être parfaits…mais aussi parce que si chacun de nous apporte à nos communautés sa générosité et ses qualités, il vient aussi malgré lui avec ses faiblesses et aussi ses défauts.

 

Chacune de nos communautés nous renvoie à la dimension humaine de l’Eglise, dans tout ce que cette humanité porte de fragilités, de lourdeurs et d’imperfections.

 

Et pourtant nos paroisses imparfaites sont aussi comme un reflet de la sainteté à laquelle le Christ nous appelle.

 

Je pense à tous ces paroissiens qui chaque semaine vont visiter les malades, les personnes âgées et eux qui souffrent de la solitude. Ceux qui aident des personnes sans ressources ou des familles en difficulté. Ceux et celles qui avec patience éveillent les enfants à la rencontre de Jésus. Tous ceux et celles qui donnent beaucoup de leur temps pour que nos églises soient belles et accueillantes et que nos liturgies nous aident à nous tourner vers Dieu.

 

A vous qui avec discrétion, mais en y mettant tellement d’amour, vous mettez au service du Seigneur « sans attendre d’autre récompense que celle de savoir que nous faisons sa sainte volonté », permettez moi de vous dire aujourd’hui simplement « Merci » et pardonnez-moi d’avoir si souvent négligé de vous le dire.

 

Permettez-moi aussi de vous demander de continuer votre mission, même si les circonstances vous obligent à la poursuivre d’une autre manière.

 

Notre équipe de communication me permet de m’adresser à vous par ce message quotidien. Elle est en train de mettre au point les moyens techniques qui permettront je l’espère à un plus grand nombre de suivre en direct les célébrations de la Semaine Sainte.

 

Mais nous ne sommes pas devenus une « paroisse virtuelle »… demandons et accueillons la grâce de vivre autrement la communion ! 

Message du 28 mars

« Pourquoi avez-vous peur ? Comment se fait-il que vous n’avez pas encore la Foi » Marc 4, 40.

 

Nous passons beaucoup de temps devant des écrans qui diffusent en permanence des images qui encombrent trop souvent hélas nos esprits et nos cœurs.

 

Au contraire, ce qui est apparu sur nos écrans hier à 18H00, fait partie de ces rares images qui ont le pouvoir d’éclairer nos âmes.

 

Le Saint-Père qui peine à marcher, traversant seul l’immense place Saint-Pierre déserte…images déconcertantes de la fragilité de cet homme au pas hésitant dans l’obscurité alors que la pluie commence à tomber.

 

Et voilà que résonne l’Evangile selon Saint Marc. Les apôtres dans la barque secouée par une violente tempête prête à les engloutir et Jésus mystérieusement endormi : « Seigneur nous périssons cela ne te fais rien ? ».

 

Et nous devant nos écrans, au soir de ce 27 mars 2020, secoués par la gravité d’une épidémie qui menace nos vies, nous entendons la voix un peu essoufflée mais ferme de l’Apôtre Pierre : «Depuis des semaines, la nuit semble tomber. D’épaisses ténèbres couvrent nos places, nos routes et nos villes ; elles se sont emparées de nos vies en remplissant tout d’un silence assourdissant et d’un vide désolant, qui paralyse tout sur son passage : cela se sent dans l’air, cela se ressent dans les gestes, les regards le disent. Nous nous retrouvons apeurés et perdus…Comme les disciples de l’Evangile, nous avons été pris au dépourvu par une tempête inattendue et furieuse. Nous nous rendons compte que nous nous trouvons dans la même barque, tous fragiles et désorientés, mais en même temps tous importants et nécessaires, tous appelés à ramer ensemble… »

 

Et dans l’émotion qui nous saisit, nous ne pouvons plus avoir le moindre doute : c’est Pierre qui nous parle ! C’est l’homme que le Christ a choisit pour être le rocher inébranlable : Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirais mon Eglise et les puissances du Mal n’auront sur elle aucun pouvoir !

 

Hier soir, sur le lieu même où le chef des apôtres a rendu gloire à Dieu en témoignant de sa Foi jusqu’au martyre, son successeur le pape François nous a redonné la force de l’Espérance.

 

 

Chers amis, le Saint-Père nous a montré hier comment le fléau l’épidémie se combat avec les armes de la prière. L’Ecoute de l’Evangile, la contemplation du Christ Crucifié, la prière de la Vierge Marie, et l’Adoration Eucharistique.

 

Nous aurons l’occasion d’y revenir plus longuement dans les prochains jours.

 

Nous nous préparons à vivre le Jour du Seigneur sans qu’il nous soit possible d’assister aux messes qui seront célébrées en privé par vos prêtres dans notre paroisse du Littoral Agathois.

 

Nous vous demandons encore une fois d’obéir aux règles sanitaires établies par les pouvoirs publics, et les recommandations pastorales de Monseigneur l’archevêque qui vous invite à vous y unir dans vos maisons par la prière, la lecture des textes liturgiques, en participant aux messes diffusées par la radio, la télévision ou internet.

 

La messe dominicale sera célébrée en privé samedi à 18H30 à l’Eglise Saint Benoit du Cap et dimanche à 9H30 à Notre Dame de l’Agenouillade et à 11H00 à la Cathédrale Saint Etienne d’Agde.

Message du 27 mars

Une bénédiction "Urbi et Orbi" exceptionnelle ce vendredi

 

Le Pape  François organise ce vendredi 27 mars à 18h un temps de prière suivi d’une bénédiction eucharistique "Urbi et Orbi", afin d'offrir une occasion de vivre avec foi et espérance ce temps d'épreuve pour toute l'humanité. D’habitude la bénédiction Urbi et Orbi, sur la ville de Rome et sur le monde, est réservée à Noël et à Pâques, et lors de l’élection d’un nouveau pape.

C’est devant la gravité du mal qui met en danger un si grand nombre d’êtres humains sur notre terre, que le Saint-Père a pris cette décision exceptionnelle.

Nous devons donc nous y préparer tout au long de cette journée, par le jeûne, la prière et des œuvres de charité ou de miséricorde.


Le jeûne.  Nous pouvons bien entendu si notre état de santé nous le permet faire un effort particulier concernant notre nourriture en ce IVème vendredi de Carême.

Mais nous pouvons aussi réduire le temps que nous passons devant la télévision  ou internet pour le consacrer à la lecture d’un livre de la Bible. Nous vous recommandons particulièrement le livre de l’Exode. 


La prière. Nous vous invitons à vous unir par la prière dans vos maisons à l’Adoration eucharistique et à la Messe qui sera célébrée en privé à 15H00 à la Cathédrale d’Agde. Nous pouvons allumer une petite bougie devant un crucifix ou une image de la Sainte Vierge et prendre le temps de méditer sur l’Evangile du Pain de Vie dans le chapitre 6 de Saint Jean. Nous pouvons aussi méditer les mystères douloureux du Rosaire.


Œuvres de miséricorde : Notre Foi doit se traduire par des actes concrets de charité envers ceux qui vivent dans la solitude et le besoin cette situation de confinement.  Prendre le temps de telephoner à une personne que vous savez seule ou en maison de retraite. Appeler avant d’aller faire ses courses une personne âgée de votre quartier pour lui proposer de les faire à sa place

 

Déroulement de la Bénédiction exceptionnelle.

La préparation à la bénédiction Urbi et Orbi exceptionnelle à partir de 18H00 comprendra un temps d’écoute de la Parole de Dieu, une méditation du pape François, l’adoration et la bénédiction du Saint-Sacrement, sur le parvis de la place Saint-Pierre, déserte, mais en direct sur les media du Vatican et en ligne sur la chaîne TouTube du Vatican.  La célébration durera environ une heure.

« À la fin de la célébration le Saint-Père accordera la Bénédiction « Urbi et Orbi », à laquelle es attachée la possibilité de recevoir l’indulgence plénière ».

Le pape a voulu  la présence d’une icône de Marie « Salut du Peuple Romain » – vénérée à Sainte-Marie-Majeure -, devant laquelle le pape est allé prier dimanche 15 mars, pour invoquer l’intercession de Marie pour la fin de la pandémie.

Le pape a voulu également que l’on transporte place Saint Pierre le Crucifix miraculeux  de l’église San Marcello, via del Corso.  Ce grand crucifix porté en procession dans les rues de Rome en 1522 pour demander la fin de la grande peste.

« Après avoir écouté la Parole de Dieu, le pape François donnera une méditation »: on lira l’Evangile de la tempête apaisée dans saint Marc (Marc 4, 35-4).

« Le Saint-Sacrement sera exposé sur l’autel situé dans l’atrium de la basilique vaticane », et il y aura une supplication sous forme de litanie: « nous t’adorons, … nous croyons, … libère-nous, Seigneur, … sauve-nous, Seigneur, … console-nous, Seigneur, … donne-nous l’espérance ».

« Le rite de la Bénédiction eucharistique « Urbi et Orbi » suivra. Elle suppose notamment, pour recevoir l’indulgence plénière, la communion eucharistique et la confession, qui, actuellement, ne sont possibles que de façon « spirituelle ».

 

 Pour nous aider à réfléchir sur le sens de « l’indulgence », voici un extrait de la Lettre apostolique du pape François à l’occasion du Jubilée extraordinaire de la Miséricorde  Misericordiae vultus ; 11 Avril 2015

 

« 22. Le jubilé amène la réflexion sur l’indulgence. Elle revêt une importance particulière au cours de cette Année Sainte. Le pardon de Dieu pour nos péchés n’a pas de limite. Dans la mort et la résurrection de Jésus-Christ, Dieu rend manifeste cet amour qui va jusqu’à détruire le péché des hommes. Il est possible de se laisser réconcilier avec Dieu à travers le mystère pascal et la médiation de l’Eglise. Dieu est toujours prêt au pardon et ne se lasse jamais de l’offrir de façon toujours nouvelle et inattendue. Nous faisons tous l’expérience du péché. Nous sommes conscients d’être appelés à la perfection, mais nous ressentons fortement le poids du péché. Quand nous percevons la puissance de la grâce qui nous transforme, nous faisons l’expérience de la force du péché qui nous conditionne. Malgré le pardon, notre vie est marquée par les contradictions qui sont la conséquence de nos péchés. Dans le sacrement de la Réconciliation, Dieu pardonne les péchés, et ils sont réellement effacés, cependant que demeure l’empreinte négative des péchés dans nos comportements et nos pensées. La miséricorde de Dieu est cependant plus forte que ceci. Elle devient indulgence du Père qui rejoint le pécheur pardonné à travers l’Epouse du Christ, et le libère de tout ce qui reste des conséquences du péché, lui donnant d’agir avec charité, de grandir dans l’amour plutôt que de retomber dans le péché.

 

L’Eglise vit la communion des saints. Dans l’eucharistie, cette communion, qui est don de Dieu, est rendue présente comme une union spirituelle qui lie les croyants avec les Saints et les Bienheureux dont le nombre est incalculable (cf. Ap 7,4). Leur sainteté vient au secours de notre fragilité, et la Mère Eglise est ainsi capable, par sa prière et sa vie, d’aller à la rencontre de la faiblesse des uns avec la sainteté des autres. Vivre l’indulgence de l’Année Sainte, c’est s’approcher de la miséricorde du Père, avec la certitude que son pardon s’étend à toute la vie des croyants. L’indulgence, c’est l’expérience de la sainteté de l’Eglise qui donne à tous de prendre part au bénéfice de la rédemption du Christ, en faisant en sorte que le pardon parvienne jusqu’aux extrêmes conséquences que rejoint l’amour de Dieu. Vivons intensément le Jubilé, en demandant au Père le pardon des péchés et l’étendue de son indulgence miséricordieuse. »

 

 

Pope prays christ

 

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Le Christ miraculeux de San Marcello déplacé pour la veillée de prière.

 

L’histoire de ce crucifix a marqué la vie romaine. En 1519, dans la nuit du 22 au 23 mai, l’église de San Marcello est entièrement détruite par un terrible incendie. Pourtant, à l’aube, les riverains, totalement désolés devant les décombres encore fumants, trouvent le crucifix accroché au maître-autel providentiellement intact, éclairé par une lampe à huile qui, bien qu’attaquée par les flammes, brûle encore à ses pieds… On crie alors au miracle, et les plus dévots vont commencer à se rassembler chaque vendredi pour prier et allumer des lampes au pied du crucifix, créant par la suite « l’Archiconfrérie du Saint Crucifix »,  qui existe encore aujourd’hui.

 

Mais ce n’est pas le seul miracle du crucifix. À peine trois ans plus tard, en 1522, une terrible peste secoue Rome au point de craindre que la ville ne perde tous ses habitants. Désespérés, les frères des Serviteurs de Marie décident alors de porter le crucifix lors d’une procession pénitentielle de l’église de San Marcello à la basilique Saint-Pierre. Les autorités, craignant la contagion, tentent d’empêcher la procession, mais le désespoir collectif ne tient pas compte de l’interdiction, et le crucifix est porté à travers la ville, sous les acclamations des Romains. La procession dure plusieurs jours, le temps de parcourir tout Rome, et lorsque le crucifix revient à sa place, la peste est terminée et la ville sauvée de l’extermination. Un siècle après ces deux miracles, il est décidé, à partir de 1650, que le crucifix miraculeux sera apporté à Saint-Pierre de Rome chaque année sainte.

 

 En l’an 2000, pendant le Carême du Grand Jubilé, il a été exposé sur l’autel de la Confession à Saint-Pierre. Le 15 mars dernier, le pape François s’est recommandé au saint crucifix en se rendant à pied dans l’église qui l’héberge.

 

Ce vendredi 27 mars, il le  Saint-Père priera de nouveau, mais à Saint-Pierre cette fois, pour lui demander un nouveau miracle : la fin de l’épidémie de coronavirus qui a fait tant de victimes dans le monde entier.

Message du 26 mars

Agde, IVème Jeudi de Carême.

 

« Voici que des anges s’approchèrent de lui, et ils le servaient » Mt4, 11

 

C’est par ce verset que se terminait l’Evangile du 1er Dimanche de Carême.

 

En nous rappelant qu’au désert où il s’était retiré pendant 40 jours, Jésus a été tenté par le démon, l’Evangile voulait nous mettre en garde : le Tentateur sera toujours comme un obstacle sur notre route pour nous faire douter de Dieu. Nous en faisons hélas l’expérience quand nous sommes confrontés aux épreuves de la vie.

 

Mais nous pouvons aussi faire l’expérience de ce « service des anges » qui nous attirent avec délicatesse sur le chemin de confiance.

 

« Ne crains pas »… « Soyez sans crainte »… dans de nombreux passages de l’Ancien et du Nouveau Testament, la Bible met ces paroles rassurantes dans leur bouche, pour garder le cœur des croyants dans l’abandon de la Foi.

 

Certes les anges respectent toujours notre liberté puisque c’est justement le propre de l’amour de respecter la liberté de ceux que l’on aime, et les anges nous aiment !

 

Ce sont des êtres de lumière qui éclairent notre conscience en lui faisant découvrir que c’est du coté de la Vérité, de la Beauté, de la Bonté, que nous trouvons le chemin de notre épanouissement véritable.

 

Prier les anges ce n’est pas chercher un refuge dans un monde irréel et fuir nos responsabilités, c’est apprendre à vivre en proximité avec l’Invisible.

 

Bouleversés par cette grave épidémie, nous pouvons nous laisser gagner par la tentation de la peur, jusqu’à oublier la Bienveillance de Dieu.

 

Chers amis, je vous invite à redécouvrir le pouvoir apaisant de la présence des anges dans nos vies en demandant leurs soutiens et leurs protections, en priant avec simplicité notre ange gardien, mais aussi les anges gardiens de nos familles, de nos villes, de nos pays. Sans oublier nous confier à l’Archange Saint Michel dont la puissance mystérieuse n’a jamais été invoquée en vain face aux grandes épidémies.

 

Prières aux anges : « Ange de Dieu, toi mon Gardien, à tout instant veille sur moi : la nuit, le jour, le soir et le matin, toute ma vie soit mon soutien. Garde-moi de tout mal et guide-moi vers la vie éternelle. Amen. »

 

« Seigneur, dans ta mystérieuse providence, tu envoies les anges nous garder; daigne répondre à nos prières en nous assurant le bienfait de leur protection et la joie de vivre en leur compagnie pour toujours. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur. Amen.»

 

« Nous t’en supplions, Seigneur, visite cette maison, et repousse d’elle toutes les embûches de l’ennemi ; que tes saints anges viennent l’habiter pour nous garder dans la paix ; et que ta bénédiction demeure à jamais sur nous. Par Jésus le Christ, notre Seigneur. Amen. »

Message du 25 mars

« Car rien n’est impossible à Dieu » Lc 1, 37

 

Sommes-nous capables aujourd’hui de croire encore au miracle ?

 

Sommes-nous capables de croire que « rien n’est impossible à Dieu » ?

 

Ce que nous célébrons aujourd’hui  n’appartient ni au domaine de la logique, ni à celui de la raison, il appartient entièrement au domaine de la Foi !

 

Il est scientifiquement impossible qu’une  jeune fille vierge puisse « concevoir et enfanter un fils » et pourtant toute la Foi chrétienne est là ! Si nous n’acceptons pas de croire que le Fils de Dieu ait pris chair dans le sein de la Vierge Marie alors qui est Jésus pour nous ?

 

Un homme exceptionnel, un guide spirituel, un maître de sagesse…mais si nous ne croyons pas qu’en Lui « Dieu s’est fait chair et qu’il a habité parmi nous », il a beau être l’homme le plus important de l’Histoire du monde, il ne vit aujourd’hui que dans nos mémoires, il n’appartient qu’au passé. 

 

La question que nous pose cette fête de l’Annonciation, met donc notre Foi « au pied du mur » ! Pouvons-nous véritablement admettre que Jésus ait été conçu dans le sein d’une vierge « par l’action du Saint Esprit » ?

 

L’Evangile que nous sommes tous invités à lire et à méditer (Luc 1, 26-38 ) pose sans équivoque, la conception virginale de Jésus comme le préalable de la Foi d’un chrétien . Si nous n’acceptons pas ce préalable, il nous sera impossible d’aller plus loin sur le chemin de la rencontre et de la connaissance de Jésus Christ…il nous sera impossible d’accueillir le Christ comme Seigneur et Sauveur et de croire que face aux périls qui menacent nos vies « rien n’est impossible à Dieu » !

 

Pour vous aider à vivre cette sainte journée comme un temps de grâce et d’intercession dans l’épreuve que nous traversons plusieurs rendez-vous :

 

A 12H00 Avant de réciter la prière quotidienne de l’Angélus, le Pape François demande de prier un Notre Père avec tous les chrétiens du monde, pour demander à Dieu de nous libérer du fléau de cette épidémie.

 

A 15H00  Nous invitons les paroissiens du Littoral agathois à vous unir dans vos maisons par la prière au chapelet et à la messe qui sera célébrée au Sanctuaire de Notre Dame de l’Agenouillade.

 

(Prenez le temps de lire et de méditer les textes de la liturgie de la Parole : Isaïe 7, 10-14- Psaume 39-Hébreux 10, 4-10- Luc 1,26-38  et de réciter lentement la prière du rosaire en confiant à la Sainte Vierge les malades et leurs familles, les soignants et ceux qui travaillent dans la recherche scientifique, les responsables des affaires publiques, les communautés religieuses. )

 

A 19H30  A la demande des évêques de France pendant que les cloches sonneront  nous sommes invités à allumer une ou plusieurs bougies, à sa fenêtre, pour dire son  espérance et conforter celle de ses voisins.

Message du 24 mars

Chers amis, nous nous préparons à célébrer demain la fête de l’Annonciation : le Fils de Dieu a pris chair dans le sein de la Vierge Marie pour nous sauver !

 

Le Pape a appelé à une prière commune de tous les chrétiens en la fête de l’Annonciation, ce 25 mars : «En ces jours d'épreuve, alors que l'humanité tremble devant la menace de la pandémie, je voudrais proposer à tous les chrétiens d'unir leurs voix au Ciel. J'invite tous les chefs des Églises et les dirigeants de toutes les communautés chrétiennes, ainsi que tous les chrétiens des différentes confessions, à invoquer le Dieu Très Haut et Tout-Puissant, en récitant en même temps la prière que Jésus Notre Seigneur nous a apprise. J'invite donc tout le monde à réciter le Notre Père mercredi prochain, le 25 mars, à midi. Le jour où de nombreux chrétiens se souviennent de l'annonce à la Vierge Marie de l'incarnation du Verbe, que le Seigneur entende la prière unanime de tous ses disciples qui se préparent à célébrer la victoire du Christ ressuscité».

 

L’ensemble des évêques de France invite les Français à un geste commun le mercredi 25 mars prochain.

 

Message des Evêques de France:  Notre pays, avec de nombreux autres, traverse une grande épreuve. Le chef de l’État nous appelle à laisser de côté nos divisions et à vivre ce temps dans la fraternité. C’est pourquoi nous avons voulu que ce message destiné en premier lieu aux catholiques s’adresse aussi à tous nos concitoyens sans distinction. 

  

Nous le faisons dans un esprit d’humilité, mais avec la certitude que la foi chrétienne a une mission spécifique dans ce monde et qu’elle ne doit pas s’y dérober. Nous pensons aussi à tous ceux et celles qui partagent avec nous la foi en Dieu et la conviction qu’Il accompagne notre vie. Nous pensons enfin à tous ceux et celles qui ne croient pas mais souhaitent que la solidarité et l’esprit de service s’accroissent entre les hommes. 

 

À tous, nous disons notre désir que notre communauté nationale sorte grandie de cette épreuve. Depuis bien des années déjà notre humanité a l’intuition qu’elle doit changer radicalement sa manière de vivre. La crise écologique nous le rappelle sans cesse, mais la détermination a fait largement défaut jusqu’ici pour prendre ensemble les décisions qui s’imposent et pour s’y tenir. Osons le dire, l’égoïsme, l’individualisme, la recherche du profit, le consumérisme outrancier mettent à mal notre solidarité. Nous avons le droit d’espérer que ce que nous vivons en ce moment convaincra le plus grand nombre, qu’il ne faut plus différer les changements qui s’imposent : alors, ce drame porteur d’angoisse n’aura pas été traversé en vain. 

 

Le mercredi 25 mars, à 19h30 

 

Un peu partout en France, les cloches de toutes les églises sonneront pendant dix minutes, non pour appeler les fidèles à s’y rendre, mais pour manifester notre fraternité et notre espoir commun. 

 

Elles sonneront comme elles ont sonné aux grandes heures de notre histoire, la Libération par exemple. En réponse à ce signe d’espoir, nous invitons tous ceux qui le voudront à allumer des bougies à leur fenêtre. Ce geste, qui est de tradition dans la ville de Lyon, est un signe d’espérance qui transcende les convictions particulières : celui de la lumière qui brille dans les ténèbres ! 

 

Ce qui suit s’adresse maintenant aux catholiques.

 

Mercredi 25 mars, nous fêterons l’Annonciation du Seigneur. Elle eut lieu à Nazareth, chez une jeune fille, Marie. Dans sa maison, le Ciel rencontre la terre; dans sa maison, le salut du monde est conçu ; dans sa maison, une joie nouvelle apparaît, la joie de l’Évangile, une joie pour le monde: «Car rien n’est impossible à Dieu» (Lc 1, 37).

 

Cette année, sans l’avoir voulu, nous fêterons l’Annonciation, confinés, dans nos maisons ! Pouvons-nous célébrer cette fête plus en vérité, plus intensément, plus en communion?

 

Quand les cloches sonneront, le 25 mars, à 19h30, que chaque disciple de Jésus, dans sa maison, ouvre sa Bible (ou son ordinateur) et lise, seul ou en famille, le récit de l’Annonciation, dans l’Évangile selon saint Luc, chapitre 1, versets 26 à 38.

 

Et qu’au même moment chaque maison allume une ou plusieurs bougies, à sa fenêtre, pour dire son espérance et conforter celle de ses voisins.

 

Nous prierons en communion par l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie en nous unissant au chapelet récité, à Lourdes, chaque jour à 15h30.

 

1re dizaine de notre chapelet : Nous demanderons à Marie de nous protéger et de nous aider à mieux accueillir Jésus dans nos maisons, dans nos cœurs, dans nos vies comme elle l’a fait elle-même pour nous: «Que tout m’advienne selon ta parole» (Lc 1, 38)

 

2eme dizaine : Nous confierons à Marie qui devient Mère du Sauveur et qui deviendra notre Mère, nos frères et sœurs malades, nos frères et sœurs soignants, notre communauté humaine éprouvée. Nous lui dirons que nous voulons les aimer comme nous aimons Jésus, «le fruit béni de ses entrailles» (cf. Lc 1, 42), Lui qui a pris sur lui nos souffrances et nos péchés

 

3eme dizaine :Nous pourrons aussi confier nos craintes et nos doutes à celle qui fut toute bouleversée et s’interrogea: «Comment cela va-t-il se faire?» (Lc 1, 34). La peur d’une vie remise à Dieu, différente de celle dont nous rêvons, rejoint la peur de la mort. Marie la connaît de l’intérieur et nous pouvons lui dire sans cesse: «Prie pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort», comme l’Église nous l’a appris

 

4eme dizaine. Enfin, poussés par l’Esprit, nous pourrons dire à Jésus: «Guéris-nous !» Nous ne savons pas quelle sera la réponse sinon que, dans quelques jours, nous fêterons la passion, la mort et la résurrection de Jésus, le premier-né d’une multitude de frères qu’il fait entrer dans la vie de Dieu

 

5e dizaine avec intentions particulières.

 

Ouvrir sa fenêtre, allumer une bougie est un geste de communion que nous voulons offrir à toute la nation pour qu’elle rende hommage aux défunts, victimes du Covid-19, et aussi à ceux qui donnent de l’espoir, soignants, autorités mais aussi famille, amis, voisins.

 

C’est pourquoi nous vous demandons de relayer ce message très largement autour de vous, par tous les moyens autorisés à votre disposition !

 

Message du 23 mars

Chers amis,

 

La prière nous accompagne en ces heures difficiles, elle nous aide à nous tourner vers Dieu Notre Père avec la confiance d’un enfant.

 

Le Seigneur est avec nous dans cette épreuve, il ne nous abandonne pas ! Alors que nous passons la plupart de nos journées à courir après le temps, voilà que les mesures prises par les pouvoirs publics et auxquelles l’Eglise nous demande d’obéir, nous permettent de donner du temps à l’essentiel. Nous sommes particulièrement invités à prier quotidiennement le chapelet pour confier à la Sainte Vierge, tous ceux qui sont atteints par cette grave épidémie, mais aussi ceux qui les soignent et les accompagnent, ainsi que les scientifiques qui cherchent à trouver des remèdes à ce fléau.

 

Nous pouvons aussi redécouvrir le chapelet comme une école de méditation de la Parole de Dieu comme nous y invitait Saint Jean-Paul II dans sa magnifique lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae, ( 16 octobre 2002 ) sur le sens de la prière du Rosaire.

 

Permettez-moi dans ce message désormais quotidien de vous en rappeler quelques enseignements.

 

1 . Apprendre le Christ par Marie.

 

Si Jésus est le maître par excellence, le révélateur et la révélation, « il ne s'agit pas seulement d'apprendre ce qu'il nous a enseigné, mais d'apprendre à le connaître lui. ». Dans cet apprentissage, personne n'est plus expert que Marie dès lors que « parmi les êtres humains personnes mieux qu'elle ne connaît le Christ ; nul autre que sa mère ne peut nous faire entrer dans une profonde connaissance de son mystère. » Méditer les scènes du rosaire c'est se mettre à l'école de Marie pour lire le Christ, en pénétrer les secrets, en comprendre la leçon de vérité.

 

2. Se conformer au Christ avec Marie.

 

Cet apprentissage implique non seulement une connaissance théorique mais une expérience vitale du mystère de communion avec Jésus. C'est cette spiritualité chrétienne, qui la signifie conformation au Christ, avoir les mêmes sentiments que le Christ Jésus, se revêtir du Christ. Le Rosaire permet à Marie de nous éduquer et de nous former avec sollicitude maternelle jusqu'à ce que le Christ soit pleinement formé en nous. C'est l'expérience même du saint Père qui précise ainsi :

 

« Cette action de Marie, totalement enracinée dans celle du Christ est dans une radicale subordination à elle "n'empêche en aucune manière l'union immédiate des croyants avec le Christ, au contraire, elle la favorise." Tel est le lumineux principe dont j'ai si fortement fait l'expérience dans ma vie, au point d'en faire le noyau de ma devise épiscopale "Totus Tuus".»

 

Il est opportun de rappeler ici la doctrine mariale de St Louis-Marie de Montfort, selon lequel, Marie étant la créature la plus conforme à Jésus-Christ, il s'en suit que parmi toutes les dévotions, celle qui consacre le plus une âme à notre Seigneur est la dévotion à Marie, sa sainte Mère. Plus une âme sera consacrée à elle, plus elle sera consacrée à Jésus-Christ.

 

3. Supplier le Christ avec Marie.

 

La conformation au Christ implique une incessante vie de prière. Le rosaire soutien la prière des fidèles et l'insistante imploration de la Mère de Dieu s'appuie sur la confiance que Marie, comme à Cana, peut tout sur le cœur de son Fils. Le pape dit :

 

« Elle est "toute puissante par grâce". C'est une certitude qui, partant de l'Evangile, n'a cessé de se renforcer à travers l'expérience du peuple chrétien. Dans le Rosaire, tandis que nous la supplions, Marie, Sanctuaire de l'Esprit Saint, se tient pour nous devant le Père, qui l'a comblée de grâce, et devant le Fils, qu'elle a mis au monde, priant avec nous et pour nous. »

 

Quelques indications pratiques de Saint Jean Paul II !

 

« Le chapelet est un instrument qui sert à compter, il n'est pas à confondre avec une amulette ou on ne sait quel objet magique. Il est symboliquement une chaîne qui nous relie tous à la Vierge et au Christ.

 

L'énonciation de chacun des mystères doit permettre de planter le décor sur lequel l'attention va se concentrer.

 

On la soutiendra par la proclamation de quelques passages bibliques relatifs au mystère médité.

 

On n'omettra pas de laisser un silence suffisant, avant la récitation vocale, pour que chacun puisse entrer dans la contemplation du mystère proposé.

 

Le Notre Père vient ensuite comme le fondement de la méditation christologique et mariale. C'est par la référence à ce Père qui est « nôtre » que la récitation, même privée, du Rosaire prend toujours une dimension ecclésiale.

 

La récitation des dix Ave Maria nous fait participer, par son caractère répétitif même, à l'enchantement de Dieu devant le chef d'œuvre de l'Incarnation. Le nom de Jésus, charnière entre la première et seconde partie de l'Ave Maria peut-être utilement mis en relief par l'ajout d'une clausule évocatrice du mystère que l'on est en train de réciter .

 

Le Gloria qui conclut chaque dizaine doit bien être mis en valeur, par exemple par le chant. Il constitue en effet le sommet trinitaire de la contemplation .

 

Enfin la méditation de chaque mystère pourra s'achever par une prière destinée à obtenir les fruits spécifiques du mystère en question :

 

- mystères joyeux le lundi et le samedi ;

 

- mystères lumineux le jeudi ;

 

- mystères douloureux, le mardi et le vendredi ;

 

- mystères glorieux le mercredi et le dimanche.

 

 

Je vous propose donc de méditer les mystères joyeux avec les paroles même du pape Jean Paul II (voir onglet prières)

 

Message du 22 mars

Chers amis,

 

C’est le cœur serré que nous nous préparons à célébrer l’Eucharistie dominicale dans notre belle Cathédrale, privés de la joie de vous retrouver.

 

Ce que nous ressentons est ce matin partagé par des milliers de prêtres qui en France et dans le monde célèbrent la messe de ce quatrième dimanche de Carême dans leurs églises vides.

 

Nous croyons que le don le plus précieux que Jésus nous a laissé est l’Eucharistie !

 

Dans le Saint Sacrement de sa présence réelle, le Seigneur est avec nous, pour partager nos joies et nos épreuves et il en sera toujours ainsi jusqu’à la fin des temps.

 

Mais nous croyons aussi que l’Eucharistie est le Sacrement de notre communion, et qu’elle réunit l’Eglise visible et invisible, l’Eglise de la terre et celle du Ciel.

 

A chaque messe nous sommes en communion les uns avec les autres, avec tous ceux que nous ne voyons pas et que nous ne voyons plus…ceux dont nous sommes physiquement séparés par les événements de la vie ou de la mort.

Dans le mystère de l’Eucharistie nous ne sommes jamais seuls !

 

Rendons grâce pour ce don inestimable en dimanche où nous ne pourrons pas nous réunir, mais où nous serons tous en communion les uns avec les autres dans une même Foi !

 

Nous vous demandons dans un esprit d’obéissance et d’humilité à vous conformément à ce qui est exigé par les pouvoirs publics, et suivant les décisions de Monseigneur l’archevêque, nous vous demandons de ne pas vous déplacer pour assister à la messe que vos prêtres vont célébrer à 11H00 exclusivement en privé à la Cathédrale d’Agde.

 

Nous vous invitons à vous unir à eux par la prière dans vos maisons, en suivant la messe dominicale à la télévision, à la radio, ou par internet.

 

Rien ni personne ne doit nous empêcher de vivre ce dimanche comme le Jour du Seigneur !

Je vous adresse l’homélie de ce dimanche et vous encourage à prendre du temps pour méditer les textes de la Parole Dieu.

 

Prions chaque jour avec confiance la Vierge Marie, et mettons nous sous la protection de Notre Dame de l’Agenouillade.

 

« L 'Église vit de l'Eucharistie…dans la joie, elle fait l'expérience, sous de multiples formes, de la continuelle réalisation de la promesse: « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde » (Mt 28, 20). »

  

Ce que nous écrivait St Jean Paul II, dans sa dernière encyclique, résonne dans nos cœurs d’une manière particulière en ces heures difficiles. En effet un grand nombre de fidèles en France et dans le monde s’apprêtent à vivre le Jour du Seigneur sans qu’il leur soit permis de participer à la messe et de recevoir la Sainte Communion.

 

Conformément à ce qui est exigé par les pouvoirs publics, et suivant les décisions de Monseigneur l’archevêque, nous vous demandons de ne pas vous déplacer pour assister aux messes et aux offices qui sont célébrés dans notre paroisse !

 

Vos pasteurs ont bien conscience de ce que représente pour vous la privation de cette nourriture essentielle à notre vie chrétienne.

 

Nous voulons vous rappeler que l’Eglise et l’expérience des Saints, nous enseigne qu’en cas de force majeure, nous pouvons recevoir les fruits spirituels de la Sainte Eucharistie par la lecture des textes la Parole de Dieu et par la « Communion de désir » ! Nous pouvons aussi prendre le temps de méditer les mystères du Rosaire en récitant le chapelet.

 

Les messes dominicales des 21 et 22 mars seront célébrées par vos prêtres exclusivement en privé.

 

Les fidèles n’étant pas autorisés à se déplacer pour participer à la messe sont tous dispensés du précepte dominical par Monseigneur l’archevêque, qui invite cependant à suivre la messe à la télévision, à la radio, ou par les différents moyens offerts par les nouveaux moyens de communication.

 

Rien ne doit empêcher de vivre le Dimanche comme le Jour du Seigneur ! C’est pourquoi nous invitons les fidèles de la Paroisse du Littoral Agathois à s’unir par la prière dans leur maison, à la messe dominicale que vos prêtres célébreront ensemble en privé à 11H00 à la Cathédrale d’Agde.

 

Soyez assurés que vos prêtres célèbrent chaque jour la Sainte Messe en privé pour vous, pour les malades et pour tous les soignants.

 

Nous vous rappelons que toutes les activités paroissiales sont suspendues. La célébration des obsèques est toujours autorisée dans les églises, en respectant les règles sanitaires établies.

 

Les personnes qui le désirent peuvent également recevoir le sacrement des malades.

 

Dans son homélie de la messe de Saint Joseph, le pape François disait : «Par nécessité, nos espaces se sont peut-être réduits aux murs de la maison, mais ayez un cœur plus grand… »

 

Chers amis, en donnant plus de temps à la prière, en prenant régulièrement des nouvelles de vos proches mais aussi des personnes seules, en aidant aussi dans la mesure du possible les personnes qui ne peuvent pas se déplacer, nous aurons « un cœur plus grand », et nous vaincrons le mal par l’amour.

 

Prions chaque jour avec confiance la Vierge Marie, et mettons nous sous la protection de Notre Dame de l’Agenouillade : « Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu.

Ecoutez nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, et de tous les dangers délivrez-nous toujours, Notre Dame de l’Agenouillade protégez-nous ! »

Message du 20 mars

« L 'Église vit de l'Eucharistie…dans la joie, elle fait l'expérience, sous de multiples formes, de la continuelle réalisation de la promesse: « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde » (Mt 28, 20). »

 

Ce que nous écrivait St Jean Paul II, dans sa dernière encyclique, résonne dans nos cœurs d’une manière particulière en ces heures difficiles.

 

En effet un grand nombre de fidèles en France et dans le monde s’apprêtent à vivre le Jour du Seigneur sans qu’il leur soit permis de participer à la messe et de recevoir la Sainte Communion.

 

Conformément à ce qui est exigé par les pouvoirs publics, et suivant les décisions de Monseigneur l’archevêque, nous vous demandons de ne pas vous déplacer pour assister aux messes et aux offices qui sont célébrés dans notre paroisse !

 

Vos pasteurs ont bien conscience de ce que représente pour vous la privation de cette nourriture essentielle à notre vie chrétienne.

 

Nous voulons vous rappeler que l’Eglise et l’expérience des Saints, nous enseigne qu’en cas de force majeure, nous pouvons recevoir les fruits spirituels de la Sainte Eucharistie par la lecture des textes la Parole de Dieu et par la « Communion de désir » ! Nous pouvons aussi prendre le temps de méditer les mystères du Rosaire en récitant le chapelet.

 

Les messes dominicales des 21 et 22 mars seront célébrées par vos prêtres exclusivement en privé.

 

Les fidèles n’étant pas autorisés à se déplacer pour participer à la messe sont tous dispensés du précepte dominical par Monseigneur l’archevêque, qui invite cependant à suivre la messe à la télévision, à la radio, ou par les différents moyens offerts par les nouveaux moyens de communication.

 

Rien ne doit empêcher de vivre le Dimanche comme le Jour du Seigneur ! C’est pourquoi nous invitons les fidèles de la Paroisse du Littoral Agathois à s’unir par la prière dans leur maison, à la messe dominicale que vos prêtres célébreront ensemble en privé à 11H00 à la Cathédrale d’Agde.

 

Soyez assurés que vos prêtres célèbrent chaque jour la Sainte Messe en privé pour vous, pour les malades et pour tous les soignants.

 

Nous vous rappelons que toutes les activités paroissiales sont suspendues. La célébration des obsèques est toujours autorisée dans les églises, en respectant les règles sanitaires établies.

 

Les personnes qui le désirent peuvent également recevoir le sacrement des malades.

 

Dans son homélie de la messe de Saint Joseph, le pape François disait : «Par nécessité, nos espaces se sont peut-être réduits aux murs de la maison, mais ayez un cœur plus grand… »

 

Chers amis, en donnant plus de temps à la prière, en prenant régulièrement des nouvelles de vos proches mais aussi des personnes seules, en aidant aussi dans la mesure du possible les personnes qui ne peuvent pas se déplacer, nous aurons « un cœur plus grand », et nous vaincrons le mal par l’amour.

 

Prions chaque jour avec confiance la Vierge Marie, et mettons nous sous la protection de Notre Dame de l’Agenouillade : « Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu. Ecoutez nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, et de tous les dangers délivrez-nous toujours, Notre Dame de l’Agenouillade protégez-nous ! »

 

Message du 19 mars - Fête de St Joseph, Patron de l'Eglise Universelle.

Saint Jean Paul II écrivait : « L’Église, implore la protection de Joseph « par l'affection qui 1'a uni à la Vierge immaculée, Mère de Dieu » et elle lui confie tous ses soucis, en raison notamment des menaces qui pèsent sur la famille humaine. Aujourd'hui encore, nous avons de nombreux motifs pour prier de la même manière: « Préserve-nous, ő Père très aimant, de toute souillure d'erreur et de corruption...; sois-nous propice et assiste-nous du haut du ciel, dans le combat que nous livrons à la puissance des ténèbres...; et de même que tu as arraché autrefois l'Enfant Jésus au péril de la mort, défends aujourd'hui la sainte Église de Dieu des embûches de l'ennemi et de toute adversité». Aujourd'hui encore, nous avons des motifs permanents de recommander chaque personne à saint Joseph» Redemptoris Custo 1989

 

Chers amis,

 

Je vous invite à vous unir par la prière à la messe que je célébrerai ce jeudi 19 mars en privé à 11H00 fête de Saint Joseph au Sanctuaire de Notre Dame de l’Agenouillade. Conformément à ce qui est exigé par les pouvoirs publics, et par esprit obéissance aux décisions de Monseigneur l’archevêque, je vous demande de ne pas vous déplacer pour assister à cette messe ! Nous pouvons recevoir les fruits spirituels de la Sainte Eucharistie par la lecture des textes de la liturgie de la Parole et par la communion de désir ! Nous pouvons aussi prendre le temps de méditer les mystères du Rosaire en récitant le chapelet. Il en sera de même pour les messes dominicales des 21 et 22 mars qui seront célébrées par vos prêtres exclusivement en privé. Les fidèles n’étant pas autorisés à se déplacer pour assister à la messe sont tous dispensés de l’obligation dominicale par Monseigneur l’archevêque.

 

Que la Vierge Marie nous protège !

Message du 18 mars

« D’où le secours me viendra-t-il ? Le secours me viendra du Seigneur qui a fait le ciel et la terre » Psaume 120 

 

 

Chers amis, l’épreuve que nous traversons nous invite plus que jamais à mettre notre confiance dans le Seigneur et à nous tourner vers lui dans la  prière.  

 

Parce que nous avons reçu le don de la Foi, notre premier devoir est de prier pour que Dieu éloigne de nous le fléau de cette grave épidémie. 

 

Si nous devons faire confiance aux moyens humains mis en place par les pouvoirs publics pour combattre la propagation du virus et observer toutes les règles sanitaires qui nous sont demandées, nous ne devons pas oublier les moyens spirituels !  

 

Au début du Carême, la Parole de Dieu nous a rappelé que le mal, sous toutes ses formes, se combat avec les armes de la prière, du jeûne et du partage. 

 

Tout au long de son Histoire, l’Eglise a toujours mobilisé les croyants face aux périls de l’âme et du corps, en les appelants au combat spirituel. Dieu ne nous laisse pas seuls ! Nous sommes assurés de l’aide puissante de la Vierge Marie, des anges et des saints. 

 

Nous invitons particulièrement les fidèles de la paroisse du Littoral agathois  à prier quotidiennement le chapelet et à mettre leur famille, leur maison, leur quartier sous la protection de Notre Dame de l’Agenouillade. 

 

Le 19 Mars fête de Saint Joseph, vos prêtres renouvelleront la consécration de la paroisse à Notre Dame et comme par décision de Monseigneur l’archevêque les messes publiques ne sont plus autorisées dans le diocèse, nous vous demandons de vous unir à la messe privée que nous célébrerons à 11H00 au Sanctuaire.

 

« Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu.Ne méprise pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve,
mais de tous les dangers délivre-nous toujours, Vierge glorieuse et bénie. »

Message du 12 mars

« Suite aux recommandations sanitaires des pouvoirs publics, la 1ere Conférence de carême prévue vendredi 13 mars est reportée, ainsi que toutes les réunions paroissiales programmées dans les prochains jours. Toutes les messes sont maintenues. Cependant nous recommandons aux personnes fragiles de suivre la messe dominicale à la radio ou à la télévision. Soyons tous unis dans une prière plus intense. Implorons la secours de la Vierge Marie dans la récitation quotidienne du chapelet, et n’oublions pas de nous recommander à l’intercession de Saint Roch .»

 

Esprit Saint, exauce notre humble demande :

Permets que la grâce accordée par Dieu à Saint Roch,

de protection et de guérison des maladies contagieuses,

se répande en abondance sur ceux qui en sont atteints.

Que ta Lumière éclaire tous les scientifiques dans leur recherche contre ces fléaux.

Que ton Amour augmente en nos cœurs la charité qui a animé Saint Roch

au service des malades, des exclus, des oubliés,

pour qu'ils trouvent en toi : Lumière, Espérance et Paix.

Ouvre-nous à ta Bonté, pour que l'homme, la femme, l'enfant contagieux

soient acceptés, accueillis, soignés et entourés.